Soit quelques hypothèses, à vérifier
- Tout d'abord, l'usage du Web tend vers les usages mobiles ; les smartphones équipent de mieux en mieux les internautes, la couverture Wi-Fi s'étend, les tablettes se généralisent. La Chine a déjà basculé majoritairement vers le mobile, l'Afrique aussi ; le reste du monde suivra.
- Avec un smartphone ou une tablette, il semble que l'on utilise davantage des applis que la combinaison usuelle navigateur / moteur de recherche. C'est plus commode, plus pratique. Le "portail" du numérique, sa "homepage", est un écran avec des applis.
- L'accès aux réseaux sociaux s'effectue de plus en plus via des applis : un visiteur de Facebook sur deux se connecte avec son mobile et il se connecte plus souvent. Le e-commerce transite de plus en plus par le smartphone ou la tablette, le paiement mobile arrive : le smartphone sera le média de la consommation courante et de la grande distribution.
La localisation géographique du mobinaute par rapport aux services et commerces voisins est automatiquement activée par les smartphones (cf. location services), si toutefois le mobinaute l'accepte.
Si cette série d'hypothèses est vérifiée, l'économie du Web, son économie publicitaire en tout cas, risque d'être à terme affectée, voire bouleversée par l'hégémonie du mobile, au profit du mobile que la vidéo et le rich media dynamisent.
Pour l'instant, la publicité sur mobile n'a pas trouvé son expression la plus efficace. Cela ne cesse d'inquiéter des entreprises comme Facebook ou Renren (人人网) qui doivent suivre sans délai la mutation du Web vers le mobile et les applis : comment monétiser une appli ?
.