La guerre froide et ses armes, vite obsolètes
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*Distant Early Warning System. From the Cold War to the Cosmos*, edited by
Julie Decker, Anchorage Museum, Hirmer Verlag, München, 273 p.
L'objet de ce li...
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jeudi 25 décembre 2014
The old age of news
According to Nielsen, the median age of American TV news channel viewers is :
58 for CNN, 61 for MSNBC, 68 for Fox News (prime time)
61 for CNN, 61 for MSNBC, 66 for Fox News (total day)
One can comment on these ratings in many ways: the evolution from one year to the next, the changes in programming (for instance, more series on CNN), the differences between networks (see Variety).
Any comment on the differences only helps to hide a major common fact: this audience is skewed towards older viewers (cf. The Atlantic).
Where are the younger generations? Where do young adults get their news from? The Web ? Facebook (see Facecast or Paper), YouTube, Reddit, Google News, Twitter? Are Fox News, CNN or MSNBC even part of their consideration set when it comes to "news"? Cord-nevers, they do not subscribe to pay TV.
Moreover, what do they (we) call news? How old would the audience be for so-called news networks, if we were to exclude entertainment and people from the "news" category and only include politics and economics? Is there still an audience for programs like what is celebrated on "The Newsroom"?
Let's face it: news is to be found on the net, on mobiles.
dimanche 9 novembre 2014
CBSN: chaîne d'info, format mixte
CBSN : CBS News et CBS Interactive ont lancé une chaîne d'information.
Distribuée OTT, la chaîne est accessible via le Web en streaming (téléviseur connecté, smartphone, tablette). Le format est hybride pour une consommation flexible : linéaire en direct d'abord (linear stream), de 9h à 24 h en semaine, avec des journalistes présentateurs (anchored) ; ensuite, les sujets antérieurs sont accessibles à la demande (en une sorte de catch-up TV). Pas de contenus nouveaux : la chaîne accomode des programmes provenant des chaînes de CBS et des stations affiliées : l'innovation est toute dans le repackaging.
Le modèle économique est publicitaire ; les annonceurs au lancement (inaugural sponsors) sont Amazon et Microsoft ; la chaîne est présente sur le site CBSnews.com, sur des applis smartphone pour Amazon Fire et Windows Phones, ainsi que Roku. Les versions Android et iPhone viendront plus tard, en fin d'année : le parrainage a son prix et ses conditions !
Concurrente des chaînes infos du câble / satellite comme Fox News, MSNBC ou CNN / HLN (Time Warner), CBSN ne remet pas en question le modèle économique du network avec sa double présence, nationale et locale. La télévision OTT ne menace encore que le câble / satellite : pas de problème pour CBS qui n'avait pas de chaîne d'information.
samedi 27 août 2011
TV, Web : beau temps pour la météo
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Les problèmes météo des Etats-Unis (tremblement de terre puis ouragan Irene, etc.) devraient valoir aux chaînes météo de belles audiences. Donc de bons revenus publicitaires. Mauvais météo pour la population, beau temps pour la météo. Touchant la côte Est, l'ouragan et ses conséquences (destructions, inondations) affectent toutes les activités d'une région comptant plus de 65 millions de personnes, des événements sportifs (les Yankees joueront-ils à Baltimore ?) aux équipements média (antennes, panneaux d'affichage, câble aérien, etc.).
Des packages publicitaires spécifiques ont été conçus : "Severe Weather Packages". Les agences peuvent acheter pour les annonceurs de l'espace publicitaire placé dans le calendrier avant ou après les dégâts produits par l'ouragan. Avant, c'est pour la préparation, après, c'est pour la réparation. Les clients, captifs : compagnies d'assurance, grande distribution spécialisée, société de nettoyages, vendeurs ou loueurs de générateurs, organisations caritatives, etc.
The Weather Channel (TWC, groupe Comcast NBC) commercialise également auprès de ses "affiliées" (stations ou réseaux câblés) des alertes géo-localisées. De plus, le web social entre en jeu et localise aussi son information partagée : l'ouragan selon les tweets de votre région ("conversation in your area").
Jeudi, TWC a multiplié l'audience TV de son quart d'heure moyen par quatre (total journée, 25-54 ans), dépassant celle de toutes les chaînes d'information (Fox News, CNN et MSNBC). Son site weather.com a connu sa plus forte audience pour un ouragan (hurricane) soit 99 millions de pages vues.
Google Maps a fait récemment son entrée dans le domaine de la météo : après la circulation et les transports publics, Google Maps donne la météo, rendant sa cartographie encore plus indispensable. Les données sont fournies par weather.com (TWC). Sur l'ouragan Google Maps fournit aussi une carte zoomable de la situation. Travail systématique d'agrégation de Google.
Comme dit la chanson (Brassens), "rendez-vous au prochain orage".... En attendant, tout le travail consiste, pour la chaîne, à fidéliser l'audience irrégulière que lui a apportée le mauvais temps.
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Les problèmes météo des Etats-Unis (tremblement de terre puis ouragan Irene, etc.) devraient valoir aux chaînes météo de belles audiences. Donc de bons revenus publicitaires. Mauvais météo pour la population, beau temps pour la météo. Touchant la côte Est, l'ouragan et ses conséquences (destructions, inondations) affectent toutes les activités d'une région comptant plus de 65 millions de personnes, des événements sportifs (les Yankees joueront-ils à Baltimore ?) aux équipements média (antennes, panneaux d'affichage, câble aérien, etc.).
Des packages publicitaires spécifiques ont été conçus : "Severe Weather Packages". Les agences peuvent acheter pour les annonceurs de l'espace publicitaire placé dans le calendrier avant ou après les dégâts produits par l'ouragan. Avant, c'est pour la préparation, après, c'est pour la réparation. Les clients, captifs : compagnies d'assurance, grande distribution spécialisée, société de nettoyages, vendeurs ou loueurs de générateurs, organisations caritatives, etc.
The Weather Channel (TWC, groupe Comcast NBC) commercialise également auprès de ses "affiliées" (stations ou réseaux câblés) des alertes géo-localisées. De plus, le web social entre en jeu et localise aussi son information partagée : l'ouragan selon les tweets de votre région ("conversation in your area").
Jeudi, TWC a multiplié l'audience TV de son quart d'heure moyen par quatre (total journée, 25-54 ans), dépassant celle de toutes les chaînes d'information (Fox News, CNN et MSNBC). Son site weather.com a connu sa plus forte audience pour un ouragan (hurricane) soit 99 millions de pages vues.
Comme dit la chanson (Brassens), "rendez-vous au prochain orage".... En attendant, tout le travail consiste, pour la chaîne, à fidéliser l'audience irrégulière que lui a apportée le mauvais temps.
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mardi 27 juillet 2010
Réseaux publicitaires : TV networks et Ad networks
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Le groupe de télévision américain NBC Universal vient de lancer son propre réseau publicitaire : UAP (Universal Audience Platform). Ce network rassemble des sites des chaînes (NBC.com, USANetwork.com, Bravotv.com, Oxygen.com, Syfi.com,Telemundo.com), des sites autonomes comme iVillage.com et les sites des dix stations locales "O and O" du network national grand public NBC. A terme, le réseau pourrait prendre en régie des sites n'appartenant pas au groupe (les sites de stations affiliées ?).
Les données d'audience utilisées pour le médiaplanning proviendront de Nielsen (NNR), Quantcast et BlueKai.
MSNBC.com, Weather.com, and CNBC.com, les grands sites du groupe qui disposent d'une autonomie publicitaire (image, ciblage, puissance) n'ont pas été inclus dans le réseau publicitaire UAP.
Pourquoi cette stratégie de la part de l'un des très grands groupes TV américains ? Les arguments avancés sont classiques :
Ce coup joué par NBCU est à replacer dans la perspective globale de l'acquisition de NBCU par Comcast (51%), le premier câblo-opérateur américain ; le dossier est en cours d'examen par les autorités de régulation, (FCC, Subcomité chargé de la concurrence au Sénat).
A terme, ce réseau pourrait se voir compléter par d'autres sites des chaînes et réseaux de Comcast. D'autres réseaux à ciblage géographique pourraient être constitués à partir des sites des réseaux câblés de Comcast qui ont tous une régie publicitaire locale et des interconnects,à partir des nouvelles chaînes régionales (les stations "O and O" de NBC à New York et à Chicago lancent des chaînes locales d'information 24/24, Nonstop). Un réseau publicitaire consacré au sport pourrait également être envisagé à partir de chaînes sportives régionales.
Si les grands médias reprennent en main leur destin publicitaire en ligne, ceci représente un danger pour les "sites portail" qui tablent sur leur puissance apparente et sur des ciblages verticaux fragiles ; cela peut menacer également les réseaux publicitaires ne disposant pas d'outils efficaces de ciblage et d'achat d'espace.
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Le groupe de télévision américain NBC Universal vient de lancer son propre réseau publicitaire : UAP (Universal Audience Platform). Ce network rassemble des sites des chaînes (NBC.com, USANetwork.com, Bravotv.com, Oxygen.com, Syfi.com,Telemundo.com), des sites autonomes comme iVillage.com et les sites des dix stations locales "O and O" du network national grand public NBC. A terme, le réseau pourrait prendre en régie des sites n'appartenant pas au groupe (les sites de stations affiliées ?).
Les données d'audience utilisées pour le médiaplanning proviendront de Nielsen (NNR), Quantcast et BlueKai.
MSNBC.com, Weather.com, and CNBC.com, les grands sites du groupe qui disposent d'une autonomie publicitaire (image, ciblage, puissance) n'ont pas été inclus dans le réseau publicitaire UAP.
Pourquoi cette stratégie de la part de l'un des très grands groupes TV américains ? Les arguments avancés sont classiques :
- assurer la sécurité des emplacements publicitaires pour les annonceurs et les agences (brand safe environment), la sécurité des sites "owned and operated" étant en principe assurée et vérifiée
- transparence et contrôle de la transaction commerciale
- présence d'interlocuteurs commerciaux et non d'automates
- puissance : 60 millions de visiteurs uniques / mois
Ce coup joué par NBCU est à replacer dans la perspective globale de l'acquisition de NBCU par Comcast (51%), le premier câblo-opérateur américain ; le dossier est en cours d'examen par les autorités de régulation, (FCC, Subcomité chargé de la concurrence au Sénat).
A terme, ce réseau pourrait se voir compléter par d'autres sites des chaînes et réseaux de Comcast. D'autres réseaux à ciblage géographique pourraient être constitués à partir des sites des réseaux câblés de Comcast qui ont tous une régie publicitaire locale et des interconnects,à partir des nouvelles chaînes régionales (les stations "O and O" de NBC à New York et à Chicago lancent des chaînes locales d'information 24/24, Nonstop). Un réseau publicitaire consacré au sport pourrait également être envisagé à partir de chaînes sportives régionales.
Si les grands médias reprennent en main leur destin publicitaire en ligne, ceci représente un danger pour les "sites portail" qui tablent sur leur puissance apparente et sur des ciblages verticaux fragiles ; cela peut menacer également les réseaux publicitaires ne disposant pas d'outils efficaces de ciblage et d'achat d'espace.
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lundi 20 avril 2009
Coins de rues : l'information hyper locale
L'information la plus importante est celle qui concerne la vie locale. C'est aussi la plus rare car elle ne s'invente pas, ne fait guère l'objet de "communiqués de presse" (drôle de nom pour de l'info) ; de plus, elle est aussi immédiatement vérifiable et exploitable par tous. Elle doit être constamment mise à jour, plusieurs fois par jour. Elle est multi-thématique (sport, culture, politique, consommation, etc.). La plus exigeante donc ! Bien plus que les mêmes rubriques au plan national ou international.
Sur support papier, cette information, au mieux quotidienne, est en difficulté, répartie entre la presse commerciale et la presse "gratuite" des collectivités locales. Aux Etats-Unis, elle est en perdition. Paradoxe : la plus importante des informations n'a-t-elle plus de modèle économique, sinon même de modèle culturel ?
Une solution est en test avec EveryBlock. Le site recherche et collecte les informations disponibles sur Internet pour une agglomération donnée puis les classe et les distribue géographiquement. Chaque utilisateur reçoit l'information correspondant à son lieu d'habitation par abonnement, email ou RSS. Pour une adresse donnée, un pâté de maisons (a block), le site rassemble les infos disponibles, toutes sources confondues, celles des médias locaux, des administrations, de l'immobilier et de l'urbanisme (permis de construire, travaux de voirie, etc.), des objets trouvés, des critiques de restaurants (avec Yelp), de la criminalité (notre "main courante"), des photos d'amateurs, de voisins, des faits-divers, etc. On peut choisir son périmètre géographique d'intérêt, 1, 3 ou 8 "blocks".
Le financement du développement par une bourse de la Knight Foundation, attribuée après appel d'offres, s'achèvera fin juin et tout le code deviendra public (open source) ; chacun pourra s'en emparer et créer des sites semblables, concurrents... ou partenaires, aux Etats-Unis ou ailleurs (en France ?).
Le modèle économique est loin d'être clair : publicité bien sûr, mais peut-être aussi abonnement. On imagine des développements presque évidents : une appli pour téléphone avec localisation, par exemple. Ou les contributions de Twitter. Il faudrait pouvoir se choisir plusieurs aires d'appartenance locale : celle du domicile mais aussi la localisation professionnelle qui compte de plus en plus, on y fait ses courses, on en fréquente les restaurants, les bistrots, les coiffeurs. Domicile bis, qui invite à redéfinir ou d'élargir la notion-même de zone de chalandise, donc de "local".
Comme toujours avec Internet, la créativité technique devance la création de contenus et les modèles économiques correspondants. Ici, la question de la collecte, du contrôle des informations, des investigations, du journalisme donc, n'est pas réglée, même pas posée, semble-t-il, hors quelques collaborations ponctuelles avec la presse locale. Problème de curation. L'absence d'info sportive est révélatrice des limites de l'expérience actuelle. L'économie de l'information hyper locale est à imaginer. Le journalisme de proximité aussi qui ne relève sans doute pas uniquement de professionnels à plein temps, mais aussi d'amateurs, de localiers, ces fameux "journalistes-fourmis". Ce qui renvoie à des ajustements législatifs et réglementaires pour un statut adapté.
Addendum : le 17 août 2009, MSNBC annonce l'acquisition de EveryBlock. Pour en faire quoi ? Souhaitons que la créativité de cette inovation n'en souffrent pas, quant à l'indépendance...
mardi 7 avril 2009
Télé transports
Comme d'autres groupes de télévision américains, NBC investit le marché hors domicile. Dans le cadre de sa filliale spécialisée, NBC Everywhere diffuse NBC Transit sur les quais des gares de la banlieue new-yorkaise, entre New Jersey et Manhattan (PATH), parfois également dans les wagons. L'ensemble constituera à terme un réseau de 2 500 à 3 000 écrans numériques diffusant des informations locales et nationales ainsi que du divertissement (en provenance des chaînes du groupe (MSNBC, NBC, LXTV) et de sa station new-yorkaise, WNBC (O&O). L'opération est conduite avec JCDecaux. Comme en médiaplanning télévision, la régie publicitaire commercialise l'espace selon les tranches horaires, les quais de gare, etc.
En France, TF1 suit cette voie et diffuse à la même date un montage d'éléments de sa chaîne d'information LCI, avec JCDecaux également, sur les 300 écrans Aéo des deux aéroports parisiens (sous-titres en français et anglais, sans son).
Ce choix est différent de celui effectué par CNN Airport Network, lancé dès 1992, qui diffuse dans 43 aéroports américains : CNN diffuse un programme avec son directionnel dont la puissance s'adapte automatiquement au niveau sonore ambiant. Selon une étude de Nielsen (2004), 92% des spectateurs de la chaîne considèrent qu'elle améliore l'environnement de l'aéroport.
- La télévision, avide de notoriété, soucieuse de promotion, va rechercher son audience hors du domicile.
- Les lieux de vie que sont les gares, aéroports, stations de métro ou de bus y trouvent un double intérêt : des revenus complémentaires grâce à la publicité (nationale et locale) et, surtout, une amélioration sensible de l'environnement et de l'information des usagers en transit, captifs provisoires (on parle même de wait marketing). Les écrans embellissent les transports.
- La question de la mesure de l'audience de tous ces écrans se pose désormais de façon lancinante et ne trouvera réponse ni dans les solutions habituelles de la publicité extérieure ni dans celles de la télévision intérieure.
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