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lundi 27 août 2012

La révolution mobile de l'économie du Web

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Soit quelques hypothèses, à vérifier
  • Tout d'abord, l'usage du Web tend vers les usages mobiles ; les smartphones équipent de mieux en mieux les internautes, la couverture Wi-Fi s'étend, les tablettes se généralisent. La Chine a déjà basculé majoritairement vers le mobile, l'Afrique aussi ; le reste du monde suivra.
  • Avec un smartphone ou une tablette, il semble que l'on utilise davantage des applis que la combinaison usuelle navigateur / moteur de recherche. C'est plus commode, plus pratique. Le "portail" du numérique, sa "homepage", est un écran avec des applis. 
  • L'accès aux réseaux sociaux s'effectue de plus en plus via des applis : un visiteur de Facebook sur deux se connecte avec son mobile et il se connecte plus souvent. Le e-commerce transite de plus en plus par le smartphone ou la tablette, le paiement mobile arrive : le smartphone sera le média de la consommation courante et de la grande distribution
L'ère du Web search centric s'achève-t-elle ?
Là où une entreprise, une école, une collectivité locale, une organisation, un commerce développaient un site Web que découvrait plus ou moins un moteur de recherche lexicale, ils développent aussi une appli autonome, isolée, téléchargeable sur un ou plusieurs supports mobiles.

La localisation géographique du mobinaute par rapport aux services et commerces voisins est automatiquement activée par les smartphones (cflocation services), si toutefois le mobinaute l'accepte.

Si cette série d'hypothèses est vérifiée, l'économie du Web, son économie publicitaire en tout cas, risque d'être à terme affectée, voire bouleversée par l'hégémonie du mobile, au profit du mobile que la vidéo et le rich media dynamisent.
Pour l'instant, la publicité sur mobile n'a pas trouvé son expression la plus efficace. Cela ne cesse d'inquiéter des entreprises comme Facebook ou Renren (人人网) qui doivent suivre sans délai la mutation du Web vers le mobile et les applis : comment monétiser une appli ?
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mardi 24 août 2010

La Chine au Sénégal : SinAfrique numérique ?

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Une société chinoise, StarTimes, assurera le passage de la radio-télévision sénégalaise (RTS) au numérique (pour 2015). StarTimes, déjà présente en Afrique, fournit des décodeurs numériques au Nigeria, des émetteurs au Rwanda ; des projets sont annoncés en Guinée, en Tanzanie, etc. SinAfrique numérique ?
Où sont les entreprises françaises ? Et la francophonie ?
La puissance internationale média de la Chine est en marche. Softpower ?


Références

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lundi 31 mai 2010

Magazines de football

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La Coupe du monde dynamise la presse du football, suscitant des hors séries (HS) et  des titres nouveaux. Une trentaine de titres ont été lancés depuis janvier 2009, dont une dizaine depuis janvier 2010 y compris un gratuit, 90 minutes. Parmi les Hors Série et les numéros spéciaux, signalons celui de Jeune Afrique (il y eut dans les années 1980 un France Football Afrique), et surtout ceux de magazines pour enfants : "Complètement Foot" (J'aime Lire), "Allez les Bleus : droit au but avec Nicolas Anelka !" (Gulli), "Planète Foot!" (GEO Ado), "Fous de Foot" (astrapi), "Mondial. L'Afrique du Sud en fête" (Le Monde des Ados).

Dynamisme de la presse magazine
Linéaire presse du sport. Fin mai 2010

Parmi les lancements récents, deux titres sont consacrés à des équipes "étrangères" : Portugal Foot et Algérie Foot : 100% Algérie, 100% Portugal. Même prix : 3,9 €. Structure rédactionnelle identique pour les deux titres : dans chacun, deux grands posters, la description des sélections nationales et, pour finir, deux pages d'histoire du foot dans le pays. Pas de publicité (2 pages d'autopromo pour Planète Foot, du même groupe) : bizarre ! De tels titres peuvent-ils vivre au-delà de la Coupe du monde ? Cela sera difficile sans événement pour les soutenir. L'absence de site Internet est sans doute un effet de l'anticipation de cette éphémérité.

Les textes sont en français, uniquement, aucun texte en portugais, en arabe ou en berbère. Les inévitables drapeaux nationaux paradent à la Une. "Equipes étrangères" ? Pas si étrangères que cela : le foot professionnel ne connaît guère de frontières nationales et chacune de ces équipes compte des centaines de milliers de supporters en France. Cultures sportives partagées ou opposées ? L'histoire des sports, dans la plupart des pays occidentaux, a toujours été liée à celle de la colonisation et des immigrations, inutile de le cacher. Bonne occasion de rompre avec le chauvinisme, maladie infantile du sport spectacle. Ne peut-on être supporter de deux équipes, ou tout simplement du beau football ?
Qu'en disent les spécialistes ?

Doc : voir sur Footeo, les sites d'équipes "portugaises" ou "algériennes" en France.

jeudi 13 août 2009

TV sans domicile

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Dans les régions riches du monde, la télévision fourmille hors des domiciles sur-équipés pour que les annonceurs puissent suivre les consommateurs sur  des supports mobiles dans tous leurs lieux de consommation. Et dans la rue parfois, pour des événements sportifs, quand la saison s'y prête.
Dans les régions pauvres du monde, où l'équipement au domicile est rare, la télévision s'installe hors du domicile pour rencontrer son plus grand public.
En Afrique du Sud, des écrans 4x3m diffusent l'après-midi des programmes de télévision dans les parcs (14 parcs équipés, pour commencer). Les programmes reprennent des émissions diffusées par des chaînes du bouquet satellite DSTV. L'après-midi, émissions pour enfants, Disney (émissions importées). Les écrans sont allumés à partir de 14H, dès que la journée d'école est finie. En soirée, sport : football, rugby. 
L'objectif est de permettre à la population démunie, pauvre, d'accéder à la télévision en toute sécurité : "TV to the people", c'est le slogan de Township TV (MTN Ekasi TV).
Des parrains annonceurs, institutionnels, accèdent ainsi à une large notoriété et à une légitimité de service public. Les communautés locales peuvent ouvrir des stands pour la vente de boissons (pas d'alcool), de snacks, etc.
Expérience collective, plein air. Spectacle gratuit, entièrement : il n'y a pas d'achat d'équipement à acheter, aucune barrière à l'entrée. De plus, la sécurité des personnes est assurée (l'un des droits de l'homme les plus aisément oubliés). 

Cette offre de télévision collective remet en perspective les spéculations sur le "village mondial" ("global village") de Marshall. McLuhan (War and Peace in the Global Village, avec Quentin Fiore, 1968), "village  mondial" qui serait créé par la propagation des médias électroniques. Les très fastueuses dépenses que montrent au monde entier les retransmissions de la Coupe du monde de football fournissent une bonne occasion de remettre en chantier cette notion bein confuse.
Grand écran HD au salon pour les uns, grand écran dans un parc grillagé pour d'autres : il y a plusieurs demeures dans le "village mondial". Mais y-aura-t-il un seul et même message diffusé, indifférent aux conditions de réception ? Une science des médias, si un tel projet a un sens, doit critiquer cet apparent paradoxe : écarts dans les conditions de réception / unicité du message. La variation du contexte commercial mène à un début de réponse : il n'y a pas de message unique, universel. La publicité s'adapte à la réception, au contexte de consommation.
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