lundi 18 juin 2012

Médias numériques : une économie de transitions

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Amazon Publishing achète l'éditeur américain Avalon Books. Avalon Books est un éditeur traditionnel crée en 1950 qui publie des livres de fiction populaire (ouvrages décrivant un mode de vie "positif", cf. consignes données aux auteurs). Amazon accède aux droits numériques de plus de 3 000 titres (romance, western, mystère). Les versions papier continueront d'être vendues en librairies.

Amazon ne pourra recruter des auteurs en ne leur proposant qu'une publication numérique (surtout si,  gardant l'exclusivité des droits numériques, pour lesquels le taux de marge est plus élevé, ses ouvrages papier se voient refusés par les librairies de Barnes and Noble). Amazon a besoin d'une présence physique chez les libraires, sans doute pour longtemps encore. Un auteur grand public ne peut se satisfaire d'une publication et d'une visibilité numériques. Un éditeur numérique se doit de publier des auteurs très grands public pour vendre ses "liseuses" numériques (eReader).

Pour longtemps, papier et numérique devront coexister, dans l'édition comme dans la presse, rendant leur modèle économique plus réaliste mais plus complexe et plus délicat. La transition est lente. La presse en fait l'expérience chaque jour : il faut d'abord vendre beaucoup de papier pour financer, développer et propager le numérique qui le remplacera...

Le raisonnement s'applique également aux médias audio-visuels. Ainsi, le DVD n'est-il toujours pas mort. Netflix, Walmart, RedBox (distributeurs automatiques de DVD), entre autres, s'appuient sur le DVD pour ancrer leur stratégie de streaming. En attendant. RedBox lancera un service de >streaming avec Verizon (télécoms). Walmart propose à ses clients de "streamer" leurs DVD (Disc-to-Cloud)...
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6 commentaires:

Aurélie Chanier a dit…

En effet, pendant longtemps le papier et le numérique vont coexister. Si les sociétés d’Edition ne souhaitent pas rater cette transition, elles savent cependant que la tâche ne sera pas simple.
Aujourd’hui, de multiples freins existent entravant la monté en puissance du livre numérique :
- l’attachement du consommateur au produit physique
- Avoir un catalogue complet. Or en France, il n’existe qu’un choix très réduit de livres.
- Prix de vente du livre. Les consommateurs souhaitent une baisse significative du livre numérique…

Même si ces freins ne sont pas à sous- estimer, il n’en demeure pas moins, que les livres numériques vont peu à peu trouver leur place. Il faudra probablement un certain temps pour arriver à un modèle économique satisfaisant, mais cette transition va surement marcher.

Même si le livre papier a encore de beau jour devant lui, le livre électronique va pouvoir venir compléter le livre papier part une certaine interactivité.
Reste aux professionnels du milieu de trouver une solution satisfaisante autant pour les ayants droits que pour le consommateur, afin d’éviter une détérioration de la valeur du marché.
Aurélie Chanier

Dani unifr a dit…

A study conducted by Harris Interactive recently showed that the E-reader use continues to grow, especially among adults between the ages of 18 and 47. This is just another "hint" that the passage from classical "physical" books to new, interactive e-books is taking place.
In my opinion, there are several factors, that are decisive for the rapidity and extent of the transition: First, Rachel King notes in her blog (http://www.zdnet.com/blog/btl/e-book-readership-grows-but-will-e-reader-device-sales-grow-too/71165) that only three brands dominate the e-book readers market: Apple’s iPad, Barnes & Noble’s Nook and Amazon’s Kindle. So, the questions are, how will the competition be in the future? How will consumers profit? Then, it could be argued that e-book readership has grown significantly in the last year or two because the prices on the dedicated e-reader devices have dropped to $99 and below, making them much more reasonable purchases for more consumers. Will this trend continues? And the sales? Will they grow too in the future? Most likely, because owners of tablets and e-reader devices often buy and read more books in a year than someone who doesn’t. Thus, digital book sales are inevitably going to rise.

Secondly, reputation plays a big factor when it comes to electronic or web / social web news and content. The web is full of information, which cannot be read and analysed by a single individual. That's why people need to have certain platforms they trust, to filter and present them information. So, for book publishers as newspaper publishing companies, they need to have a certain reputation so that users will rely on their content. And classical newspapers or book still play a very important role to build-up this reputation. To sum it up, as long as users use the reputation of "offline" media to evaluate "online" media, these classical products still play a major role in the considerations of publishers.

Jackotro Supreme a dit…

Après s'être longtemps opposé à Google , la bibliothèque nationale de France avait déjà en 2009 fini par conclure un accord avec lui pour la numérisation des ouvrages. Aujourd'hui beaucoup sont d'accord du rôle éminent du numérique dans la vie sociale des individus. Cette tendance se confirme avec la part de marché que détient Amazon dans le numérique (60% en Avril 2012).
Cependant, le livre occupe toujours son rang dans le positionnement des lecteurs et représente une valeur historique pour les passionnés de la lecture.
Le livre permet aux anciennes générations des bibliomanes de garder les veilles habitudes de lecture ;et le numérique avec la montée du web 2.0.s'adapte aux nouvelles technologies de l'info.Le numerique prend peu à peu sa place dans les habitudes sociales des organisations.
Je pense que le numérique va évoluer dans sa consommation mais le livre ne doit pas disparaitre dans le monde intélléctuel et societal parce qu'il joue un rôle important.

Jonas Wechsler (fribourg) a dit…

Another transition in the digital media industry is marked by the increased competitiveness about the industry standard format. At the moment the amazon kindle (EPUB standard) is holding a market share of 60%. But changes are anticipated that threaten its dominance and could shake up the whole market.
Late last year, the industry group behind the five year old EPUB standard released its successor, EPUB3, which will appear in ebook readers and apps during 2012. Shortly afterwards, Amazon announced Kindle Format 8 (KF8), successor to the venerable mobi format at the heart of the Kindle phenomenon. KF8, like EPUB3, is based on the new web standards of HTML5 and CSS3.

Both EPUB3 and KF8 open the door to highly illustrated and complex works, with EPUB3 having the edge through its support of video and a programming language called Javascript to add sophisticated interactive features. KF8 might add these later but they’re absent from the initial release, probably due to hardware limitations — Amazon is keen for some of its older, but under-powered, black and white Kindles to remain compatible. So far, only its new colour e-reader, the Kindle Fire, supports KF8.

These new formats might set the stage for Round Two of the battle between Amazon and the rest of the industry which has largely coalesced around the EPUB standard. But just weeks into the new year, things changed again when Apple fired a shot across the bow with iBooks 2. Apple’s iBooks app and its iBookstore support EPUB but iBooks 2 adds a new twist — a version of EPUB3 that is similar to, but incompatible with, the industry standard.

source: (http://activitypress.com/blog/2012/03/26/analysis-ebook-format-wars-round-2/)

Bird_face a dit…

La transition va aussi se faire entre un marché éclaté où les éditeurs faisaient figure d'artisans de l'intellectuel et un futur marché potentiellement extrêmement concentré et intégré verticalement. Là où les livres physiques laissaient au lecteur le choix de l'éditeur et de la librairie à chaque achat, le support physique du numérique attache le lecteur à une plateforme. Si le prix des livres pourrait baisser dans un premier temps du fait de la numérisation (et aussi de la non fixation du prix du livre numérique), en fin de transition si seuls les éditeurs numériques subsistent ces prix pourraient redecoller.

Anonyme a dit…

C'est l'ère de la dématerialisation, mais y aura t'il une frontière que le consommateur ne voudra pas passer? Après tout les liseuses n'ont (pour le moment) pas eu le succès prévu en France...

Diana Martins