lundi 26 mars 2012

Les Années DVD Blue Ray

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Les Années Laser ont 22 ans. Le magazine, né avec l'éphémère vidéodisc / laserdisk, traite des équipements électroniques domestiques (home cinema, son, HD, installations cinéma, etc.), des DVD et du Blu-ray. Tout pour le cinéma à domicile. 
Mensuel (10 numéros par an), le titre est diffusé par Presstalis. 186 pages, 4,9 €. L'OJD (DSH 2011) indique une diffusion totale d'environ 40 000 exemplaires (dont 10% de diffusion non payée). Parmi les ventes, il y a des PDF (700 exemplaires en décembre), un peu moins chers que les exemplaires papier : 4,6 au lieu de 4,9 €, des abonnements postaux (1/4 de la diffusion). Les ventes sont stables. Le site Web et la présence sur Facebook comblent les attentes des fadas de cinéma (calendrier de sortie, avis critiques, jaquettes, etc.). Cf. la présentation du titre par son rédacteur en chef dans une émission de france Info.

Les guides d'achat Hors Série, DVD et Blu-ray, sont annuels (5,9 €). Ces guides constituent des supports de publicité valorisants pour l'image de marque de certains produits : les reprises en main sont certainement nombreuses, le lectorat s'étend à toute la famille et la période de référence, très longue, est intéressante. Malgré tout, le guide d'achat est peu encombré (mais Amazon, présent à la Une, ne s'y est pas trompé).
Le format est agréable (226 pages), maniable ; les classements sont alphabétiques et par catégories courantes. Un mode d'emploi expose minutieusement, dans les premières pages, les caractéristiques des supports : Dolby, codecs, etc.
  • Comment évoluera ce magazine et ses Hors Séries alors que le numérique développe des ergonomies nouvelles pour les guides d'achat, les catalogues ? Que peut lui apporter les tablettes et les smartphones (cf. iPod et catalogues en ligne)
  • On dit que DVD et Blu-ray sont condamnés par le streaming. C'est aller vite en besogne : IHS Screen Digest observe certes aux Etats-Unis que le nombre de films loués ou achetés en ligne (iTunes, Netflix, Lovefilm, etc.) croît rapidement, mais le chiffre d'affaires n'est encore que de 1,72 milliard de dollars, quand celui des DVD / Blu-ray est six fois plus élevé (11,1 milliard). 
  • Les prévisions en cours tablent en général sur une extrapolation des tendances actuellement observables : il est toutefois peu probable que les studios laissent Netflix (par exemple) proposer leurs films dans le cadre de forfaits à bon marché.



3 commentaires:

Aline Conxicoeur a dit…

La mort foudroyante des supports physiques DVD et Blu-Ray qu'on nous avait annoncé s'apparente plutôt à une lente agonie.
Les belles années du DVD touchent à leur fin, et même si le Blu-ray fait de la resistance avec des ventes en hausse en France sur le premier semestre 2011, les performances de la VàD dénotent d'une véritable tendance de fond vers une consommation dématérialisée de vidéos.
Si l'offre américaine de VàD est très développée (Netflix, Hulu, Youtube...), l'offre française reste encore balbutiante mais commence à donner de la voix. Quelques gros acteurs émergent comme Allociné, VirginMedia, VoD.com, Imineo ou encore Canalplay,ou Orange et Free sur la télévision connectée, et proposent ainsi un véritable service stable et complet.
La progression de la VàD est cependant moins rapide que le déclin des supports physiques, ce qui me laisse penser que les parts de marché conquises par la VàD ne le sont pas totalement au détriment des DVD et Blu-ray, mais en s'accaparant de l'audience sur d'autres marchés comme ceux du X et du téléchargement illégal.

Kad Ars a dit…

Je pense qu’on téléchargera directement ses films HD depuis Internet sans avoir besoin d'acheter un support comme un DVD ou un Blu-Ray.
Non seulement les débits Internet commencent à le permettre, mais en plus c'est beaucoup plus pratique et plus écologique (pas de production de plastique dans les usines...).
La qualité de l'image (et du son) du Blu-ray est exceptionnelle (rien que par la définition des images). Mais encore faut-il avoir l'équipement nécessaire (TV full HD et home cinéma récent) sinon cela ne sert à rien. Les Blu-ray sont chers (lecteur et disques Blu-ray) et le Blu-ray mise sur la 3D, qui vient encore saler la note car il faut l’équipement (TV 3D, lunettes et récepteur pour les lunettes). Il me semble que la 3D n’a pas eu le succès désiré.

Arslan Unifr

Charles_226 a dit…

Je pense que l'on oublie trop facilement l'attachement des consommateurs pour le support physique et que l'on fait un amalgame pour tous les produits culturels.

I y a pour le dvd/blu-ray comme pour le livre, une relation bien différente que celle entretenue avec le magazine ou le cd.
- Le magazine a vocation a être remplacé par un plus récent, et la musique est souvent écoutée en extérieur ce qui contribue à développer une distance vis à vis du support physique trop encombrant.
- A l'inverse, on lit un livre à la fois et en principe on l'expose chez soi dans une bibliothèque. Cette relation est à peu près la même avec le dvd/blu-ray.

Toutefois le souhait d'avoir accès à tous les produits culturels conduit à faire un choix et je pense que le support physique perdurera uniquement pour les produits préférés par les consommateurs.

Dès lors, pourquoi ne pas adapter cette logique à la dématérialisation à l'instar de ce qui existe avec le "direct to dvd" ? Pourquoi ne pas laisser le choix au consommateur de commander un produit en support physique ? La dématérialisation, j'y crois mais la dématérialisation totale, je ne la souhaite pas.