Luc Boltanski, Arnaud Esquerre, Qu'est-ce que l'actualité politique ? Evénements et opinions au XXIe siècle, Paris, Gallimard, 341 p., Lexique conceptuel, Bibliogr., Index des noms
Vaste programme, assurément, que de vouloir définir l'actualité politique ! Qu'est-ce qui n'en est pas ? Ne dit-on pas, parfois, voire même souvent, que tout est politique ou politisable? Quant à l'actualité ! Enfin, ici, il ne s'agit que du XXIème siècle dont nous ne connaissons encore qu'une vingtaine d'années.lundi 17 octobre 2022
L'actualité, actuelle ou inactuelle : qu'est-ce que c'est ?
dimanche 15 novembre 2020
Le roman d'une génération lycéenne d'aujourd'hui ?
Francesca Serra, Elle a menti pour les ailes, Paris, Editions Anne Carrière, 2020, 470 p.
Voici un roman. Il est long, trop long à mon avis. Mais qu'importe mon avis ! Le roman se laisse lire et même, on le lit avec intérêt même si la fin est un peu lente et longue. Mais qu'importe, il faut le lire pour le début. Et, surtout, le lire pour l'ambiance...Le livre a obtenu un prix littéraire du quotidien Le Monde.
"Et on a des images de tout maintenant. Dans notre poche, vingt quatre-heures sur vingt-quatre. La distance du cinéma, on l'a réduite à rien. Qui a encore besoin des stars pour fantasmer? N'importe quelle influenceuse de YouTube fait le job. Parce que c'est nous les images maintenant ! La télé, on n'était pas dedans : internet, on est passés de l'autre côté". Voilà les cultures de deux générations qui s'opposent, radicalement, la culture de la télévision et la culture d'internet (p. 218). Le livre se veut délibérément le livre de la génération internet et c'est une conversation au Commissariat qui énonce la réalité nouvelle. Bon.
Ce livre veut mettre en évidence les nouvelles oppositions culturelles, celle des jeunes (YouTube, Facebook, Twitter, Instagram, Snapchat et autres) et celles des anciens, de la télévision, de l'administration du lycée, celles du Monde... En fait, l'opposition se trouve surtout dans les mots et ce sont les mots qui font le roman, "la grande machine à histoires" d'Internet. La génération de Garance (anagramme de "carnage" !), l'héroïne de 15 ans, très belle, est née avec internet et elle vit avec. Et l'auteur la regarde vivre, l'espionne. Une histoire presque mythologique qui se déroule à Ilarène ("île à reine", illa en latin, arène !), ville du bord de mer qui empreinte à l'Ajaccio de l'auteur.
Est-ce un bon livre ? Ou pas ? Imparfait, sans doute. Livre d'une génération, sûrement. Et à ce titre, un livre à lire.
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| L'auteur interviewée par France 3, octobre 2020 (YouTube) |
lundi 5 août 2019
Une autre France, et ses concepts
Un ouvrage presque récent de Christophe Guilluy, La France périphérique. Comment on a sacrifié les classes populaires (Paris, Flammarion, 2014, 186 p.), pose, au-delà d'un sous-titre inutilement racoleur, au-delà des réflexions politiques (ce n'est pas notre sujet), des questions essentielles qu'une science des médias ne peut éluder.
L'une des thèses les plus importantes de Christophe Guilluy, pour qui analyse les médias, leurs audiences et leurs usages en France, est la mise en question de l'usage des catégories de l'INSEE. De catégories de description sont-elles devenues des catégories d'observation puis des catégories de pensées ? Leur évidence finit par aveugler. Omniprésentes et omnipotentes pour décrire la société et l'économie françaises, dans les cours comme dans la presse, on ne voit qu'elles : des cadres supérieurs, des villes de plus de 100 000 habitants, des ouvriers, etc. Christophe Guilluy propose non seulement de regarder ailleurs mais surtout de regarder autrement, de changer de lunettes, c'est à dire de catégories.
Le premier des concepts remis en question est celui de territoire et, avec lui, celui de France urbaine (métropoles) opposés à France rurale et France péri-urbaine. Volant en éclats dans le même mouvement critique, se trouve la notion de "classe moyenne", héritée des Trente Glorieuses, trente années de croissance économique en France (pour qui ?). Notion discutable, s'il en est. Christophe Guilluy s'en tient à opposer des "catégories supérieures", plutôt à l'aise sinon aisées, à une population qui se caractérise par sa fragilité, qu'il appelle "nouvelles classes populaires" et qu'il regroupe sous la notion de "France périphérique". Cette notion suppose donc une France centrale, celle des grandes métropoles. Exit les classes moyennes dont il déclare prévoir la disparition en Occident : ce sera le titre de son dernier ouvrage, No society. La fin de la classe moyenne occidentale (Paris, 2018, Flammarion, 242 p.).
Sans doute faut-il re-catégoriser la population vivant sur le territoire français. Si les catégories dont nous disposons pour les analyses socio-économiques sont inadéquates, c'est comme si l'on regardait le monde avec des verres déformants. Et, dans ce qui est vu de travers, mal analysé, mal décomposé, il y a sans doute les audiences qui font grand usage des catégories de l'INSEE (elles ne font guère que les additionner). Et derrière les audiences, il y a les médias dont le modèle économique est fondé sur la commercialisation, totale ou partielle, d'audiences mesurées, c'est à dire de la majorité d'entre les médias qui vivent essentiellement de la publicité. Mais, plus avant, n'est-ce pas avec les catégories de l'INSEE d'abord que l'on tente de constituer des échantillons représentatifs de la population française (quotas) capables, nous dit-on, d'en analyser les problèmes ?
Alors, il faut re-présenter les classes populaires. L'auteur ne peut guère échapper au cercle de sa logique : pour décrire le monde tel qu'il le voit, il lui faut s'appuyer sur les catégories existantes, quitte à les critiquer. Quotas pour construire échantillons et panels, sondages et enquêtes en tout genre, englués dans les catégories héritées de la célébration des Trente Glorieuses (Jean Fourastié) ; "pieuses" ou "frileuses", des journalistes rectifieront.
Plusieurs remises en questions s'imposent donc : les représentations socio-économiques calquées sur des catégories INSEE, les représentations du territoire (rural / urbain), on peut y ajouter encore les représentations générationnelles (les classes populaires sont trans-générationnelles). Toutes ces représentations sont inadéquates, obsolètes, surannées. La "France périphérique" (qui représenterait 60% de la population française) s'étend au-delà des références géographiques et dénonce une "relégation culturelle" : la classe moyenne n'existe plus. Elle n'intègre pas, ou n'intègre plus, la petite fonction publique et les retraités, par exemple.
Actif / inactif ? Catégories inopérantes. L'auteur leur préfère le "continuum socio-culturel", classe dangereuse que forment les jeunes, actifs et retraités issus de catégories modestes (souvent actifs encore), ouvriers, employés, petits paysans, petits indépendants, les ménagères, les étudiants, ceux qui sont à la recherche d'un emploi, et même ceux qui, découragés, n'en cherchent plus... Cette "classe" de la "relégation culturelle" où le haut ne parle pas au bas. Elle est prise en otage par l'automobile dont l'étau se resserre au fur et à mesure que les transports publics perdent pied (SNCF), que les parkings gagnent du terrain, et le territoire, qu'il aurait fallu aménager, est déménagé.
La mondialisation ? L'auteur évoque la population "sortie des écrans radars des médias" comme des radars de "la classe politique", toute l'attention de ceux-ci se concentrant sur les banlieues (les "quartiers").
Iconoclaste, l'ouvrage est parfois agaçant mais c'est peut-être bon signe. Signe qu'il est temps de faire le ménage et de repenser autrement les distinctions sociales.
Alors, est-ce un bon livre ? Oui, puisqu'il s'efforce de repenser les outils socio-économiques considérés comme classiques depuis une cinquantaine d'années. Il essaie de penser une économie qui ne marche plus aussi bien que l'on prétend (que l'on voudrait) : mais le résultat est encore loin d'être convaincant. Alors, il faut continuer, remettre en chantier les concepts anciens, en inventer de nouveaux... Les "gilets jaunes" ont-ils disparu ? Pas sûr. Ils n'existaient pas, en 2014, quand La France périphérique parut...
Bibliographie
Christophe Guilluy, "La classe moyenne n'existe plus", Emile Magazine, 15 mars 2019
Christophe Guilluy, No society. La fin de la classe moyenne occidentale, Paris, 2018, Flammarion, 242 p.
Christophe Guilluy, Fractures françaises, Paris, 2010-2013, Flammarion, 186 p.
OCDE, L’AVENIR DU TRAVAIL. La situation de la FRANCE, Perspectives de l’emploi 2019,
Marie Charrel, Le lente déclin des classes moyennes, Le Monde, 12 avril 2019, p.15
OECD, Employment Outlook 2019. The Future of Work, avril 2019, 345 p.
vendredi 13 mai 2016
Audiences TV des jeunes. Méconnaissances
On lit, ici et là, que les jeunes regardent moins la télévision. Les jeunes d'aujourd'hui moins que les jeunes d'hier ? Les jeunes d'aujourd'hui moins que les moins jeunes d'aujourd'hui ?
Comment le sait-on ? Puisque l'on lit aussi que les jeunes répondent beaucoup moins aux enquêtes d'audience. Les jeunes d'aujourd'hui moins que les jeunes d'hier ? Les jeunes d'aujourd'hui moins que les moins jeunes d'aujourd'hui ?
"Y a quelque chose qui cloche là-dedans..." (Boris Vian)
mardi 29 septembre 2015
Socio-démo : les Millennials
Les Millennials sont une catégorie socio-démographique forgée aux Etats-Unis pour désigner la génération venant après la "Gen X", celle des personnes nées après les années 1960. La génération des Millennials sera dite aussi "génération Y". On parle même de "Millennialization of America". Cette notion, d'apparence arbitraire, issue du journalisme et du marketing américains, peut-elle rendre compte de la situation socio-culturelle française ou, de manière plus pratique, être utilisée pour le ciblage publicitaire ?
Prenons 1990 comme point de repère, comme date de naissance des Millennials. Plus d'un quart de siècle, plus d'un quart de la population française, les millennials représentent une vingtaine de millions de personnes (INSEE, 2015).
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| Millenials, magazine français lancé en juin 2017 bimestriel, "une nouvelle génération" (4,9€) |
Qu'est-ce qui distingue les Millennials des gérérations précédentes quant aux médias ? Leur équipement technologique personnel et son usage constant.
"Millennials have been shaped by technology", souligne le rapport des conseillers économiques de la Maison Blanche sur les Millennials (octobre 2014). Génération qui a grandi avec le Web, qui fut adolescente avec le smartphone et les réseaux sociaux, c'est la première génération de la communication mobile : pour les Millennials, le smartphone est un prolongement d'eux-mêmes, une extension de leurs mains, de leur cerveau. Littéralement incorporé, ils s'en servent partout, tout le temps, au-delà de toute restriction, illico texto ; ils savent tout le monde sur le bout du doigt et d'un clavier, l'écouteur sur les oreilles.
Habitus numérique ? Les Millennials font preuve d'une dextérité croissante avec les outils et services issus de la technologie et de l'intelligence artificielle (tech savvy) : recherche, automatisation, commande vocale, dextérité inculquée et renforcée depuis l'enfance par le jeu vidéo.
Pour les plus âgés, le mobile n'est souvent qu'un outil distinct de plus, pas un prolongement intégré. Quant à la smartwatch, elle n'est encore que la répétition, l'extension du smartphone.
Photographie et vidéo affectent l'économie de la "présentation de soi dans la vie quotidienne" et des "rituels d'interaction"(Erwing Goffman) : selfies, exposition visuelle continue de soi mise en scène dans des réseaux sociaux. Dans la communication, l'image remplace souvent le texte, l'enrichit, en tout cas ; d'où l'importance croissante de la reconnaissance automatique d'images et de la recherche visuelle, visual search. Comment trouver et se retrouver parmi les 2 milliards de photos mises en ligne chaque jour ?
Quelques autres aspects de la culture média des Millennials
- La télévision est noyée ou au moins dissoute dans les pratiques numériques. Le téléviseur familiale n'est plus à l'horizon de la journée de cette génération. Si certaines émissions ont gardé beaucoup importance, elles sont vécues dans des contextes différents (multitasking) : ni chaîne, ni grille ! Emissions à horaires variables, en différé, sur des supports mobiles. Génération de YouTube, avec les mcn et le streaming illégal, qui devient adulte avec Netflix... et quitte le câble (cord cutters) : 67% des 18-29 ans américains sont abonnés à Netflix (source : Morning Consult, 2017).

Time sur un linéaire de magazines américains, 18 octobre 2015
- Méfiance prophylactique à l'égard des entreprises du numérique (vols de données, protection de la vie privée, adblocking). Inconséquence ou simple droit de se contredire ?
- Relations de plus en plus espacées avec les supports papier (livre, presse, dictionnaire, etc.). Pour les Millennials, tout média doit être mobile, publié sur écran, synchronise. Seul résistent encore les manuels scolaires et universitaires, de moins en moins, pour combien de temps ?
- La communication mobile a bousculé et sans doute réduit la socialisation spaciale des Millennials. Le point de vente, la salle de cours, les transports, la rue même sont affectés. Multitasking ?
- Productivité professionelle et personnelle passent par des outils numériques (calendriers, listes, courrier, domotique, calculs, téléphonie, dictionnaires, plans des transports, fax, organisation des voyages, cartes, commerce, réservations, etc.). Toutes ces pratiques se combinent, se cumulent, se renforcent mutuellement (transferts d'ergonomie, habitus) formant une carapace sensorielle et intellectuelle intégrée.
Quelle est la valeur explicative de la notion de génération comparée à celle, plus courante, d'âge ? Une génération peut être décrite comme l'intégrale d'expériences et d'inculcations communes, de différences communes, elle survit à l'âge et, comme l'enfance, "nous suit dans tous les temps de la vie". L'âge est dans la synchronie, la génération dans la diachronie (cohorte). Peut-on parler d'une identité générationelle ? Pourtant, la plupart des Millennials américains ne se reconnaissent pas comme tels (cf. "Most Millennials Resist the ‘Millennial’ Label", Pew Research Center, Sept. 5, 2015).
Dans tout ce post, beaucoup d'intuition, de déclarations, d'évidences. Peu de données, de faits, de démonstration. Alors, à quoi sert la notion de Millennials ? Peut-on l'opérationaliser ? Que peuvent apporter les data ?
Autres posts socio-démos :
mercredi 9 juillet 2014
Le petit Nicolas, re-construction des années soixante
Génération(s) PETIT NICOLAS Les chouettes souvenirs d'une époque formidable, Hors-série de télé 7 JOURS, 80 p, 6,95 €
Le Petit Nicolas est un héros des années 1960, des débuts de la Cinquième République, en plein cœur des "trente glorieuses". La BD - en fait, il s'agit plutôt de dessins de Jean-Jacques Sempé illustrant des histoires de René Goscinny - est publiée en France en 1960.
Au sommaire de ce document d'histoire de la vie quotidienne contemporaine, se trouve une liste d'objets de consommation courante et d'émissions populaires présentés par ordre chronologique de 1950 à 1967 : "l'anatomie du goût" de ces années.
L'histoire de la vie quotidienne est parcourue, comme si elle était vue par le Petit Nicolas, avec une certaine tendresse, en évacuant tacitement les drames, les guerres, la colonisation.
C'est l'anthologie candide de tout le monde, consensuelle, histoire d'une socialisation partagée par la grande majorité de la population française : service militaire, école, médias. Une certaine uniformisation est à l'œuvre qui, sans doute, réunira cinquante ans plus tard les lecteurs nostalgiques de ce hors série. Lectorat, électorat ?
L'inventaire du Petit Nicolas commence par les "choses" et les mots qui font le décor de son enfance :
- D'abord l'école et son outillage : les plumes, la craie, les photos de classe, la pointe BIC interdite, les bons points... Ecole pour tous, heureuse.
- Puis viennent des produits chers aux enfants d'alors : par exemple et dans le désordre, la chicorée du petit déjeuner (Leroux parraine le cyclisme), Manufrance et son catalogue, le Club des Cinq, les bonbons (Cocos Boer, roudoudou et caram'bar), les jouets (Dinky Toys, Meccano, Jokari), les patins à roulettes, les billes...
- Les transports : l'automobile (la 4CV, la 203, Dauphine, la DS, la 4L...), le Vélo Solex et la Vespa, les bus, les trains
- Le supermarché et ses caddies, les arts ménagers
- Le statut social des femmes (ménagères), le service militaire pour les hommes
- La radio, sans doute sous-estimée : "La famille Duraton, "Salut les copains", "Pour ceux qui aiment le jazz"...
- Le sport : foot avec le Stade de Reims (Kopa, Piantoni, Fontaine), Tour de France avec Anquetil, Poulidor, catch...
- La télévision est omniprésente (normal : télé 7 JOURS !) ; elle ponctue cette histoire, d'année en année : Léon Zitrone, "Au théâtre ce soir", les speakerines, "Thierry la Fronde", "La caméra explore le temps", "la Piste aux Etoiles", "Monsieur Cinéma", "Bonne nuit les petits", "Age tendre et tête de bois", "Interville", le JT...
- La radio comme la télévision sont alors médias de masse, touchant toutes les classes sociales, tous les âges, au même moment. Les médias entrent dans la vie quotidienne : "société du spectacle" en développement.
L'historien, comme l'archéologue, ne travaille qu'à partir des restes d'une époque : "Les choses" qu'évoque Georges Pérec, "une histoire des années soixante", dit-il de ce "roman" (1965), des "Mythologies", disait Roland Barthes (1957) dressant la sémiologie d'une même époque.
Comment caractériser une époque ? Quels en sont les objets marquants, les traces certaines ? Il manque encore à l'histoire contemporaine une méthodologie rigoureuse de construction de patterns, semblable à celle que l'analyse lexicale mobilise pour extraire d'un média des clusters thématiques, des catégories et taxonomies.
Quels seront les choses et les médias qui seront les marqueurs du début du XXIème siècle ? Que pouvons-nous en savoir aujourd'hui ? Une première différence vient à l'esprit : les "choses", la socialisation des "générations Petits Nicolas" étaient françaises, celles des années 2000 seront d'origines étrangères. Mais, surtout, notre analyse des années soixante s'avère d'abord une re-construction, une re-présentation a posteriori par les années 2000 ; elle traduit une nostalgie de ces années d'enfance et d'adolescence qui, par comparaison, en dit long sur les années 2000.
N.B.
Sur une approche semblable par la presse (Paris Match et Historia), voir : La France heureuse 1945-1975
De même, Les mots clés de la vie d'une femme, de Annie Ernaux
On peut aussi regarder cette tranche d'histoire de manière moins satisfaite mais "hilarante", avec le document vidéo de Michel Audiard, "Vive la France", 1974, Les Films de La Boétie, DVD, 72 mn ou sur YouTube.




