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lundi 23 septembre 2019

Comment va Netflix ?


Les jours, les mois qui viennent ne manqueront pas de devenir intéressants aux Etats-Unis pour la bataille de la vidéo. Plusieurs acteurs s'attaquent à la domination de Netflix : Disney+ (qui sera lancé le 12 novembre), Apple TV+ (lancé le 1er Novembre), sans compter bientôt Peacock, le service de Comcast (NBCUniversal) qui sera lancé en avril 2020, et le service de TimeWarnerMedia (HBO Max) qui ne commencera qu'en mars. Sans oublier Amazon Prime Video et Hulu. Et il faudra bientôt commencer de compter aussi avec Metrological que vient d'acquérir Comcast, qui espère ainsi lutter contre Android (Google).

Le cours de l'action Netflix tenant compte des pronostics pessimistes est passé bien au-dessous de 300 $ (24% de chute de l'action depuis le 17 juillet, 283 $). Netflix a perdu 126 000 abonnés aux Etats-Unis (alrs que l'on en espérait 352 000 de gagnés) et n'en a gagné "que" 2,8 millions à l'international (on en attendait 4,8 millions).
Cours comparés de Disney et Netflix. Sources : The Wall Street Journal et FactSet (octobre 2019)
Néanmoins, attendons d'abord, pour un premier diagnostic, le 16 octobre, quand Netflix publiera les résultats du troisième trimestre de l'année en cours.

Netflix s'est préparé à cette compétition depuis 2012. "It’ll be tough competition", a récemment noté son président Reed Hastings à Londres (Royal Television Society, Cambridge).

vendredi 18 janvier 2019

STIRR : Sinclair remue la télévision locale américaine (OTT)


Sélection de la ville. La station qui fournit les
 informations est indiquée : exemple, Powered by
WLUK-TV pour Green-Bay (Wisconsin, Midwest).
Appli iOS. January 2019.
La télévision linéaire accomplit sa mutation vers le streaming, OTT. Le mouvement avait été lancé au début de  2015 par CBS avec CBS All Access. "OTT everywhere. A paradigm shift ?", demandions-nous alors. Avec le passage au streaming des stations locales, le noyau dur de la télévision américaine, le nouveau paradigme se confirme : programmes à la demande, accessibles partout, à tout moment, sur tout support, télévision nouvelle génération dont les modalités sont  énoncées par le standard ATSC 3.0.

Pourquoi STIRR ? Du verbe to stir : remuer, mélanger appartient au vocabulaire de la cuisine (cf. stir-fry) ; to stir, c'est aussi donner une impulsion, provoquer.

Jouant sur toutes les connotations dynamiques du terme, Sinclair Broadcast Group (SBG) lance un service OTT : STIRR. Le service, qui sera financé entièrement par la publicité, est accessible via une application (iTunes, AppleTV, Android, Amazon Fire TV, Roku).
STIRR offre les contenus du linéaire à la demande tout en proposant également du direct. Les émissions disponibles proviennent de toutes les ressources du groupe : les programmes linéaires des stations (locales) ainsi que des émissions en VOD. STIRR contribue au plein emploi de ses moyens. Rappelons que Sinclair Broadcasting Group qui compte 191 stations (la plupart étant affiliées à des networks traditionnels) est présent dans 89 des 210 marchés américains (DMA). Sinclair a tenté en 2017-2018 d'acquérir le groupe Tribune Media, en vain (la FCC avait fait part de ses doutes).

Avec l'appli, il est possible de sélectionner sa ville de préférence (ou plutôt une station parmi toutes celles que contrôle SBG) et d'accéder à l'information locale de ce DMA y compris celle concernant le sport et styles de vie (Stirr City Channel) ; en sélectionnant Washington D.C., on accède à un programme d'information nationale (via la station WJLA-TV). Evidemment, STIRR ne retransmet pas le programme du network auquel une station est affiliée ; ce qui est mis dans le pot commun de STIRR, ce sont uniquement les productions des stations, "owned and operated", de Sinclair (information, plateau).

STIRR propose également une vingtaine de programmes aux thématiques spécialisées, dont quatre multicasts qui lui appartiennent (en italiques) : BUZZR • Charge! • Cheddar • Comet • CONtv • Dove Channel • DUST • FailArmy • Futurism • Gravitas • Mobcrush • MovieMix • NASA TV • Outdoor America • The Pet Collective • SOAR • StadiumTBD • The T • World Poker Tour (source : SBGI).

Le lancement de STIRR par Sinclair s'inscrit dans une stratégie globale privilégiant l'accès numérique au local et la mobilité (mobile-first) ; en même temps, le groupe investit dans la next-gen TV (ATSC 3.0) avec des chips adaptés (System on a Chip, SoC). D'autre part, Sinclair s'est associé à Tru Optik (DMP TV) pour le ciblage publicitaire hybride, linéaire et numérique. Sinclair a acquis en 2015 un SSP, ZypMedia.
Comment la télévision terrestre traditionnelle, celle des groupes de stations locales (broadcasting), peut-elle s'adapter au nouvel environnement numérique et s'y développer en tirant profit du streaming et de la télévision connectée ? Dans cette perspective, la taille et la concentration sont décisives (scaling) pour que survive la télévision locale (y compris l'information locale).
Malgré tout, ces mouvements de concentration suscitent la critique qui souvent se drape dans la défense généreuse et légitime du localisme ; la situation est d'autant plus complexe que les propriétaires de SBG et la ligne éditoriale de certaines stations ne dissimulent pas leur sympathie pour la politique de l'actuel président.

samedi 21 mai 2016

Mi Box : la TV parmi l'Internet des choses de la vie


L'entreprise chinoise Xiaomi (小米), en collaboration avec Google pour le lancement, annonce pour le marché américain un appareil pour piloter le streaming sur un téléviseur (streaming devicestreaming boxmedia streamer). Ce set-top box sera concurrent de AppleTV, de Roku, Fire TV (amazon) et Chromecast (Google) ; l'appareil recourt à Android TV. La télécommande (vocale) utilise le Bluetooth (voir la description technique de l'appareil par SlashGear).
La Mi Box confirme l'importance du marché de la télévision connectée (cf. Measuring connected TV) et son rôle dans la modernisation de la consommation TV : 4K Ultra HD, HDR...

L'intervention de cette très jeune entreprise chinoise (avril 2010) semble ne concerner que l'exportation et pas le marché chinois car utilisant la plateforme Android TV de Google. Xiaomi commercialise surtout des smartphones (premier vendeur en Chine) et se spécialise dans l'internet des choses : pèse personne, purificateur d'air, d'eau, détecteur de mouvement, casque audio, sécurité, smart rice cooker,  wearables pour le suivi de la santé, etc. Apparemment, son positionnement est voisin de celui de Apple. On évoque régulièrement sa prochaine entrée en bourse.

lundi 30 mars 2015

TabletTV, télé mobile, gratuite, sans câbles

L'antenne de réception de TabletTV. Source : TabletTV

TabletTV a débuté à l'occasion de Noël 2014, à San Francisco.
Le lancement s'est effectué en collaboration avec une station indépendante appartenant à Granite Broadcasting, KOFY-TV (TableTV est une JV de Granit Broadcasting et Motive Television, une entreprise de technologie).
TabletTV est une JV (1992) de Granite et de Motive Television (entreprise londonienne).

Pour recevoir TabletTV, il faut avoir téléchargé l'application sur sa tablette (gratuite dans l'App Store de Apple) et utiliser l'antenne fournie (TPod, tuner ATSC) associée à un enregistreur (VCR d'une capacité de 7 GB). Le signal capté par le tuner est retransmis à la tablette via Wi-Fi.
Le slogan de TabletTV est "Set Yourself Free" : libérez-vous ! du téléviseur et de ses câbles, des antennes, des abonnements, des horaires de la télévision linéaire. TabletTV apporte aussi la mobilité.

Pour bénéficier de TabletTV, il faut payer 89,95 dollars, une fois pour toutes. Ensuite, il n'y a plus rien à payer, que l'on regarde en direct ou que l'on enregistre. Toutes les stations terrestres gratuites du marché (broadcasting, standard numérique ATSC) sont accessibles, soit une cinquantaine à San Francisco (DMA N°6), TabletTV couvre donc de facto tous les grands networks, commerciaux et publics. La réception pour l'instant est réservée aux tablettes iOS (Apple, iPad), la version android sera proposée un peu plus tard. TabletTV propose également un guide de programme (EPG).
A terme, le service sera disponible dans d'autres marchés (DMA), s'ouvrira à d'autres appareils (smartphones) ; la VOD / SVOD seront également accessibles.
Pour les stations de la télévision locales et les chaînes nationales (networks) qu'elles retransmettent, l'inconvénient de cette solution est que leur audience, échappant au téléviseur, échappe à Nielsen et à ses audimètres. Audience non mesurable, audience non vendable : bonne affaire pour les annonceurs !

Voici une solution nouvelle, une de plus, pour dispenser les téléspectateurs de s'abonner aux services d'un opérateur TV (câble, satellite, télécoms). Après l'échec de Aereo pour des raisons législatives, après le développement d'une solution OTT voisine par CBS All Access, avec Syncback, la mobilité gratuite et commode (cord-cutting ou cord-never) revient sur le devant de la scène télévisuelle américaine.

En Grande-Bretagne, Tablet TV a été également lancée en décembre 2014, juste avant Noël. TabletTV UK permet de recevoir Freeview, le bouquet de chaînes terrestres.


mercredi 12 décembre 2012

The tablet as a perfect gift

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Of course, it makes perfect sense for Google to give a nexus 7 to households who subscribe to its Google Fiber in Kansas City, since the tablet is going to be used as a remote control for the television set. It is also an opportunity to test and find out who uses it, when and what for, who doesn't, etc. And of course, this tablet is a Google tablet (android).

Magazines and newspapers follow an old promotional path. In the past, with a subscription you might receive a radio, a CD player, a calculator or a clock, etc. Now it is the time of the tablet. In early 2012, for a yearly subscription to The New York Times there was a Nook tablet (Barnes & Noble). Now The Times proposes a Google nexus 7 to new subscribers (18 months / $28 a month) at a very reduced price (£50 instead of £199). The Financial Times (Pearson) offers nexus 7 to its digital subscribers (12 months at $48 a month, in the US). An FT app is - of course - preloaded. Do manufacturers help cover part of the gift? In French-speaking Europe, Le Soir, Les Echos (iPad mini), La Montagne, Le Progrès, Le Figaro (Arnova7 Archos) and now (March 2013) the local papers (Le Télégramm) also propose a tablet.

According to buzz from Santa's helpers, his sleigh is full of tablets. But no idea if there are newspaper or magazine subscriptions that come with them. Doubtful.

On the other hand, The Wall Street Journal (News Corp.) does not seem to need to sell tablets to convince people to subscribe.


vendredi 2 novembre 2012

Aereo : TV numérique sans câble

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Aereo est une startup qui a mis au point une plateforme permettant aux foyers américains d'accéder à la télévision sur des récepteurs numériques sans passer par un réseau câblé ou un bouquet satellite : "Real, live TV on the Internet. Finally".

Comment ? Aucun matériel (hardware) n'est nécessaire. Les émissions, captées par des antennes, sont mises à disposition sur des serveurs par Aereo (in the cloud platform). Les acheteurs peuvent dès lors streamer des émissions (direct broadcasting) provenant des stations locales, et, notamment, de celles qui retransmettent les networks (O&O ou affiliées) ; ces émissions peuvent être regardées sur tout support numérique (smartphones, tablettes, iOS ou android) avec tout navigateur, avec Apple TV et Roku. Elles peuvent être sauvegardées à distance (remote DVRcloud) et regardées ultérieurement. Aereo est une forme de télévision sur mesure, à la carte, donnant plus de liberté aux consommateurs ("The Choice is Yours"). Evidemment, Aereo ne concerne pas, pour l'instant, les chaînes diffusées exclusivement à leurs abonnés par le câble ou le satellite. Toutefois, en décembre 2012, Bloomberg TV est la première chaîne à être retransmise par Aereo.
La politique des prix d'Aereo permet une consommation flexible avec des pass de 1$ pour une journée, de 8 à 12$ pour un mois et de 80 $ pour l'année, avec des volumes de stockage variables (cf. tableau ci-dessous). Aereo est présent à New York ; le service sera étendu à d'autres agglomérations ensuite (cf. mise à jour ci-dessous).
Fondée en 2012, Aereo a levé 20,5 millions de $ en février ; le tour était mené par IAC/Interactive Corp., société dirigée par Barry Diller, un spécialiste de la télévision.

Les groupes de télévision (stations et networks : Disney, Fox, Univision, Comcast, CBS, Gannett, et même PBS) ont intenté une procédure contre Aereo. Leur argumentation met en avant le non respect du droit d'auteur (copyright infringement) par Aereo.
Leur hostilité a d'autres raisons d'être :
  • L'audience ne peut être prise en compte par la mesure de référence donc, de leur point de vue, Aereo altère le modèle économique publicitaire des networks et des stations.
  • Aereo est perçu comme un encouragement à ne pas s'abonner ou à se désabonner (cord-cutting). TV Everywhere est un mécanisme protectionniste qui donne accès à la télévision sur mobile sans compromettre l'abonnement.
  • Les stations ne perçoivent pas de retransmission fee comme lorsqu'elles sont retransmises par un câblo-opérateur.
Pour sa défense, IAC Interactive Corp. fait valoir, jurisprudence à l'appui, qu'Aereo ne fait que reprendre des technologies déjà acquises et largement admises par le marché : l'antenne intérieure (rabbit ears) et le DVR (Digital Video Recording). Son dispositif s'apparente aussi à la Slingbox et au Network DVR : il ne fait que rerouter un signal accessible au public et se fait rémunérer pour la technologie. Le recours au stockage numérique (cloud) a également été jugé conforme au droit dans l'affaire Cablevision.
Fin août, le juge a refusé de suivre l'injonction des networks. Aereo semble alors sauvé. 

Mise à jour 9 janvier 2013
Aereo déclare que son service sera étendu à 22 DMA (Boston, Miami, Austin, Atlanta, Chicago, Dallas, Houston, Washington, DC, Baltimore, Detroit, Denver, Minneapolis, Philadelphia, Pittsburgh, Tampa, Cleveland, Kansas City, Raleigh-Durham (N.C.), Salt Lake City, Birmingham (Ala.), Providence (R.I.), Madison (Wis.). Mais pas encore Los Angeles, DMA N°2.
La société annonce qu'elle a levé 38 millions de dollars, principalement auprès des actionnaires actuels, pour financer son développement.

Mise à jour avril 2014
En février 2014, la cour fédérale de l'Utah bloque la diffusion de Aereo dans l'Utah, le Colorado et le Wyoming.

Les tarifs de Aereo (second semestre 2012)

jeudi 22 mars 2012

Chomp, moteur de recherche des applis

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En février, Apple a acquis Chomp, un moteur de recherche pour applications. iOS et android comptent plus d'un million d'applis, par conséquent, un moteur de recherche est devenu indispensable pour que l'utilisateur s'y retrouve dans l'offre. Chomp recherchait pour l'iPhone parmi plus de 583 000 applis dans la boutique iTunes américaine et un peu moins de 500 000 applis android (depuis la fin avril, l'accès à android est fermé par Apple). L'univers des applis s'accroît de plus de 2 000 par an. Avec Apple, les applis de l'App Store deviennent multiplateforme et sont gérées dans iCloud ; elles font l'objet de fréquentes mises à jour et de recommandations (Genius).


Mise à jour : 3 octobre 2012


En octobre 2012, Apple ferme Chomp en application d'une règle de l'Apple Store qui interdit à une appli de renvoyer à d'autres applis (promotion, vente).

Pour chercher des applications, rien de mieux apparemment qu'une application gratuite. Avec chomp, la recherche s'effectuait de manière mixte, soit par un mot (lexicale), soit par catégorie (une vingtaine), soit par genre (ainsi, peut-on, par exemple, rechercher parmi 1 826 applis catégorisées comme "soccer" (football) et seulement 739 consacrées au chocolat, 11 705 au social networking... La recherche d'une appli peut être filtrée selon le prix, selon qu'il s'agit d'un jeu ou non, selon la date de publication (cf. copies d'écran)...

A disposition des développeurs, Chomp proposait un outil promotionnel (Chomp Search Ads) recourant à des mots clés pour améliorer la visibilité de l'appli auprès du grand public, etc. Le site permettait également aux développeurs de faciliter le référencement de leurs applis (mots clés, etc.). Avec chomp, le marketing (analyse de la concurrence) et le SEO (Search Engine Optimization) faisaient leur entrée dans le domaine des applis et l'App Store Optimization (cf. sur le  même sujet, AppCod.es).

S'agissait-il d'une application" comme les autres" ou faut-il y voir une incursion de Apple dans le domaine de Google et de Bing ? Les applis définissent, comme les réseaux sociaux, des sous-ensembles du domaine global de la recherche. Actuellement, la recherche d'applis, leur découverte, s'effectue à l'aide d'un moteur de recherche généraliste (Bing, Google, etc.).

Chomp disposait, à ce stade, de fonctionnalités limitées. Mais l'entreprise était encore toute jeune, deux ans. On pouvait imaginer qu'en intégrant Apple, Chomp améliore et enrichisse ses fonctionnalités, notamment en recourant à des fonctions sémantiques de recherche, à des catégorisation plus populaires (folksonomie) et en stimulant les interaction des utilisateurs (crowd sourcing). Quid du marché des données collectées dans le cadre des applis ? Rappelons qu'en France, selon AT Internet / Webtrends, Apple compterait plus de 4 visites sur 5 (enquête d'octobre 2011).

Alors qu'elles étendent leur domaine avec la conquête des ordinateurs, des réseaux sociaux, des tablettes et de la télévision connectée, les applis sont de plus en plus importantes et nombreuses dans l'univers numérique. Il semble que l'audience française du Web baisse en France, tansi que celle des applis augmente (Enquête AT Internet : web Trends, avril 2012). Est-ce l'amorce d'une balkanisation de l'univers numérique et donc de la recherche ? Cette tendance est à suivre sur la longue durée ; il nous manque une description plus précise de la méthodologie de l'enquête (constitution de l'échantillon de sites et applis pris en compte, marge d'erreur) avant de conclure. Ni prévention, ni précipitation.

mardi 17 janvier 2012

Starbucks, expérience média totale

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Payer avec l'iPhone
Les cafés Starbucks sont des lieux de passage ; pour de nombreux Américains, des actifs surtout, ils constituent un point de rendez-vous, une sorte de relais où l'on s'arrête au cours de la journée de travail ou de shopping. La plupart des clients n'y restent pas très longtemps : le temps de commander un café, de l'attendre en consultant son courrier, de "personnaliser" leur café (chocolat, cannelle, vanille, etc.) devant un écran. Certains clients s'y retrouvent pour travailler, certains repartent dès qu'ils sont servis. Culture de mobilité urbaine, de personnalisation en affinité avec le Web. 

L'expérience du client de Starbucks est aux Etats-Unis une expérience média de plus en plus riche. La marque s'applique depuis les débuts du Web à être en affinité avec l'évolution de la culture numérique : la généralisation de la mobilité grâce à la pénétration des tablettes, des smartphones et des ultrabooks lui donne désormais un avantage concurrentiel. Cette stratégie permet la collecter d'un volume important de data marketing associant des données Web, des données d'achat, de paiement et de fréquentation (rythme, montant, etc.).
  • Journaux : 4 titres de presse quotidienne, en papier, payants, dans un présentoir à l'entrée.
  • Musique : un écran annonce le titre qui est diffusé. Noter l'emplacement stratégique de l'écran, là où l'on "parfume" et personnalise son café (cf. photo ci-dessous).
  • Wi-Fi : la connection (avec AT&T) est illimitée, gratuite ; elle est utilisée pour le paiement avec smartphone. Beaucoup de clients choisissent Starbucks d'abord pour se connecter, le café vient en plus. Sur le WI-FI à Starbucks, cf. Starbucks Moka Latte Wi-fi
  • Paiement : en utilisant une appli iPhone ou android. De fait, cette appli fonctionne comme une carte de fidélité (rewards, etc.). L'appli permet de recharger sa carte, de vérifier sa situation, de situer les boutiques les plus proches. Cette forme de paiement est disponible aux Etats-Unis et, depuis peu, en Grande-Bretagne.  En 15 mois, Starbucks compte 42 millions de paiement via mobile (source : Starbucks / VentureBeat, avril 2012). Mise à jour 8 avril 2012

"Can we buy you a drink?" Starbucks Rewards

mercredi 7 décembre 2011

Google avec des "Si"... Fiction ?

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Selon Zenith Optimedia, la part du marché publicitaire mondial en ligne de Google atteindrait 44%. Tout indique que cette part, toutes choses égales par ailleurs, va croître mécaniquement, suivant la part de marché de Google dans le "search" (pour atteindre 85% en 2014, selon Zenith Optimedia).
Extrapolons :
  • Si la part de leurs investissements globaux affectée aux média numériques par les annonceurs s'accroît (hypothèse sur laquelle tout le monde s'accorde),
  • Si les médias de papier (presse, affichage) se livrent au Web (ce qui semble certain),
  • Si Google domine le marché publicitaire mobile (ce que tout indique),
  • Si, surtout, Google réussit à pénétrer, d'une manière ou d'une autre, le marché publicitaire de la TV (cf. YouTube, GoogleTV),
Alors, quelle sera la part de marché publicitaire occidental, tous médias, de Google dans les années prochaines ? Quand cette part de marché dépassera-t-elle 50 % (à vous de placer la barre, si 50 % ne vous convient pas) ?

Le développement de Google, comme de toute grande entreprise, tend logiquement vers le monopole (économie d'échelle, etc.).
Comment les nouveaux marchés publicitaires du numérique doivent-ils être appréhendés par les législations anti-concentration ? Comment considérer ces nouveaux marchés publicitaires au regard du pluralisme des médias, puisque la publicité finance les médias ?
Si cette suite de conditions est satisfaite - on sait où elle converge - alors ces questions sont pertinentes.

Mais, avec des "Si", on mettrait le Web en bouteille... 
D'autant que subsistent quelques inconnues dans ces calculs hypothétiques, dont Facebook n'est pas la moindre, qui ne tardera de poser un problème semblable.
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dimanche 21 août 2011

Google, encore plus connecté à la télévision

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Google a racheté Motorola Mobility Holdings (sauf désaccord de la FTC). Après coup, les explications et les rationalisations de ce mouvement ne manquent pas : brevets d'abord (la bataille fait rage), téléphonie ensuite. Mais il est aussi un autre aspect de cette fusion que les opérateurs de la télévision payante américaine observent avec méfiance et, peut-être, avec intérêt : Google devient le second fournisseur de set-top boxes aux Etats-Unis (derrière Pace et Cisco), set-top boxes qui commandent l'accès (conditional access system) aux téléviseurs installés dans les foyers. Motorola détiendrait près d'un tiers de ce marché (MediaCipher). Principaux clients : les deux principaux opérateurs du câble, Comcast et Time Warner Cable (MSO).

Avec cette acquisition, Google sera un partenaire régulier des opérateurs de télévision. Cela favorisera-t-il  l'acceptation et le développement de Google TV que ces opérateurs de télévision ont, dans l'ensemble, mal accueillie, et qui piétine ?
  • Coopérant avec les opérateurs (MSO), Android pourrait, par exemple, enrichir les set-top boxes (interfaces utilisateurs, fonction de recherche, fonction d'analytiques) et rendre les téléviseurs un peu plus "smart". L'achat récent de SageTV par Google est un signe de la détermination de Google à réussir Google TV. En mars 2010, Google a entamé des tests d'utilisation de Android sur des set-top boxes avec Dish Network. De plus, Google propose désormais aux développeurs de réaliser des applis Android pour la télévision.
  • L'entrée de Google en télévision n'est pas récente. Les incursions discrètes de Google TV Ads dans le marché de l'espace publicitaire TV ne doivent pas être sous-estimées. Google TV Ads touche plus déjà de 35 millions de foyers américains en collaboration avec les opérateurs satellites (Dish Network, DirecTV) et télécom (Verizon) : le tout concerne plus d'une centaine de chaînes.
  • Google pourrait mettre les chaînes de YouTube au programme de la distribution par les opérateurs (avec les conséquences économiques que cela implique pour les partenaires).
  • A terme, l'enjeu le plus formidable est celui des données (data) collectées par les set-top boxes, s'ajoutant et se mêlant à celles du Web et de la mobilité. Autrement dit de la mesure des audiences.
Google inquiète le monde de la télévision : aux bonnes raisons (protection de la vie privée, puissance et technique publicitaires, etc.) s'ajoutent des procès d'intention (à usage politique). Quelles réactions peut-on attendre des acteurs traditionnels de la télévision, studios et networks, distributeurs ?
  • Cette acquisition peut inciter à des fusions défensives, renforçant les opérateurs de télévision traditionnelle, sur le modèle de la récente acquisition du network NBC Universal par le câblo-opérateur Comcast.
  • Tout accroissement de la concurrence dans la distribution augmente la valeur des contenus : les studios et leurs networks ne peuvent pas voir cette intervention de Google d'un mauvais oeil.
  • Dans le sillage de Google, Apple, Amazon vont entrer en piste . Des sociétés sont sans doute à l'horizon des appétits de ces géants : TiVo, Netflix, Hulu...
Google dans la télé confirmera la fin d'un modèle pour les médias audio-visuels, l'épuisement d'un paradigme né avec la radio, il y a près d'un siècle.
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dimanche 31 juillet 2011

Google et toute la mémoire du monde

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Beau titre dans le quotidien espagnol El Pais : "Google ya es parte de tu memoria" (Google est déjà une partie de ta mémoire). Le quotidien part de la recension d'une recherche parue dans Science Magazine sur l'évolution de la mémoire (Betsy Sparrow, Jenn Liu, Danial M. Wegner, "Google Effects on Memory: Cognitive Consequence of Having Information at our Fingertips", July 14, 2011) pour approcher de manière plus générale l'effet des moteurs de recherche sur la mémoire des utilisateurs.
Que les appareils que nous utilisons quotidiennement tranforment la manière dont nous retenons les informations et dont nous accédons à leur mémorisation est probable. Retenir, en Grèce ancienne puis dans l'empire romain, reposait sur une mnémotechnique (repérage, classement des objets à mémoriser, association de ces objets à des lieux, etc.). Dans cette opération de mémorisation, l'organisation, la langue, le classement alphabétique, la versification jouent leur rôle ; la rhétorique, "ouvrière de persuasion", cultive la mémoire (cf. Ciceron, Quintilien, etc.). Quant aux appareils externes pour enrichir la mémorisation, ils existent depuis longtemps, indispensables pour la comptabilité commerciale des entreprises et des banques, des Etats (fiscalité), pour la religion (prière, étude, calendriers etc.), indispensables aussi pour leur portabilité : tablettes, rouleaux, puis livres de toutes sortes. La recherche peut être alphabétique, on met bientôt en place des index puis des systèmes de renvois anticipant les liens hypertexte (cf. L'Encyclopédie de Diderot et D'Alembert).

Google, les logiciels de contacts, de fiches organisant le savoir pour apprendre et retrouver, de listes (de courses, de choses à faire, etc.), ne font qu'enrichir cet outillage. Avec le numérique, les tablettes ont accru leur capacité mémoire et amélioré leurs ergonomies. De la tablette qu'utilise Don Quichote ("un librillo de memoria") à l'iPhone et ses applis, les mécanismes de la mémorisation et des accès à la mémoire exploitent les évolutions technologiques. En revanche, les principes de ces outils sont constants : améliorer la rentabilité du travail intellectuel (productivity) et des opérations de gestion. Les travaux, les réflexions sur ce sujet et leur application aux médias sont anciens. De Marshall McLuhan à Jack Goody, par exemple.

Les résultats des expériences évoquées par Science démontrent que nous gérons au mieux notre espace mémoire. L'ordinateur, la tablette, le smartphone, chaque appareil nous permeet de l'exploiter différemment notre capacité mémoire au mieux (optimisation).
Deux conclusions majeures de cet article :
  • Avec la fréqentation continue et approfondie des outils de recherche s'élaborent de nouveaux habitus cognitifs et une dépendance envers la connection  ("We must remain plugged in to know what Google knows"). En ce sens, Google est une entreprise radicalement différente de Facebook qui s'apparente plus, pour l'instant, à un gadget. Google comme Bing gèrent l'accès à des outillages pour connaître. En cela, ils sont différents. On peut encore vivre sans réseau social, on ne peut plus travailler sans moteur de recherche. Le savoir n'existe que si, et seulement si, on peut le mobiliser, s'il a été organisé. Etre, c'est être en ligne.
  • "We are becoming symbiotic with our computer tools". Dans son principe, cela aurait pu être affirmé d'outils de savoir tels que les encyclopédies, les outils pour écrire (stylets et pinceaux, crayons, papier, etc.) ou pour calculer (boulier, planches anatomiques, tables diverses, etc.). Microsoft et Apple orchestrent cette nouvelle symbiose, et Google aussi (Android).
De même qu'il a été fondamental pour l'industrialisation de populariser l'éducation aux outils de travail intellectuel (lire, écrire, compter, mesurer), il devient tout aussi fondamental de populariser la bureautique aujourd'hui. De même que la République fit construire des écoles primaires dans chaque commune, il faut aujourd'hui construire partout des infrastructures de connection. Sans perdre de vue que, à la base de tout cela, se trouve la maîtrise de la première des technologies, celle qui préside à la compréhension et à la production langagières : la langue maternelle ("No se debe perder el valor de la palabra", souligne Beatrix Azagra dans El Pais). Ecole et web : même combat.


Sur le même sujet :
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lundi 23 mai 2011

The End of Disconnected TV

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Updated June 26, 2011
TV is still disconnected from the Web. Not for very long. This is probably the end of its insularity. 16 years after the beginning of the Web, TV joins the new digital world. The idea is not new: Thomson Multimedia tested it in 1999 (Tak), but it was too early, too complicated and it failed. Today, Google TV is only one year old and has still a long way to go to become the OS of TV devices (following the android model). In Europe a consortium is developing a standard (Hybrid Broadcast Broadband TV).
The following post only describes what connected TV brings. What reamains to be seen is how and wether people will use it: once TV sets are connected, will TV viewers use the connection capacities? We do not know, we cannot know, until households are equipped with new TV sets. Research done at the time of Tak (cf. Sandrine Medioni) showed that people were reluctant to interact, that they were happy to remain inactive viewers. Content to be disconnected and lazy! So, let's be prudent.

What is at stake with this convergence?
  • There is a battle to control the living room: the only place where all the family meets in front of a screen ("audience conjointe", as TF1 says). To win this battle, the product has to be cheap and simple. TV viewers are not going to fiddle with software before watching a movie. Apple TV does not require an external  keyboard. For iTunes users, it is now a nobrainer (how about an Apple-branded TV?). See another example: GlideTV.
  • It is time to rejuvenate the TV experience. Networks wonder if teenagers and young adults still like TV since they declare they would not miss it if TV were taken away from them. But do we know anything about their intimate experience when watching TV? We only know, vaguely, how much time is spent watching.
  • When it comes to advertising, TV is by far the biggest and priciest media: what effect will the Web have (price, marketshare)?
  • TV manufacturers (Sony, Samsung, Panasonic, etc.) need connected TV in order to renew the demand for TV sets. 5 million connected TV sets sold in 2011, according to Consumer Electronic Association. Connected TV will become cheaper, but there will always be a gap between equipment and uses. 
  • Tablets are already connecting TV and the Web (cf. L'iPad dérange la TV américaine), threatening TV sets.
What does "connected TV", or "hybrid TV" mean for TV viewers and for advertisers? What can they expect?
TV viewing has always been connected to other media, especially the press (TV guide) and the phone. According to Nielsen, in 2011, more than two-thirds of tablet or smartphone owners use their mobile device while watching TV. TV represents 20 to 30% of the time spent with these devices. Facebook and Twitter are used to sharing TV ideas.
But these connections are all but seamless. TV viewers have to juggle with remotes, screens, a keyboard...  Magazines are not convenient anymore for a TV market where there are many hundreds of channels and so many time shifting possibilities (VOD, catch-up TV). 

What's new with connected TV?
  • For TV viewers: TV was dumb, it now becomes smart
    • Seamless connection with the web; TV becomes part of the Web. Everything which works with the Web will work with TV. You want to know what's on (content discovery)? Type a word or two in your search engine and find out. And of course, there are many apps for that. 
    • An app in your smartphone works as a personal remote control.
    • Search works with video (speech-to-text): Google, blinkx, Soku, Baidu, etc.
    • Multitasking is so simple, so seamless you do not even know you are multitasking
    • Old-fashioned linear TV networks are just one click away from YouTube, Youku, Facebook, on-line press, etc. And vice versa. Cf. YouTube Leanback
    • Browse, click, search, fling, subscribe, share... Same gestures (habitus) :for all digital screens. 
    • One single User Interface (UI), one single homepage personalized with apps, synchronization across all screens (homogeneity of contents). Satellite and cable operators will not control the UI anymore (they will try, however: cf. Rovi Corporation and TotalGuide xD.
    • Web sites will be optimized for TV (Google has already started)
    • No need for a set-top box anymore
    • Connected home: more and more devices in the house will be IP based and inter-connected
  • For advertisers
    • Google TV, blinkx help users to find what they want: there will be search engine TV marketing 
    • Cookies for TV programs and uses
    • New measurement: site-centric and people-centric? GRP's for all?
    • All the advertising and targeting tools will adapt to TV: marketplaces, adnetworks, adexchanges, Real Time Bidding, creative optimization, capping, behavioral marketing, self-serve, yield optimization, you name it... and finally data marketing
    • Cross channel optimization (mobile, video, TV, etc.)
    • One single media world: one single transaction to buy both media. More inventory for sale
    • Localization of the viewers /shoppers: retail advertising, local advertising all the time
    • How to synchronize commercials on two screens, online ads and TV spots (TV, tablet smartphone or PC), in order to monetize socialized TV? Cf. Second Screen Networks.
    • Usual risks: clutter, privacy, brand safety?
  • For content providers
Questions
  • Which regulation applies to what?
  • Connected TV requires a very high speed connection.
  • Will people pay for new TV set, and if, when? How many years before a kind of connected TV succeeds?
  • Will TV become even more social? Examples:
    • shelby.tv: recommendations based on user's social graph using Facebook and Twitter
    • IntoNow bought by Yahoo! (April 2011) for sharing on Twitter and Facebook
    • Twelevision in Australia (TV + Twitter) for sharing and chating (auto-hashtags)
    • Redux: for sharing personalized and "friendsourced entertainment"
    • Comcast, the major American cable-operator, tests social TV with apps, Facebook (Friends Trends), etc.
    • Alertes via Faebook, Twitter, courrier : Yidio est une guide de programmes socialisé, socialisant

dimanche 3 avril 2011

L'iPad dérange la télévision américaine

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Mise à jour 7 juillet 2011
Adopté par deux câblo-opérateurs américains, l'iPad déclenche un conflit avec les éditeurs de chaînes. Time Warner Cable (TWC) est le premier à permettre à ses abonnés (câble et Internet) d'accéder, avec un iPad (application gratuite sur iTunes), à leur offre de chaînes, lorsqu'ils sont à leur domicile (Wi-Fi) : TWCable TV for iPad. Autrement dit, un abonné à TWC (c'est le deuxième MSO américain en nombre d'abonnés), peut regarder les chaînes du bouqet auquel il est abonné : soit sur des téléviseurs du foyer (via set-top box) soit sur son iPad. 300 000 applis auraient été téléchargées depuis la première semaine, selon TWC. Une campagne publicitaire dans la presse, montrant deux mains tenant un iPad,  proclame "The Future of Television is in Your Hands" : "300 000 people can't be wrong".
Sous la menace de certains éditeurs de chaînes, Time Warner a retiré certaines chaînes de l'offre sur iPad. Prudence politique, préludant à des négociations avec les éditeurs. L'argument de TWC est simple : la tablette (iPad) n'est rien d'autre qu'un téléviseur de plus au domicile, utilisable dans des pièces rarement équipées par le câble (cuisine, salle de bains, garage) : "Make any room your TV room". ("in the privacy of your own home, on the screen of your choosing", précise le message publicitaire. Cf. supra)

Les éditeurs refusant la réception de leur chaînes sur iPad :
  • Viacom : Nickelodeon, BET, CMT, Comedy, MTV, Spike, VH1
  • News Corp. et Fox Networks Group : FX, National Geographic
  • Discovery Channel : Animal Planet, The Discovery Channel, TLC
  • Scripps Networks Interactive (HGTV, food network, diY, Cooking channel, etc.)
100 chaînes sont reprises par TWC (juillet 2011). Pour une liste complète, tenue à jour, se reporter au site idoine de TWC  : http://iwantmytwcabletvapp.com/
  • des chaînes Turner Broadcasting System (société parente de TWC) : CNN, TNT, Cartoon Network, HLN, etc.)
  • Bloomberg TV, PBS Kids Sprout (chaîne de secteur public pour enfants), Hallmark Movie Channel, Current TV, Tru TV
  • des chaînes de Disney dont ESPNews (N.B. Apple siège au Conseil d'administration de Disney), de Comcast Networks et de Rainbow Media (Bravo), A and E. 
  • N.B. Comme de coutume, des blacks-outs régionaux sont exigés par les chaînes diffusant du sport en direct : une fois cette exigence satisfaite, ESPN et  TBS accepteront la retransmission.
  • N.B. 2 : mi-avril, les chaînes de Fox Cable News (FX, National Geographic et Fox News) et de Discovery (TLC, Animal Planet) ont accepté la réception via iPad. WC a jouté également Sundance Channel.
Cablevision System Corp., important MSO, suit TWC (son concurrent à New York) et publie une appli du même type (Optimum App for iPad) ; il n'est pas nécessaire d'être client Internet de Cablevision pour en bénéficier. Cette appli donne accès à toutes les chaînes reçues pas les abonnés. Cablevision envisage d'étendre cette offre à d'autres terminaux mobiles (android, iPhone).
Pour les câblo-opérateurs, la réception sur les tablettes est un service supplémentaire offert gratuitement à leurs clients dont ils redoutent le désabonnement ("cord cutting").

Pourquoi certains éditeurs de chaînes s'opposent-ils à la réception sur iPad ? Selon eux, le contrat les liant aux câblo-opérateurs stipule que leurs chaînes passent par la set-top box et le téléviseur alors que, pour l'iPad, Time Warner les fait passer par Internet (IP). La Slingbox se connecte à la set-top box.
Derrière l'argument technique des éditeurs n'est qu'un prétexte pour demander une compensation financière aux câblo-opérateurs, une compensation du même type que celle que les éditeurs ont obtenue pour les stations avec la règle dite de "retransmission consent" (1994). N.B.  Les câblo-opérateurs réclament la réforme de cette règle. Ajoutons à cela trois remarques et une question.
  1. L'audience des téléspectateurs sur iPad n'est mesurée par Nielsen et ne peut être intégrée à celle des émissions. Manque à gagner pour les chaînes.
  2. TWC se trouve vis à vis des éditeurs dans une situation qui s'apparente à celle de Google TV. La solution de ce conflit dégagera une jurisprudence importante. Notons que HBO (Time Warner) et les chaînes de Turner (CNN, etc.) ont accepté d'être reprises par Google TV.
  3. Les principaux opérateurs (dont Comcast, TWC, Dish Network) assurent la promotion d'un protocole appelé TV Everywhere (mars 2010) qui permet à un abonné de regarder les chaînes partout (everywhere) dès lors qu'il prouve qu'il est abonné (mot de passe). La réception sur iPad n'est qu'une modalité d'application de ce protocole.
  4. Que se passera-t-il en France ? Un abonné à un bouquet de chaînes peut-il regarder ses chaînes sur un iPad ?
    iPad, Google TV, Netflix, hulu, Apple TV : le marché de la télévision n'en a pas fini d'être bouleversé par Internet et le Web.
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    lundi 28 mars 2011

    Remote controls

    Screenshot of  Google TV remote
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    In a TV household, the power is at the end of the remote control. The closest person to the remote is the TV boss. Google TV has published an app which transforms your smartphone into a remote control. It is available for your android phone as well as for your iPhone. Nice app. Backlight, voice command, etc. And everyone in the family can have his or her own. Another family war can start, the one who shoots first wins...

    Remotes are outdated: too many buttons. Confusing. Level zero when it comes to ergonomy. And there are also too many remotes for the same screen: for the TV set, the VCR, the DVR and the set-top box, (not to mention, for the panelists, a remote controlling the "people meter"). They are not always synced, contradict each other. It is a mess. Today's remote is a lost cause.

    To win what is described as the "living room battle", Netflix has managed to have a Netflix button installed on remotes operating Blue-ray disc players , Internet-connected TVs (Sharp, Sony, Toshiba), Boxee or Roku set-top boxes, etc. Netflix claims to have 250 "Netflix ready" devices. Comcast has released an iPad app and one for android devices. Subscribers can customize their TV listing (synchronized with the website).

    Demand side TV instead of supply side. In fact, the remote control as we know it cannot handle a TV market with hundreds of channels, VOD, teletext, DVD player, PVR, all kinds of consoles and, now, the Web. The so-called connected TV sets with Google TV, Apple TV or HbbTV interfaces are like a media marketplace; they need a browser, a search engine. Tablets and smartphones are the best solution, providing remotes and TV guides all at once. The viewers are getting used to this new kind of ergonomy. Nowadays, TV viewers are trained by the Web : they want to click, to personalize their homepage with apps, fling a file, save and share their favorites, they want to be localized, recognized (cookies !), they want to subscribe, unsubscribe... In 2008 Apple already published an app called "Remote", working via Wi-Fi, which uses iTunes to control music stored on a computer.
    From the Web to TV, we observe the progressive transfer of habits, of know-how, of habitus. In the mechanism of digital media inheritance, the Web seems to become the dominant gene, TV the recessive one (for the purist, think "allele" instead of "gene"). This approximative metaphor suggests that the Web is now the form in which TV appears.
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    lundi 27 décembre 2010

    Apple Store et téléphonie

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    Parmi les innovations éblouissantes en termes de points de vente, l'Appel Store fait l'unanimité. Acheter un produit, se renseigner dans un Apple Store est un plaisir : on n'a pas l'habitude d'être traité si courtoisement, si efficacement, si patiemment.
    On n'est donc pas surpris d'apprendre que les consommateurs américains classent l'Apple Store en tête pour l'achat d'un téléphone (enquête auprès de 11 000 lecteurs de Consumer Reports). Pourquoi acheter son téléphone dans un magasin lié à un opérateur ? Pour les Américains, l'expérience des magasins non affiliés est généralement meilleure.
    Après le design et l'ergonomie, Apple donne le ton pour la relation client. Faisant le chemin inverse, Google a fermé sa boutique en ligne pour la distribution traditionnelle, laissant à Apple l'originalité d'un circuit de distribution somptueux. Après bientôt dix années et plus de 320 magasins, le design de Eight Inc. reste remarquable ; passer d'un Apple Store à une grande surface spécialisée (GSS) ou à une boutique de téléphonie reste une expérience désolante. 
    • Les opérateurs de téléphonie sont de plus en plus cantonnés par les consommateurs à un métier de fournisseur de bande passante. De l'opérateur, l'abonné n'attend qu'un numéro et la connexion. L'innovation, le choix, l'image sont dans les OS et dans les terminaux, et, bien sûr, dans les applis. Comme le résume Steve Jobs (Apple, au D8), "occupez-vous de la connexion, on s'occupe du terminal" ( "iPhone was the first where we said you worry about the network, we worry about the phone").
    • L'image de marque des opérateurs est forcément négative : l'abonné n'a affaire à eux que lorsque quelque chose ne va pas du côté de la connexion et surtout de la facture. Et les occasions ne manquent pas, effets d'un marketing effarant : tarifs alambiqués, terminologie ésotérique donnent aux consommateurs l'impression d'être piégés. Le comble est atteint avec la facturation des usages à l'étranger (itinérance / roaming). En Europe, la Commission européenne a beau réclamer, cela ne change pas vite. En attendant, il y a le Wi-Fi, Skype et Google Call ! Et puis, en France, certains comptent sur Free...
    • Les sites Web des opérateurs sont confus, "arbres de Noël" hétéroclites, mal personnalisés, répondant à toutes les questions que le client ne se pose pas, juxtaposant toutes sortes de produits sur de pseudo "portails" hérissés de publicité déplacée, touchant des internautes dans un contexte inapproprié. Au client, on ne réserve qu'un petit rectangle dans l'écran. Pour l'interface client, voyez donc Google !
    • Seules exceptions à ce tableau, parfois, quand on réussit à franchir la défense du serveur vocal et des promotions horripilantes qui meublent l'attente, quelques personnes de talent, patientes, claires, règlent en direct les problèmes posés aux clients par un marketing déconcertant. 

    lundi 14 juin 2010

    Coupe du monde de foot : Univision écrase ESPN

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    Le Mexique et l'Afrique du Sud ont fait match nul. Sur le terrain de l'audience, aux Etats-Unis, le network hispanophone Univision (télévision gratuite) l'a emporté sans discussion avec 5,4 millions de téléspectateurs (Nielsen live + same day) sur ESPN, la chaîne payante du câble (2,6 millions de téléspectateurs).
    Le score est sans surprise : la majeure partie de l'audience habituelle de Univision est de culture mexicaine.
    Loin derrière le match d'ouverture, le match France - Uruguay a rassemblé deux fois moins de téléspectateurs (2,54 millions) sur Univision. Globalement, le network double son audience par rapport à 2006 (même décalage horaire, 6 heures au moins).

    Univision, "La Pasion del Mundial"
    • Applis "Univision Futbol" pour iPhone, et bientôt pour android, Blackberry et iPad
    • Exploitation intensive de la Coupe du monde avec une campagne promotionnelle plurimédia : presse, cinéma, affichage (bus, métro, grand format), Internet mobile et fixe, radio.
    ESPN investit beaucoup pour cette Coupe du monde
    • La couverture - 65 heures de direct - mobilise 300 personnes, y compris des commentateurs anglais (N.B. 9 des 23 joueurs de la sélection américaine jouaient en Grande-Bretagne durant la saison passée). 
    • Les matchs diffusés en direct sur ESPN sont rediffusés en différé sur ESPN Classic.
    • Appli iPhone : ESPN 2010 FIFA World Cup
    ESPN tente d'amener les Américains au soccer, de les convertir. Au contraire, Univision s'appuie sur une culture footballistique déjà acquise. Les écarts d'audience observés, toutes choses égales par ailleurs, témoignent de la force de la culture dans les comportements télévisuels.
    ABC (groupe Disney, comme ESPN), network généraliste gratuit, anglophone, joue sur la fibre plus chauvine et nationale et rediffuse les matchs de l'équipe américaine (13 millions de téléspectateurs pour le match Etats-Unis / Grande-Bretagne). Ce qui reste inférieur au score de la finale féminine Etats-Unis / Chine en 1999 (18 millions).
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    jeudi 27 mai 2010

    New York StateS of Mind

    et.
    "Your City. Your News".
    2 applis gratuites, compatibles iPhone, iPad, iTouch pour suivre l'actualité du DMA de New York, telle que la vivent les chaînes locales NY1 et NY1 Noticias. L'une en anglais, l'autre en espagnol.
    "Tu Noticiero de 24 Horas".

    NY1 est une chaîne d'info locale, exclusive, du câblo-opérateur Time Warner Cable (TWC), l'un des principaux opérateurs de New York City (avec Cablevision). NY1 a été lancée en septembre 1992 ; elle est aujourd'hui disponible en HD et propose des contenus en VOD. Bien sûr, elle a sa propre régie publicitaire, tout comme le réseau qui la distribue.
    Sur ce modèle new yorkais, TWC exploite une vingtaine de chaînes de réseaux câblés locaux aux Etats-Unis : agglomérations de Tampa, Orlando, Austin, Buffalo, etc.

    Noter la fonction "Report" qui donne à chacun, s'il lui plaît, si l'actualité lui en donne l'occasion, un rôle de reporter amateur.

    Comme le montre également ESPN (cf. infra), les applis permettent d'approfondir et banaliser la relation au local. Les applis font la proximité encore plus proche : météo, circulation, l'école, la mairie... "Vivre est un village" ! Du texte, des photos et de la vidéo, l'info répartie par "arrondissements" (boroughs). Un outil de recherche.  Un bandeau publicitaire clickable en bas de page.

    Les applis android  et Blackberry devraient suivre.

    mercredi 17 mars 2010

    Couvertures : question de méthodes

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    Quel est l'état de la couverture des opérateurs mobiles, quelle est celle du haut débit ? Si les problèmes d'évaluation de couverture sont semblables dans le monde entier, les solutions varient d'un pays à l'autre, reflétant sans doute des cultures politiques et des conceptions différentes du "métier de citoyen". Ce qu'avait déjà perçu Tocqueville voyageant aux Etats-Unis.
    • L'ARCEP a réalisé un audit en 2009 avec les opérateurs de téléphonie et étudié sur un échantillon de 251 cantons français la fiabilité des cartes de couverture des opérateurs. L'audit consiste en une mesure de terrain : un appel est effectué qui sert de test (cf. le protocole d'évaluation publié par l'ARCEP). 
    • La FCC américaine a développé des applis gratuites pour iPhone et android permettant aux consommateurs d'effectuer eux-mêmes le test de leur connexion haut débit (Consumer Broadband Test) et d'en transmettre les résultats à la FCC. Crowd sourcing qui rend le citoyen responsable. Vox appli, vox populi !
    N.B. La revue Que Choisir appelle à témoigner à propos de la réception 3G en France, selon un esprit proche du crowd sourcing, dans un numéro paru quelques jours après ce post (23 mars 2010).
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    mercredi 10 mars 2010

    Google guide TV

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    Google est le moteur de recherche pour près des deux tiers de la population américaine, notamment pour la vidéo.
    La connexion Internet est de plus en plus fréquente sur les téléviseurs américains (en janvier 2009, un acheteur américain de téléviseur sur quatre a choisi un téléviseur connecté web, selon iSuppli).
    Google collabore depuis 2007 avec Dish Network, bouquet satellite de 14 millions d'abonnés, pour la commercialisation de l'espace publicitaire d'une centaine de chaînes du bouquet (Google TV Ads).
    Enfin, depuis quelque temps, Google teste Android sur des set-top boxes (décodeurs) de foyers abonnés ; ces abonnés peuvent utiliser le moteur de recherche de Google pour trouver les programmes qu'ils veulent regarder. Le clavier se substitue alors à la télécommande, les mots des émissions (speech-to-text) se substituent aux catégorisations des programmes.
    • Grâce à ses différentes méthodes de collecte (cookies) et d'analyse des informations (lexicales), Google disposera d'une connaissance des comportements et des décisions de consommation des téléspectateurs en matière de choix de programmes. Cette information est primordiale pour les chaînes de télévision, les producteurs, les réalisateurs, la confection des grilles de programmes... Pour tout le marché de la télévision, contenus et diffusion.
    • De plus, Google associera certainement son système de vente d'espace publicitaire (display et mots clés) aux recherches effectuées par les téléspectateurs, comme sur Internet, assurant la gratuité du service pour les opérateurs (câble, satellite, télécom) comme pour les utilisateurs individuels.
    • Les émissions des chaînes de télévision traditionnelle seront sur le même plan que la vidéo diffusée sur Internet et en compétition directe avec elle. YouTube sera naturellement en bonne position sur la présentation des résultats des recherches, étant donné l'importance de son offre vidéo.
    Dans une telle situation, Google prendrait possession du linéaire virtuel de télévision, contrôlant les emplacements, les facings, les têtes de gondole, les stop rayon, etc., se réservant éventuellement les bons emplacements pour YouTube, sa marque distributeur (MDD). Google referait ainsi en télévision le coup d'Internet.
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    samedi 2 janvier 2010

    Les applis font vendre du papier

    Après CityPhone, voici encore deux magazines consacrés aux applications iPhone / iTouch. Les éditeurs ont parié sur les fêtes : à qui l'on a offert un iPhone, il faut un guide des usages et des achats allant au-de là du mode d'emploi d'Apple, avec des suggestions, des illustrations, des évaluations, des conseils. C'est souvent peu, mais il s'agit d'une première approche pour s'orienter. La presse joue un rôle considérable dans la pédagogie, voire la didactique de la consommation, notamment pour les produits nouveaux. Ensuite, on peut consulter la boutique d'apllis de iTunes et les nombreux sites spécialisés.
    • mobiPHONE est un nouveau trimestriel, vendu 5,95 € (distribution MLP). Ce magazine se veut un "guide complet" et propose 250 applis classées en 20 thèmes. Pour chaque aplication, une brève description, une note (sur quelle base ?) et le prix. Pas de publicité hormis 3 pages de promotion de magazines du groupe, sur le catch et la musique sur PC.

    • Le magazine Mobiles (groupe Oracom) propose son deuxième hors série (le volume 1 est sorti en octobre) sur le même canevas, au prix de 9,5€. Un inventaire de 240 applis, réputées "les meilleures". Classées en 20 thèmes, notées. Publicité : quelques pages, de publicité captive surtout, et des pages pour les magazines du groupe.
    A l'exception de CityPhone, les revenus publicitaires de ces titres sont sans doute maigres voire inexistants. Les prix de vente sont élevés, le rédactionnel plutôt limité et standardisé : modèle économique clair. Le marché des applis est un marché naissant, il va au-delà de l'iPhone et tend vers l'universel. Tout téléphone donnera bientôt accès à des applis (voir sur ce point ce qu'indiquera le nouveau Nexus One de Google / android).

    Trois titres en un mois sur un même thème. Beaucoup de ressemblances.
    Certains professionnels y verront l'illustration et la cause d'un trop grand nombre de titres dans certains points de vente. D'autres y verront une heureuse diversité. Laissons le consommateur trancher, comme pour d'autres produits, comme il tranche aussi tous les jours entre les multiples "féminins", les nombreux titres de sport ou les titres people dont la diversité n'est pas toujours éclatante. Reste, bien sûr, la question de la nature du marché. La presse est un produit subventionné par l'impôt, comme beaucoup d'autres. Ce débat là n'a pas lieu.
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