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dimanche 20 octobre 2013

Ecrans publics, écrans privés : du display online au Digital Signage

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Ecran public + écran privé, annonce Ströer Media AG, groupe européen de publicité extérieure, basé à Cologne.
Ströer a lancé en septembre un nouveau produit publicitaire cross-média, Ströer Primetime, qui associe (Vernetzung) les écrans de Digital Signage (DOOH : gares, centres commerciaux) et les écrans Web (mobile et immobile) : multiscreen scenario. L'ensemble de ces écrans diffuse de la publicité vidéo / rich media (Bewegtbildwerbung) : intersticiels, in-stream. Cette association concerne le planning, l'achat d'espace et le monitoring.
L'objectif déclaré est de maximiser la couverture des plans (Reichweitenpower) et la vitesse globale de cumulation d'audience qu'apporte le Digital Signage ; à terme, Ströer proposera des ciblages géographiques pour des annonceurs régionaux.

Quel est l'intérêt d'un tel montage ? Au gain en termes de couverture s'ajoute la commodité de transaction : une seule création pour plusieurs tailles d'écrans (responsive design ?), un seul adserver vidéo, un seul interlocuteur commercial. Ce qui est ainsi constitué s'apparente à un Ad Network mixte qui additionne (bundling) des couvertures sur cible sans toutefois encore, à ma connaissance, les combiner davantage. Pour aller plus loin dans l'optimisation, il manque les données de mesure qui permettraient la déduplication et le capping. La mesure d'audience individuelle des écrans publics (DOOH) est le goulot d'étranglement d'un marketing global du numérique.
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mardi 30 avril 2013

La TV dans la tourmente du Web

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Les revenus de la télévision commerciale font rêver les plus grandes entreprises publicitaires du Web. On peut observer aux Etats-Unis les stratégies qu'elles mettent en oeuvre afin de conquérir le marché publicitaire TV... en attendant que l'expansion de la télévision connectée leur en ouvre grand les portes.
  • Google entre sur le marché de la télévision par la mesure, mettant en place un panel de foyers qui permet de suivre simultanément l'audience de la télévision et celle du Web. Cette mesure unique permet de transférer une partie des investissements télé sur le Web en optimisant le total GRP (couverture, répétition, vitesse de cumulation). Moins de télévision, plus de YouTube, vidéo toujours. 
  • Yahoo! propose aux annonceurs d'affecter une partie de leur budget télévision (5 à 10%) à son portail. La proposition est assortie d'une garantie de ROI, sans doute du type de celle qui se pratique sur l'upfront market. Sur Yahoo!, les messages pourront être diffusés dans un environnement d'émissions originales produites par Yahoo! en synergie avec les chaînes de télévision (mêmes castings, etc.) et de rediffusions ("Saturday Night Live", NBC), etc. Globalement, Yahoo! veut ressembler à la télévision mais avec des formats publicitaires plus engageants (interactivité, rich media, native ads, multi-plateforme, etc.). Et l'on comprend son intérêt déçu pour Dailymotion...
  • Facebook annonça son intention de se positionner contre la télévision dès la présentation de son dossier d'entrée en bourse. Ses atouts sont impressionants : puissance nationale et pluri-nationale avec couverture et répétition largement au niveau de la télévision (GRP), couverture supra-nationale pour les annonceurs internationaux, relation aux points de vente (association on-et off-line), ciblage riche et subtile grâce à son réseau au maillage fin (fine-grained), ciblage géographique allant jusquà l'hyper-local, pénétration de l'univers mobile.
Ce qui se passe aux Etats-Unis permet d'entrevoir les menaces s'accumulant à l'horizon des télévisions européennes alors que s'ouvre le marché de la data et que l'automatisation généralisée des transactions publicitaires Web, et télé bientôt, se met en place (ciblages et enchères en temps réel, RTBanalyticsprogrammatic buying, etc.). Les grandes entreprises américaines du Web y préparent les plus grands annonceurs, qui sont pluri-nationaux. 
Avec des outils mathématiques et algorithmiques conçus et produits en Californie (coûts fixes), ces grandes entreprises américaines du Web visent les marchés européens où elles recrutent tranquillement leurs forces commerciales locales dans les régies télé et les agences média.
L'ère des mondes télévisuels nationaux prospérant à l'abri de la concurrence internationale semble s'achever. Les télévisions nationales sont-elles prêtes pour cette formidable évolution ?
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samedi 3 novembre 2012

Pourquoi votre publicité est-elle muette ?

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Les couloirs et les quais du métro parisien exposent des affiches invitant les clients du métro à se rendre au spectacle (cf. infra, octobre 2012).
Mais pourquoi, alors que le nombre des écrans numérique croît, ces annonceurs continuent-ils de placer leur publicité pour les spectacles musicaux sur des affiches en papier au lieu de recourir à la vidéo ou au rich media ? La question peut être étendue aux annonceurs du cinéma, du spectacle vivant voire même aux émissions de radio ou de télévision.
Bien sûr, il faudrait ne sonoriser qu'un écran à la fois par couloir ou par quai pour éviter toute cacophonie. Mais quel emplacement préférentiel ! Le son pourrait n'être déclenché que lorsque des passants se trouveraient à proximité (son directionnel) ; l'exposition sonore pourrait être réservée à certaines tranches horaires, etc.
Tout cela semble techniquement possible. Pourquoi ne pas essayer ?




lundi 27 août 2012

La révolution mobile de l'économie du Web

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Soit quelques hypothèses, à vérifier
  • Tout d'abord, l'usage du Web tend vers les usages mobiles ; les smartphones équipent de mieux en mieux les internautes, la couverture Wi-Fi s'étend, les tablettes se généralisent. La Chine a déjà basculé majoritairement vers le mobile, l'Afrique aussi ; le reste du monde suivra.
  • Avec un smartphone ou une tablette, il semble que l'on utilise davantage des applis que la combinaison usuelle navigateur / moteur de recherche. C'est plus commode, plus pratique. Le "portail" du numérique, sa "homepage", est un écran avec des applis. 
  • L'accès aux réseaux sociaux s'effectue de plus en plus via des applis : un visiteur de Facebook sur deux se connecte avec son mobile et il se connecte plus souvent. Le e-commerce transite de plus en plus par le smartphone ou la tablette, le paiement mobile arrive : le smartphone sera le média de la consommation courante et de la grande distribution
L'ère du Web search centric s'achève-t-elle ?
Là où une entreprise, une école, une collectivité locale, une organisation, un commerce développaient un site Web que découvrait plus ou moins un moteur de recherche lexicale, ils développent aussi une appli autonome, isolée, téléchargeable sur un ou plusieurs supports mobiles.

La localisation géographique du mobinaute par rapport aux services et commerces voisins est automatiquement activée par les smartphones (cflocation services), si toutefois le mobinaute l'accepte.

Si cette série d'hypothèses est vérifiée, l'économie du Web, son économie publicitaire en tout cas, risque d'être à terme affectée, voire bouleversée par l'hégémonie du mobile, au profit du mobile que la vidéo et le rich media dynamisent.
Pour l'instant, la publicité sur mobile n'a pas trouvé son expression la plus efficace. Cela ne cesse d'inquiéter des entreprises comme Facebook ou Renren (人人网) qui doivent suivre sans délai la mutation du Web vers le mobile et les applis : comment monétiser une appli ?
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jeudi 22 décembre 2011

DOOH : d'un écran à l'autre (Everwell TV)

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Everwell sur blinkx
Partons d'un média hors du foyer, ancien déjà, l'écran placé dans les salles d'attente des médecins. Digital Out Of Home (DOOH). Adaptation du principe des magazines qui font prendre patience (médecins, coiffeurs, dentistes, gares, aéroports, etc.). Occuper avec profit le temps perdu : "Everwell makes the wait worthwile".  Audience captive, que l'on suppose disponible et qui fait face, passivement... à un écran.
Modèle économique fragile, entièrement publicitaire, où l'opérateur doit financer la création et la gestion des contenus mais également l'installation et la maintenance des écrans. Ce modèle issu de la grande distribution a été adapté dans divers points de vente (pharmacies, supermarchés, boulangeries, etc.).

Mise à jour 22 février 2013
Les emplacements de Everwell ont été rachetés par AccentHealth qui cumule ainsi des réseaux couventrant un total de 30 000 emplacements ("at Point-of-Care") et offre une couverture plus intéressante aux annonceurs. Everwell, de son côté,  continue comme producteur de programmes et comme fournisseur de logiciel de gestion des contenus ("Content and network management"). La division du travail dans le Digital Signage se précise.

Everwell TV, télé des salles d'attentes de médecins, propose aux patients des sujets santé : diététique, forme, pharmacie courante, bien-être, etc.
  • Le média met en avant sa capacité de ciblage géographique, sa dimension nationale, son affinité avec un public soucieux de sa santé. Engagé ?
  • Il vante sa mesure : "audited by Nielsen", "Arbitron showing excellent brand and message recall", sans plus de précision). L'efficacité d'un tel dispositif publicitaire reste délicate à apprécier. Les méthodologies courantes, déclaratives, n'apportent rien de convaincant aux annonceurs : pas de ROI clair, de leads, de contribution à l'achat d'un produit, de taux de transfo... Les annonceurs se sont habitué aux analytics du Web, ils attendent mieux.
  • Pour accroître sa puissance, le média essaie de suivre ses consommateurs au-delà de la salle d'attente, leur proposant une newsletter, une appli iPhone et un site Web. 
Comment monétiser les contenus vidéo produits par Everwell ?
Les revenus publicitaires d'Everwell TV et de ses extensions n'y suffisent évidemment pas.
MediVista, qui contrôle Everwell a donc passé un accord avec blinkx pour la distribution sur le Web de ses contenus et le placement de messages publicitaires en relation avec les contenus vidéo ("relevant advertising") diffusés. Les revenus sont partagés entre la production (Everwell) et le moteur de recherche vidéo (blinkx). Le Web vient au secours du Digital Signage.

Notons que dans ce cas, Everwell TV dispose des analytics et des outils de ciblage du Web. Comment faire en sorte que le DOOH bénéficie de telles données ? Dans l'univers numérique, le DOOH est handicapé d'être un média s'adressant à un public, à une audience et non à des personnes, comme le Web, et tout particulièrement le Web mobile. Comment en faire un média individualisable (avec le smartphone par exemple) ? Sur cette problématique de l'interactivité avec les écrans : Walmart is going digital et Digital Grocery Shopping: all you need is an app.

Un sujet de Everwell  sur blinkx (Meal Makeovers, recette de Black bean soup)

vendredi 22 avril 2011

Ciblage lexical et ciblage thématique

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Google Display Network propose un nouveau ciblage thématique (topic targeting). Ce ciblage calcule le thème dominant d'une page (specific topic) à partir des mots de la page afin d'en déduire un thème de ciblage. 1 750 thèmes et sous-thèmes ont été établis. Le ciblage peut être mis en oeuvre pour tout type d'intervention publicitaire : mots clés, bannières, rich media et vidéos. Il procède selon trois niveaux : ciblage large (thème), ciblage plus restreint (sous-thème) et enfin ciblage lexical classique par mot clé (keyword based). Le ciblage mobilise les sélections et les exclusions.

Comment passe-t-on des mots d'une page aux thèmes et sous-thèmes de cette page ? Une page peut-elle relever de plusieurs thèmes et sous-thèmes ? Comment s'effectue cette opération de sémantisation, de catégorisation ?  "Our system looks at all the terms on a page to determine the topic of the page and is less reliant on particular keywords". Cibler plus largement signifie donc cibler moins précisément. Pour être convaincants simultanément, il semble que ciblage thématique et ciblage par mots clés devraient recourir à des techniques différentes. Sinon, comment différencie-t-on les mots clés des autres mots, moins décisifs, moins discriminants ? Par leur affinité avec le thème de la page, thème défini par les mots ?
  • Ce ciblage thématique est une reconnaissance en acte des limites des mots clés. Le besoin de sémantisation est évident : Google l'approche, selon ses principes constants, par la statistique plutôt que par la linguistique.
  • Pour l'annonceur, l'intérêt du ciblage thématique élargi à la page, serait, selon Google, de créer davantage de notoriété et d'accroître la prise en compte de ses produits et services dans l'ensemble de considération. En tout cas, il s'agit pour Google d'accroître son chiffre d'affaires publicitaires. 
  • Google réinvente le médiaplanning que pratique la presse magazine depuis plus d'un siècle; mais la presse magazine a pour elle l'objectivité de la déclaration intuitive de la catégorie d'appartenance d'un titre (famille, etc.) ou d'une rubrique, positionnement produit par le ciblage délibéré du rédactionnel en amont (que le sommaire enregistre, pour l'essentiel). 
  • A terme, quel effet aura sur le contenu d'une page, sur son lexique, cette nouvelle pratique de ciblage alors que les mots seront inévitablement choisis pour attirer le ciblage et les investissements publicitaires (anticipation rationnelle) ?
La question sémantique reste posée ; souvent elle dissimule un abus de langage, n'étant que catégorisation à base d'algorythmique lexicale, même lorque l'on évoque des intentions (NetSeer). L'approche par les langues naturelles (NLP, Natural Language Processing) reste une promesse encore non tenue (IA-complet).
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lundi 14 février 2011

Mesure des audiences et cookies

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Le serveur de publicité (adserver) de Mediamind (ex. Eyeblaster) vient d'être accrédité par le MRC (Media Rating Council, équivalent américain du CESP) pour son estimation du nombre de visiteurs uniques (couverture) et sa fréquence moyenne (répétition moyenne). Cet audit s'étend aux messages publicitaires rich media et vidéo (cf. communiqué de presse).
Les données "données" par Mediamind, et auditées, prennent en compte les effets du rejet ou de la suppression éventuels de cookies par les internautes, les effets des dates d'expiration, des différents types de cookies, de la multiplication des navigateurs sur un même ordinateur, etc. Redressements, modélisation, ajustement ? A voir, de près.
Cette accréditation constitue un événement pour la mesure de la fréquentation du Web, elle renforce la pertinence des mesures sur sites (site centric) en apportant des réponses aux objections courantes. Elle est d'autant plus importante que divers modes de suppression des cookies sont désormais proposés par les navigateurs et par les sites mêmes, sans que l'on sache ce que font les internautes (cf. les débats autour du "Do not track", de la FTC).
On ne peut s'en tenir sans examen aux évaluation non accréditées de comScore (par exemple) qui affirme que, du fait de la suppression des cookies, les mesures site centric inflatent les audiences (de 2 à 3 fois, selon une étude comScore menée en Australie). Selon cette étude, la couverture serait surestimée 5 à 6 fois par les serveurs de publicité du fait du recours aux cookies ; la répétition serait sous-estimée dans un même rapport. Les taux de transformations seraient également sous-estimés.

Cette "première" américaine MRC / Mediamind invite l'inter-profession à poursuivre et approfondir le travail entrepris. Deux types d'initiatives pourraient rendre service aux annonceurs, aux agences média :
  • Un examen scientifique et technique des méthodologies mises en oeuvre respectivement par Mediamind et par l'audit présidant à l'accréditation du MRC. On ne peut se fier a priori à un "algorithme mathématique sophistiqué" sans vérifier ses effets à partir de montages et de simulations en labo.
  • Des travaux statuant sur le taux d'effacement ou d'évitement des cookies (selon le type de cookies, etc.) permettant de proposer une mesure opérationnelle et continue des audiences des sites, concurrente de celle des panels qui pèchent par d'autres biais (cf. le web sans mesure hors domicile). 
  • La confrontation des mesures et le libre examen des méthodologies (transparence) ne peuvent être que salutaires au développement et à la rationalisation du marché publicitaire. La possibilité de recourir à deux méthodologies de cadrage publicitaire peut abattre des barrières à l'entrée dans le marché des plus petits acteurs du Web et améliorer l'efficience du marché publicitaire.

mardi 25 janvier 2011

Le smartphone, média complet, et les médias immobiles

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Le smartphone est manifestement le premier média complet. Il oblige à désormais concevoir les médias traditionnels, au regard de ce média "parfait", comme des médias auxquels il manque une perfection, et souvent plusieurs.
  • Ils sont im-mobiles
  • Ils sont sans interactivité, "communiquant" - si l'on peut abuser du mot - à sens unique
  • Ils sont "de masse", sans personnalisation (mass-médias)
  • Ils sont mal associés à l'environnement, à la proximité, manquant l'hyperlocal
  • Ils sont in-actifs, sans outillage : pas de photo, pas de messagerie, de jeux, de cartes, de plans, d'agenda, de musique, etc.
  • Ils sont a-mnésiques, sans mémoire, sans trace des actions passées
  • Ils sont sans participation (faible engagement) ; même personnels, ils sont sans personnalité ni intimité 
La mobilité, la radio la revendique, qui poursuit ses auditeurs dans la voiture. Le journal et le magazine s'emportent dans nos transhumances. Même la télévision s'essaie aux transports. L'interactivité, quelques médias s'y essaient, forçant en vain leur talent.
Le Web, sur ordinateur, apporte à la plupart des médias leurs premières touches d'interactivité, pas seulement celle, artificielle, des automates et des algorithmes, mais surtout celle, humaine (souvent), du courrier et des réseaux sociaux.  Aux annonceurs, le Web apporte des capacités publicitaires multimédia, à la fois celles imitées de l'affichage, de la radio, de la télévision, du point de vente ; il apporte surtout l'historique des actions publicitaires ou commerciales permettant un ciblage comportemental. Rich media, faisant éclater la pauvreté des autres, il ne lui manque que la mobilté, que la portabilité.

Le passage du grand public au média mobile commence à se voir. Selon comScore, aux Etats-Unis, le courrier décline sur les ordinateurs (-6%) tandsi que son usage augmente sur les téléphones (+36%). Les applications de téléphonie se comptent par milliers. En France, plus de 11 milions d'abonnés sont équipés de smartphones (plus de 20%, extrapolé d'après comScore).

Dans cette perspective historique mais surtout logique, le smartphone apparaît comme le média complet, absolu. Cela, étant admis, pourrait conduire à remettre en question bien des aspects de l'économie courante des médias, par exemple :
  • S'il doit être un service public des médias (en échange de l'exploitation d'un bien public) voire même un secteur public des médias, ce n'est sans doute plus à la presse, à la télévision ou à la radio qu'il faut le confier, médias limités, particuliers, mais à la téléphonie intelligente, universelle et multiple, élargie au smartphone. L'impôt (redevance, aides diverses), s'il subsiste, pourrait financer des applications de service public (santé, éducation, transport, information, etc.).
  • L'action publicitaire doit être remise sur ses pieds : elle pourrait partir du téléphone intelligent, média global, pour être complétée, approfondie, par les investissements dans d'autres médias sur telle ou telle dimension appropriée. C'est déjà ce sur quoi Foursquare, Groupon, Google Places, Facebook Deals, entre autres, attirent notre attention.