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mercredi 26 octobre 2011

Suivre le cours des actions publicitaires

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Web, mon beau miroir...
Voilà un moment déjà que l'on perçoit que le Web est un miroir des actions publicitaires. Miroir intégral où se dresse objectivement, à un moment donné, le bilan des actions cumulées. Toutes les actions, enfin non dissociées : celles que l'annonceur contrôle, actions définies, planifiées, encadrées dont on dresse le bilan mécanique en fin de campagne, mais aussi toutes les autres, incontrôlées, incontrôlables, média et hors média, marketing direct et indirect, RP, action des points de vente, discussion des consommateurs, etc. Sans compter toutes les queues d'action publicitaires, promotionnelles qui continuent de se propager, et qui affectent les images et la mémorisation des marques bien au-delà des plans média. Grâce au Web, les médias se reconnaissent pour la première fois dans leurs effets, dans leur image ("stade du miroir"). Marketing intégré ?

Le Web pour éclairer l'achat TV
Le Web est aussi, par voie de conséquence, un guide au jour le jour des achats média pour les médias qui permettent une intervention rapide (accroissement de pression, modification de la création, etc.). Donc principalement des médias numériques : TV, Web et bientôt Digital Signage.
Alors que le bilan de campagne traditionnel peut s'apparenter à un examen post mortem, une sorte d'autopsie où l'on dissèque pour voir "de ses propres yeux", le Web permet au contraire d'intervenir quand le plan est encore en cours de réalisation, vivant, quand on peut modifier la posologie publicitaire.

Plus la pénétration et les usages du Web deviennent flexibles, courants et constants, plus le Web s'avère le compagnon idéal du travail publicitaire. Les accès au Web, en se diversifiant, accroissent cette richesse de données immédiates : smartphones et tablettes font que ce miroir est de moins en moins déformant, de plus en plus sensible, réactif et fidèle.
La relation entre Web et TV est même, au moment exact de la consommation télévisuelle, tout à fait intime. Rechercher une émission, un produit amené à l'antenne par une émission, par un écran publicitaire ou placement de produit, tout renvoie aux moteurs de recherche que le téléspectateur a sous la main grâce à un second ou troisième écran : multiscreentasking.
  • Le Lab des Marques de Weborama permet cette approche de la publicité par le Web. Suivre le cours d'un mot (ou d'un ensemble de mots / syntagme) comme on suit le cours d'une action. Les mouvements publicitaires s'y reflètent immédiatement, dans les co-occurences des recherches (un mot + le mot d'une marque, d'un produit) sur tous les moteurs de recherche. 
  • Search Triggers mis en place par Google utilise les données de recherche pour détecter la tendance du moment concernant la marque ou le produit concernés (accélération ou ralentissement des recherches). Fort de cette information, Google TV Ads ajuste (optimise ?) les achats en cours.
  • Les médias sociaux demandent un suivi et une analyse des réactions aux effets publicitaires. Etude des "sentiments" vis à vis des marques, de la réputation, de l'image. Généralement ces études empruntent un peu à l'analyse lexicologique et beaucoup à l'intuition, comme la critique littéraire. Des recommandations sont issues de l'analyse des sentiments de cette "foule sentimentale". 
De tels systèmes d'observation n'omettent a priori aucune des causes des variations du cours d'une marque. Les analyses multivariées traditionnelles, en isolant des variables, testent les hypothèses les plus parcourues. Au contraire, des outils comme Le Lab des Marques font voir l'impact intégral de la vie publicitaire de la marque à tout moment (somme actuelle de ses passés ). Hypothèse d'efficience du marché publicitaire numérique (au sens de Fama) puisque toutes les informations disponibles à un instant donné sont prises en compte et intégrées dans le cours de la marque.
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dimanche 21 août 2011

Google, encore plus connecté à la télévision

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Google a racheté Motorola Mobility Holdings (sauf désaccord de la FTC). Après coup, les explications et les rationalisations de ce mouvement ne manquent pas : brevets d'abord (la bataille fait rage), téléphonie ensuite. Mais il est aussi un autre aspect de cette fusion que les opérateurs de la télévision payante américaine observent avec méfiance et, peut-être, avec intérêt : Google devient le second fournisseur de set-top boxes aux Etats-Unis (derrière Pace et Cisco), set-top boxes qui commandent l'accès (conditional access system) aux téléviseurs installés dans les foyers. Motorola détiendrait près d'un tiers de ce marché (MediaCipher). Principaux clients : les deux principaux opérateurs du câble, Comcast et Time Warner Cable (MSO).

Avec cette acquisition, Google sera un partenaire régulier des opérateurs de télévision. Cela favorisera-t-il  l'acceptation et le développement de Google TV que ces opérateurs de télévision ont, dans l'ensemble, mal accueillie, et qui piétine ?
  • Coopérant avec les opérateurs (MSO), Android pourrait, par exemple, enrichir les set-top boxes (interfaces utilisateurs, fonction de recherche, fonction d'analytiques) et rendre les téléviseurs un peu plus "smart". L'achat récent de SageTV par Google est un signe de la détermination de Google à réussir Google TV. En mars 2010, Google a entamé des tests d'utilisation de Android sur des set-top boxes avec Dish Network. De plus, Google propose désormais aux développeurs de réaliser des applis Android pour la télévision.
  • L'entrée de Google en télévision n'est pas récente. Les incursions discrètes de Google TV Ads dans le marché de l'espace publicitaire TV ne doivent pas être sous-estimées. Google TV Ads touche plus déjà de 35 millions de foyers américains en collaboration avec les opérateurs satellites (Dish Network, DirecTV) et télécom (Verizon) : le tout concerne plus d'une centaine de chaînes.
  • Google pourrait mettre les chaînes de YouTube au programme de la distribution par les opérateurs (avec les conséquences économiques que cela implique pour les partenaires).
  • A terme, l'enjeu le plus formidable est celui des données (data) collectées par les set-top boxes, s'ajoutant et se mêlant à celles du Web et de la mobilité. Autrement dit de la mesure des audiences.
Google inquiète le monde de la télévision : aux bonnes raisons (protection de la vie privée, puissance et technique publicitaires, etc.) s'ajoutent des procès d'intention (à usage politique). Quelles réactions peut-on attendre des acteurs traditionnels de la télévision, studios et networks, distributeurs ?
  • Cette acquisition peut inciter à des fusions défensives, renforçant les opérateurs de télévision traditionnelle, sur le modèle de la récente acquisition du network NBC Universal par le câblo-opérateur Comcast.
  • Tout accroissement de la concurrence dans la distribution augmente la valeur des contenus : les studios et leurs networks ne peuvent pas voir cette intervention de Google d'un mauvais oeil.
  • Dans le sillage de Google, Apple, Amazon vont entrer en piste . Des sociétés sont sans doute à l'horizon des appétits de ces géants : TiVo, Netflix, Hulu...
Google dans la télé confirmera la fin d'un modèle pour les médias audio-visuels, l'épuisement d'un paradigme né avec la radio, il y a près d'un siècle.
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