Les vitrines sont un média encore mal estimé. Premier des mobiliers urbains, elles sont les lumières de nos villes. Il en est de superbes, quasi oeuvres d'art. (Cf. Le Journal des Vitrines). Elles relèvent autant de la décoration que du marketing. Il en est d'efficaces, attirant dans le point de vente des passants qui ne l'avaient pas envisagé. Il en est même de sonores (Whispering Window). Mais il en est aussi de sinistres, qui ne donnent pas envie de rentrer dans le point de vente : au hit parade du tristounet, les banques l'emporteraient sûrement, mais rien n'est joué. A mesurer ! Fenêtres sur rues (window shopping), les vitrines donnent aussi sur le point de vente puisque de la rue l'on y voit l'intérieur du magasin.
Le durcissement de la réglementation de la publicité extérieure confère aux vitrines une valeur marketing accrue grâce à leur emplacement au coeur de la ville commerçante. Visibilité, tranparence, intention, promixité de l'acte d'achat, engagement, passage, contacts, répétitions... Que dire de mieux ? Que tout cela mériterait d'être évalué : le numérique le permet désormais aisément, et sans compromettre la vie privée.Le numérique apporte aux vitrines des capacités nouvelles grâce aux écrans (DOOH) que l'on peut y placer. Pour peu que ces écrans soient conçus habilement et ne défigurent pas la vitrine, ne l'occultent pas. Là encore, horreurs et gaspillage ne manquent pas. Au début, un écran suffisait pour ébaubir et attirer l'attention des passants ! Aujourd'hui, il en faut davantage. Esthétique et efficacité communicationnelle vont de pair.
L'écran peut apporter aux passants l'interactivité avec le point de vente, même quand celui-ci est fermé.
Exemple : ci-dessus une vitrine d'agence immobilière, tactile, en partie interactive, pour AEDES Immobilier. L'écran permet :
- de naviguer et sélectionner un appartement correspondant à une annonce affichée
- de regarder une photographie du bien retenu (zoom, etc.)
- de laisser des coordonnées (e-mail, téléphone) afin d'être contacté.