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dimanche 26 mars 2023

Bourdieu, les champs mis en ordre de marche

Pierre Bourdieu, Microcosmes. Théorie des champs, Paris, Editions Raisons d'Agir, 694 p., Bibliogr., Index des notions, Index des noms propres. Précédé d'une longue "note des éditeurs" sur les "Etudes des champs" (p. 7-23).

Faut-il encore lire Bourdieu ? 

En 1964, Les Héritiers (Editions de Minuit, Paris) livre qui, décrivant les heurs et malheurs des étudiant(e)s, avait l'air d'une révolution dans la pensée nous avait déjà paru évident : nous étions dans le coup ! Depuis les grands lycées du Quartier latin, les affirmations du livre sur la "cécité aux inégalités sociales [qui] condamne et autorise à expliquer toutes les inégalités, particulièrement en matière de réussite scolaire, comme inégalités naturelles, inégalités de dons" (o.c, p. 103) nous étaient évidentes mais bien simplificatrices. Car tout cela, vu de l'intérieur, apparaissait diablement plus compliqué et, en appeler, pour finir, à une "pédagogie réellement rationnelle" (id. p. 115) nous paraissait comme une troisième partie de dissert, une conclusion obligée mais bien faiblarde. Mais enfin Bourdieu - Passeron était lancé (on a longtemps gardé le double titre, avec La reproduction. Eléments pour une théorie du système d'enseignement, publié en 1970 puis petit à petit, Passeron s'est fait plus discret...). Voici maintenant un gros livre qui pose les problèmes que les ouvrages et article précédents avaient plus ou moins abordés, et qui ont été plus ou moins oubliés.

Soixante ans plus tard, après Les Héritiers, Pierre Bourdieu est mort ; la théorie s'est enrichie, elle s'est formidablement compliquée pour devenir "théorie des champs". Peut-on encore lire Bourdieu ? Voici un très gros livre. Et un formidable sujet : la théorie des champs. Macro théorie des micro théories donc. Que trouve-t-on dans cette théorie ? Tout ou presque. Tout d'abord quelques pages manuscrites de Bourdieu : p. 656-657, p. 7 : intéressant de percevoir à l'oeuvre la genèse de l'oeuvre, les brouillons d'une pensée. Hélas, il y en a trop peu, ce ne vaut guère que comme décoration. 

Le plan de l'ouvrage suit le "degré d'institutionnalisation" des divisions (du travail, hiérarchies, etc.) et conduit les lecteurs depuis les structures des champs de production des biens symboliques jusqu'au champ du pouvoir. La notion de champ désigne "un principe de construction des objets scientifiques" et le livre expose de multiples exemples qui empruntent à différentes étapes du travail de Pierre Bourdieu. Tout d'abord, le champ religieux et son fonctionnement, ensuite le fétichisme avec une analyse du champ de la haute couture (conduite avec Yvette Delsaut), analyse dont on peut, aujourd'hui, se demander la validité, 150 ans plus tard. Ensuite, il est traité du champ politique puis du champ littéraire et du champ scientifique. Puis viennent les champs juridique et bureaucratique qui font voir le travail d'universalisation et la genèse du champ administratif. Puis viennent le champ économique, le champ éditorial (avec une annexe sur "l'emprise du journalisme" et le champ journalistique). Enfin la sixième partie traite du champ social et des "relations entre les champs" et la septième d'"Eléments pour une théorie générale des champs". Chacune de ces parties donne à voir le talent et l'originalité des travaux de Pierre Bourdieu au XXème siècle. Reste pour les lecteurs à s'interroger sur la pertinence des conclusions, voire même des moyens mis en oeuvre ; mais, à l'époque, c'était formidable.

Un doute systématique s'empare des lecteurs du XXI ème siècle. Les retards frappent : par exemple, dans la mention de l'audimat. Car désormais on peut faire appel à de nouveaux outils de mesure, d'appréciation des émissions de télévision que peuvent développer des travaux mis en oeuvre par et avec Internet, par l'intelligence artificielle et le machine learning. Hors des aspects historiques, on peut multiplier les exemples. Pierre Bourdieu l'avait bien vu et reconnu, il faut remettre en chantier ses travaux, faire appel à de nouveaux outils scientifiques. De plus, il est désormais utile et indispensable de critiquer les travaux de Bourdieu pour en distinguer les certitudes et les incertitudes, les doutes, et les erreurs. Ce livre, ce manuel, est bienvenu puisqu'il remet de l'ordre dans les travaux de Pierre Bourdieu et de ses équipes. Mais il faut maintenant attaquer les mêmes sujets pour forger de nouveaux outils d'analyse et, surtout, attaquer de nouveaux sujets : Internet, l'intelligence artificielle et le machine learning semblent indiquer des domaines de recherche évidents. A de nouveaux et jeunes chercheur(se) s de mettre la théorie des champs dans un nouvel ordre de marche.


mercredi 18 septembre 2019

Artificial Intelligence: is the race open?

Number of acquisitions in artificial intelligence
(Source: CB Insights)

Artificial Intelligence is going to be everywhere, integrated into more and more companies, into more and more fields. Therefore, we observe a race to acquire new companies, people or technology in that field.
Google and Apple lead the way; they are especially using artificial intelligence for their new phones (it started with SIRI) and now, of course, for new companies.

635 acquisitions since 2010, according to CB Insights (17 September 2019). The very big companies started the movement, but now, smaller companies are entering the race and are acquiring companies in the field. Cybersecurity and healthcare are also sought out, as well as Media and Entertainment companies.

The new buyers are looking for companies in retail and speech, healthcare and sales: NLP mostly. Nevertheless, Apple acquired companies like RealFace (Israel) and Novauris Technologies (United Kingdom), while Google acquired Api.ai, a company that develops software enabling developers to use chatbots. Along the same lines, we see Microsoft acquiring the Canadian company Maluuba (speech recognition, NLP) or, in 2010, Apple acquiring the Californian SIRI.


lundi 6 août 2018

Dans la jungle de l'orchestre : série musicale


"Mozart in the Jungle" est une série produite et diffusée par Amazon Studios, (février 2014 - février 2018, soit 40 épisodes de 30 minutes) ; le scénario reprend le mémoire autobiographique d'une hautboïste, Blair Tindall, Mozart in the Jungle: Sex, Drugs, and Classical Music (Atlantic / Grove Press, 2005).
La série a obtenu deux Golden Globe Awards en 2016 ("best comedies series" et "best actor"). Amazon a cessé la production après la quatrième saison, en avril 2018.

Quelle jungle ? La "jungle des villes" (Bertolt Brecht, "Im Dickicht der Städte", 1921) où se déroule l'action, New York, Venise, Tokyo ou Mexico ? Certes mais surtout la jungle de l'orchestre, monde sans pitié ni indulgence. Mozart, c'est la musique classique et l'opéra, mais c'est aussi le génie empêtré dans la ville, Vienne ou New York (on entend la chanson : "New York, Concrete jungle where dreams are made of".
Les deux héros principaux sont complexes et attachants. D'abord Rodrigo, chef iconoclaste, mexicain, maestro trentenaire, fantasque, invité à diriger le New York Symphony Orchestra, dont il remplace le chef conformiste et vieillissant ; grâce à Rodrigo, on entend beaucoup d'espagnol et d'italien. Et puis, il y a la jeune hautboïste, Hailey, frémillante et impatiente, qui occupe dans l'orchestre le pupitre difficile de second hautbois.
La jungle, ce sont d'abord les conflits d'ego et d'intérêts, les rivalités entre musiciens, les privilèges des uns, la relégation des autres. Instrumentistes que menacent, lancinantes, la perte auditive, la dystonie, l'arthrose (doigts, poignets) : fragilité à mettre en regard avec la somme d'efforts constants et de gestes répétés que requiert une pratique instrumentale professionnelle d'un tel niveau.

La série rappelle qu'un orchestre est une entreprise ; comme telle, elle doit équilibrer son budget et trouver des financements. Les musiciens, syndiqués (unionized), revendiquent et défendent leurs droits, âprement, comme tous les salariés : augmentations, pauses réglementaires, couverture médicale, retraite. Mais le talent ne suffit pas, pour que l'orchestre lève de l'argent, il lui faut courtiser les riches supporters, mécènes et parrains. Les musiciens doivent également se plier aux exigences du marketing et des médias, en accepter les contraintes commerciales parfois humiliantes. Ce sont les lois invisibles de cette jungle que la série met en scène ; des coulisses et des bureaux, où elles agissent d'habitude discrètement, la série les fait passer au premier plan, suivant le théâtre grec où l'orchestre désignait le devant de la scène, là où évoluait le choeur, juste devant les spectateurs. Comédie documentée : "sexe, drogue et musique classique", titre le mémoire d'origine. Il faut ajouter argent et voyages !
Conflits de génération, conflits de culture, conflits d'intérêt entre les gestionnaires, les musiciens, l'avocat d'affaires qui les représente, les administrateurs, les mécènes et parrains. La vie de Mozart est évoquée en arrière-fond : allusions à son père, sa sœur, à Antonio Salieri (Vienne), à Hyeronimus von Colloredo (Salzbourg), vie à laquelle Rodrigo s'identifiera au cours de dialogues imaginaires... Rodrigo, c'est Mozart.

L'orchestre est une société, un groupe où s'observent les affinités, les hiérarchies d'instruments (les cordes / vents / cuivres / percussion, etc.) qui sont autant de hiérarchies sociales, les flirts, les amitiés, les amours, les jalousies, les frustrations (tuttistes / solistes) : "le musical c'est du social" (cf. Bernard Lehmann, o.c.). Au-delà de l'autobiographie et de son réalisme, la série s'avère une illustration d'un travail sociologique, la comédie en prime. On ne s'ennuie jamais au cours des deux premières saisons ; ensuite, l'intrigue s'effiloche. La saison 4 introduit un robot humanoïde qui, ayant avalé toutes les données de la vie et de la musique de Mozart, se propose, grâce au machine learning, d'achever le "Requiem". Comme il semble bien difficile aux acteurs de simuler le jeu des musiciens, aussi de nombreuses rôles sont interprétés par des musiciens professionnels... qui jouent les acteurs.
La bande son est superbe, évidemment (cf. tunefind) : Mozart mais pas seulement, Olivier Messiaen, Franz Liszt, Ludwig van Beethoven, Gustav Mahler...
N'oublions pas qu'un orchestre peut jouer sans chef : Les Dissonances ou I Musici. La jungle sans roi ?


Références
  • Bernard Lehmann, L'orchestre dans tous ses éclats. Ethnographie des formations symphoniques, Paris, Editions La Découverte, 22 €
  • Norbert Elias, Mozart. Zur Soziologie eines Genies, Frankfurt, Suhrkamp
  • Theodor Adorno, Einleitung in die Musiksoziologie, Zwölf theoretische Vorlesungen, 1961-62, Frankfurt, Suhrkamp
  • "Blair Tindall and the Classical Music 'Jungle", NPR, August 8., 2005 
  • Philippe Greiner, "Mozart et l’archevêque de Salzbourg: les voies d’une incompréhension", Transversalités, 2008/3, N°107, pp. 125-140.

mercredi 28 octobre 2015

IBM et The Weather Company cherchent l'or du temps


Weather Co. (qui détient la chaîne météo, The Weather Channel) serait sur le point de céder à IBM pour 2 milliards de dollars ses actifs données et numérique (digital and data assets) comprenant le site Web, les applis et WSI, la division professionelle (B2B) ; selon The Wall Street Journal, Google aurait, l'an passé, décliné une offre d'achat de Weather Co. 
Les actionnaires actuels comprennent entre autres Comcast / NBC Universal, le MSO, qui n'a donc pas voulu se porter acquéreur (les autres actionnaires sont Bain Capital et Blackstone). La valeur des données prend tout son sens pour IBM qui détient les compétences nécessaires : cloud computing et intelligence artificielle (machine learning, Watson). 

A l'issue de cette vente, la chaîne The Weather Channel, anticipant la chute des revenus en provenance des MVPD (Multichannel Video Programming Distributor), sera-t-elle convertie en OTT afin de pouvoir collecter les revenus directs des consommateurs, abonnés non pas à un bouquet de chaînes mais à cette chaîne en particulier (cf. OTT Everywhere. A Media Paradigm Shift?) .

Cette vente manifeste clairement deux tendances actuelles du marché de la télévision, et la disruption manifeste qu'elles repésentent pour le modèle économique de la télévision:
  • l'importance primordiale des données et de leur traitement, d'une part, 
  • l'affaiblissement des MVPD, d'autre part.
The Weather Channel (TWC) fut, après CNN et MTV, l'une des chaînes historiques du câble américain. Lancée en mai 1982, elle est reçue par près de 90 millions de foyers américains, mais depuis quelques années, son audience décline (-11% au cours des quatres dernières années selon Nielsen). Toutefois, TWC a remplacé Yahoo! pour la fourniture de données des applis météo de Apple (Iphone, Ipad, Apple Watch, Apple TV). En début de semaine, The Weather Channel et IBM avaient annoncé un accord avec Twitter pour l'utilisation de données météo (Insight Cloud Services).

IBM Analytics, copie d'écan, 28 octobre 2015

mercredi 22 avril 2015

Ex _Machina. Le cinéma passe le test de Turing


Affiche du film dans un multiplexe Regal
à Cambrige (MA)

Le thème central de ce film britannique de science fiction est le test de Turing et la singularité, ce moment où, selon l'expression qui donne son titre au livre de Ray Kurzweil, l'intelligence naturelle, humaine est dépassée et décuplée par l'intelligence artificielle (Singularity is Near. When Humans Transcend Biology, 2005). N.B. Ray Kurzweil dirige actuellement la recherche chez Google (director of engineering).
Quant au titre du film, ex machina, il renvoie à l'expression grecque plus connue par sa traduction latine, "Deus ex machina", c'est à dire "dieu sorti de la machine" ("ἀπὸ μηχανῆς θεός"). Le film d'Alex Garland, dans les salles aux Etats-Unis dès avril 2015, sera dans les salles françaises en juin.

Science-fiction : dans le film, une machine passe finalement le test de Turing. L'intelligence de l'automate a été alimentée massivement en données, entre autres, par toutes les conversations téléphoniques enregistrées sur les téléphones mobiles du monde entier. Grâce aux caméras des téléphones portables qui sont allumées en permanence (machine vision), l'androide est ainsi capable de mimer des émotions et de détecter des micro-expressions, de percevoir des sacasmes. Forte de ce capital communicationnel et langagier mis à sa disposition, l'intelligence artificielle s'accroît de manière autonome grâce au machine-learning.
L'automate prend corps de femme et là se noue l'intrigue. "ex_machina" allude sans doute au roman de science-fiction de Villiers de l'Isle-Adam, L'Eve Future, publié en 1886, où se trouve l'une des premières occurences du terme androide (l'héroïne du film s'appelle Ava).

Bien sûr, le film n'entre pas dans les détails techniques de l'intelligence artificielle ou de la robotique, mais les allusions sont nombreuses, clins d'œil complices aux spectateurs initiés. Restent des questions éludées, par construction narrative : comment l'androide fait-elle pour parler (processus stochastique et chaînes de Markov sont évoqués dans les dialogues), comment fait-elle pour se déplacer (il faut imaginer une robotique extrêmement avancée !) ?

La fiction l'emporte sur la science. Normal. Et dans cette fiction, le futur reste prisonnier du présent et de nombre de ses représentations, sexistes entre autres mais n'oublions pas qu'une déesse sort de la machine ! Tous les ingrédients de la réflexion actuelle sur le monde numérique et ses clichés sont présents dans le film : invasion constante de la vie privée, le codeur génial, naïf et modeste de la grande entreprise Web mal à l'aise dans le monde réel, la sécurité et l'Internet des choses, etc. Mais surtout, en filigrane, la peur d'un développement incontrôlé de l'intelligence artificielle qui menacerait l'avenir de l'humanité hante le film. Apprentis sorciers ?

N.B. Penser aux déclarations de Hiroshi Ishiguro, professeur de robotique à l'université de Osaka, qui prévoit que des androides joueront des rôles d'acteurs, de chanteurs, de modèles. La question clé de l'intelligence artificielle reste selon lui celle de l'implémentation de désirs et d'intentions. cf. Anthony Cuthberston, "Hiroshi Ishiguro: Robots like mine will replace pop stars and Hollywood actor", International Business Times, April 21, 2015.

Affectiva, société spécialisée dans la reconnaissance des émotions a levé 14 millions de dollars pour donner des émotions à des robots (mai 2016).

mardi 6 mai 2014

Médias et domotique : smart home et smart cable


Les opérateurs américains du câble développent une offre domotique (home automation). C'est un prolongement et une diversification logique du câble, de la téléphonie et d'Internet. Les quatre services sont désormais souvent commercialisées ensemble, en "bundle" (cfBright House Bundle).
Le domaine de la domotique proposé par ces opérateurs concerne la sécurité de l'habitation (caméra, détecteur de mouvements), l'automatisation des ouvertures / fermeture (stores, portes), la gestion de l'énergie et de l'ambiance (température, lumière, humidité), les alertes de sécurité (intrusions, incendie, fuites, inondations, fumée, monoxyde de carbone), le contrôle des livraisons... En général, ces fonctions sont accessibles et pilotables depuis l'appli correspondante d'un Smartphone ou d'une tablette.

De nombreux MSO (Multiple System Operators) font appel à la société iControl Networks ; c'est le cas de Bright House Networks, de Comcast (XFINITY Home), de Cox Communications (Cox Home Security), de Time Warner (IntelligentHome) ou de Rogers Communications au Canada (Rogers Smart Home Monitoring). iControl est utilisé en marque blanche.
iControl a acquis en 2014 l'entreprise canadienne Blacksumac qui commercialise Piper, un appareil de télé-surveillance des domiciles (Home Monitoring Device). Piper a été financé par crowdfunding (Indiegogo), indicateur certain de sa popularité.
Parmi les investisseurs de iControl : Cisco, Comcast, Rogers, ADT, Intel Capital, Kleiner Perkins Caufield.

Et Google ? En achetant Nest pour 3,2 milliards de $ (2014), Google a attiré l'attention sur l'importance des fonctions domotiques : elles sont au cœur de l'habitation et de la vie quotidienne. Nest est principalement un thermostat intelligent : l'appareil apprend les habitudes de la maison (Nest Learning Thermostat) en collectant et analysant les données acquises : quelle température, pour quel horaire, pour quelle pièce... Nest effectue un travail de personnalisation en quelque sorte.

La domotique élargit l'écosystème numérique à l'Internet des choses (IoT). Non seulement le câble, mais aussi les opérateurs télécoms (AT&T : Digital Life, Verizon avec Home Monitoring and Control), et les opérateurs satellites (DirecTV achète LifeShield en 2013, Dish Networks s'associe à Control4 en 2014) sont présents sur ce marché. On attend l'arrivée de Qivicon, filiale de Deutsche Telekom (comme T-Mobile).

Avec le numérique et l'automatisation, arrivent la collecte et l'exploitation des données, l'intelligence artificielle (machine learning), l'accès aux domicile et à la communication mobile. L'enjeu économique est capital : il s'agit de la gestion courante du foyer.