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jeudi 27 juin 2013

How new a media is Facebook

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  • 1 million advertisers / month (28 days) : very big and very small, SMBs and local
  • Increasingly a true worldwide media
  • Moving fast. Example, in a week or so, Facebook introduced: hashtags, new advertising formats, social gifting with Amazon, new metrics (PTAT), etc.
  • Mobile first: Facebook, and of course Instagram - now going video - are primarily mobile media. Facebook's Home, a tentative innovative User Interface, might look like a mistake for the time being but the next attempt might be the good one.
  • Next? A Facebook news reader? We'll see...

  • Of course, Facebook makes mistakes; of course there are failures, but there are also successes. By doing so much, Facebook is no doubt learning a lot.
    In comparison, think of traditional media, such slow media. There are more changes with Facebook in one week than in those media over an entire year.

    What makes Facebook so different? What are traditional media missing?
    The pace of change, the daring to risk. The key, according to Mark Zuckerberg? "Move fast and break things","Done is better than perfect"...


    Some other posts concerning Facebook

    lundi 11 janvier 2010

    Alibaba : 10 ans Business to Business

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    Alibaba (阿里巴巴) est, avec Baidu, l'une des très grandes entreprises Internet nées en Chine (1999). Parmi les actionnaires d'Alibaba, Softbank et Yahoo!, ce dernier détenant 40% du capital (Alibaba gère Yahoo! en Chine). Son métier est le Business To Business (B2B) à l'échelle mondiale. Née de la nécessité de commercialiser les produits chinois hors de Chine, Alibaba a depuis dix ans fait rentrer dans sa caverne numérique 45 millions de clients, recrutés bien au-delà du marché chinois : "Global Trade Starts Here" (le commerce mondial commence ici) est son "Sésame, ouvre toi". 
    • Alibaba s'est diversifié et a développé des activités de stockage de données et de cloud computing (septembre 2009), de commerce B2C (Taobao qui détient 80% de marché C2C, et domine Youa, la filiale de Baidu), une place de marché publicitaire et de petites annonces (alimama), une plateforme de paiement (alipay). 
    • Alibaba dispose d'une plateforme pour le marché intérieur chinois et d'une plateforme internationale avec des sites en chinois, en anglais et en japonais. Alibaba est désormais présent en Europe occidentale, en Turquie et en Inde et propose ses offres en 6 langues (allemand, espagnol, français, italien, portugais et russe).
    • Alibaba offre à une entreprise des moyens commodes pour tester de manière fiable la pertinence de ses produits pour les marchés asiatiques (Chine, Japon, Vietnam, Indonésie, etc.). Alibaba fournit également à ses clients des informations indispensables au commerce international en ligne (transports, documents de douane, assurance, etc.).
    • La plateforme dispose d'un outil automatique d'achat de mots clés qui s'apparente à un moteur de recherche : Ali-Advance, permet aux "annonceurs" de placer leurs produits en position favorable dans l'offre visible .
    En conclusion, Alibaba est plus qu'une place de marché internationale. Sa plateforme peut être utilisée pour étudier un marché : combien de demandes, combien de concurrents potentiels, etc. Alibaba, comme Google, vise aussi le tissu économique des petites entreprises (PME, PMI, TPE), des jeunes entreprises auxquelles il apporte des moyens pour se lancer prudemment sur le marché international, se positionnant comme une sorte d'incubateur virtuel. Sa récente campagne publicitaire sur le marché américain allait dans ce sens invitant les petites, voire toutes petites entreprises à passer à l'acte, s'adressant à elles avec un slogan pragmatique : "Find it. Make It. Sell It".
    Né d'Internet, offrant une boîte à outils numériques de plus en plus riche, Alibaba n'est pas encombré par un passé de papier comme beaucoup de ses concurrents occidentaux. Adossé à l'immense marché chinois, Alibaba peut se prévaloir de ses ambitions internationales alors que la Chine est devenue en décembre 2009 le premier exportateur mondial. 

    vendredi 15 mai 2009

    PME mises en réseau


    Google met en place un outil de lobbying auprès du Congrès américain, au service des PME (SMB, Small and Middle Businesses) : Small Business Network.
    L'objectif déclaré est la protection des PME et de leur capacité d'utiliser Internet. Donc, premiers sujets de préoccupation, l'augmentation des débits et la neutralité d'Internet. En question aussi, les aspects fiscaux (taxes locales sur le commerce en ligne, etc.).
    Il s'agit aussi de mobiliser les PME pour qu'elles ne soient pas oubliées dans l'allocation des fonds publics d'aides aux entreprises ("stimulus package" : American Recovery and Reinvestment Act). 
    Google a deux bonnes raisons de jouer ce rôle. Pour être intéressée, cette philanthropie n'en est pas moins intéressante.
    • Les PME et les SoHo (Small Offices / Home Offices) constituent une grande partie de sa clientèle (outils de cloud computing, publicité). Cete long traîne constitue un allié politique naturel pour Google. 
    • Google se met en avant comme porte-drapeau des PME et des startups, se donnant une image de "bon géant" désintéressé, aidant les plus petits. Google enrichit son slogan : de "Don't Be Evil" à "Be Good"!
    Un tel groupe de pression pour mettre davantage Internet au service des petites, des micro entreprises et des startups trouverait toute son utilité en France. A qui de jouer ?

    dimanche 3 mai 2009

    Local, local, local


    Des études diverses convergent pour affirmer le développement du marketing local en ligne. 
    La part de marché de la recherche pour des petites entreprises et des commerces locaux s'accroît ; dans une étude effectuée pour Yellow Pages Association, ComScore situe cette part à 12% sur les grands portails. 
    L'étude indique aussi que 72% des mots clés utilisés pour les recherches effectuées sur les sites de Yellow Pages n'indiquent pas de nom de marque. En conséquence, la géographie et les mots dans le médiaplanning visant le local prennent une importance déterminante. La géographie, ce sont des mots aussi (toponymes), et ces mots, "noms de pays" (cf. M. Proust, Du côté de chez Swann, 3), sont en quelque sorte des marques. Le géo-marketing, par défaut, propose à toute recherche la réponse géographique la plus proche (à la manière de Google Suggest) : tout médiaplanning devient ainsi marketing de l'affinité géographique.

    Commerces et entreprises américains (PME-PMI) accroissent leurs investissements en publicité, et notamment en publicité locale sur Internet selon l'étude publiée par Borrell Associates, Main Street Goes Interactive: How Small Businesses are spending their online dollars. Ce qui représenterait 11% de leurs dépenses publicitaire totale (4% trois ans aupraravant) et ce n'est sans doute qu'un début.
    Cette longue traine des milliers de petits annonceurs est mal servie par les grandes agences et cherche ses partenaires, médias méticuleux du local (66x3, SpaceFoot, etc.). 

    Le géo-marketing est à la pointe de ces développements, sur ordinateur mais aussi sur téléphone. Les applis locales pour iPhone, par exemple multiplient les occasions de localiser les PME-PMI au plus près des besoins personnels ou B2B des clients (cf. par exemple, l'appli de l'annuaire Superpages, disponible dans la boutique iTunes).

    Toutes ces tendances tiennent à l'organisation de la vie quotidienne : elles devraient s'exprimer bientôt en France.

    vendredi 24 avril 2009

    L'annuaire Google


    Google lance sans grand bruit un nouveau produit : l'annuaire personnel sous le nom de Google profile (ouvert aux Etats-Unis uniquement, dans une première phase).
    Le modèle économique est impeccable puisque ce sont les intéressés eux-mêmes qui remplissent le formulaire standard et fournissent les informations (donc tout est opt-in par construction). Lorsqu'un internaute a rempli ce formulaire, c'est ce profile qui apparaît en tête des résultats lorsque son nom est recherché sur Internet. C'est là que sont les incitations primordiales : trouvabilité (findability) et maitrise de sa propre identité.
    Ce formulaire établit par défaut des liens avec d'autres fonctionnalités de Google utilisées par l'internaute (Gmail et contacts, Picassa, YouTube, etc.). 
    Une opération de promotion croisée avec iPrint permet même à 10 000 élus de voir leur profile imprimé en cartes de vistes.

    Imaginer cet annnuaire gagnant en notoriété, en puissance, et en finesse au fur et à mesure que les intéressés enrichissent leur profile, y compris par des liens vers les photos, les contacts, les agendas, etc.
    Imaginer un annuaire où se trouveront d'abord les plus actifs de la population, remisant la variable "actifs /inactifs", si confuse, utilisée couramment par le marketing et le médiaplanning.
    Imaginer sa déclinaison mobile.
    Imaginer le fantastique outil qui se profile alors, tentaculaire, international et plurilingue, personnel et professionel.  

    Comment un tel projet se combine-t-il aux réseaux sociaux existants ? Plutôt complémentaire que concurrent, multiplicateur d'investissements personnels, Google Profile constituant les cellules élémentaires des réseaux. 
    Les menaces les plus sérieuses concernent évidemment les annuaires traditionnels et les instituts d'étude :
    • A quand un semblable développement B2B, pour les PME-PMI et les TPE, prolongement logique des produits existants de Google Enterprise ?
    • Google Profile comme base de sondage pour les enquêtes ? On imagine la capacité de réalisation de divers access panels que recèle à terme un tel annuaire.

    lundi 9 juin 2008

    Economie de la télévision locale

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    Le GIE Les Indépendants (111 radios locales et régionales) a remis en jeu, deux ans plus tôt que prévu, son contrat de régie ; la régie était assurée depuis 1992 par Lagardère Publicité
    Mise à jour 20 juin 2008 : TF1 Publicité a gagné l'appel d'offres estimé entre 50 et 75 millions d'euros de recettes publicitaires nettes (environ 150 en brut tarif).

    TF1 Publicité compte une trentaine de stations de télévision, locales ou régionales en régie (octobre 2007). En même temps, francetélévisions publicité, NRJ Group et le Groupe Hersant Média, éditeur de Paru Vendu, ont créé Uni TV Publicité, régie de télévisions locales et régionales (novembre 2007).
    Finalement, les grandes régies télé s’intéressent au local. Depuis un an, le CSA (Conseil Supérieur de l'Audiovisuel) distribue les fréquences TV locales et publie une brochure intitulée "Créer une télévision locale hertzienne terrestre en mode numérique" : la France finira par être couverte de stations locales et régionales de télévision (stations TNT, IP ou canaux locaux du câble). La révolution numérique est donc l’occasion en TV d’un sérieux rattrapage culturel.

    Jusqu’à présent, les opérateurs publicitaires français n'ont vu dans la télévision locale qu’une bizarrerie américaine, ne valant que pour un vaste pays : comme si l’espace de vie quotidienne défini par les administrations courantes, la scolarisation, les soins, le commerce, le travail et le domicile variait selon la taille du pays (cf. la recherche de Albert-László Barabási , Marta C. González, César A. Hidalgo, “Understanding Individual Human Mobility Patterns” publiée en juin 2008 dans Nature, qui montre, à partir d’un exemple européen, la stabilité des déplacements, presque tous accomplis dans un rayon de 10 km) ! Il aura fallu le numérique pour que la TV s’éveille de son sommeil jacobin. Pourtant le succès constant du couplage de la presse quotidienne régionale 66.3 (PQR66) constitue depuis 1991 un signal positif. M6 s’est bien essayé au réseau local, en collaboration avec la PQR, mais la réglementation qui interdit le financement des décrochages par la publicité locale ne lui laissait que peu de chance de succès.

    Barter syndication
    Mais de la régie nationale de médias locaux à un modèle économique d'une télévision de type network, il y a loin. Car le modèle américain est fondé sur le troc en réseau (barter syndication) : la station paie une partie de sa programmation en espace publicitaire local, que le producteur de programmes revend en l’agrégeant en espace national, devenant ainsi régie publicitaire nationale. La station échange son audience locale contre des programmes en affinité avec cette audience, laissant à la "main invisible" du marché de l'audience le soin de faire de justes prix. Attention : la syndication de l'échange ne fait que compléter une programmation locale déjà ancrée dans la vie locale, à base d’information locale, et qui assure la formation d'une audience locale. On est encore loin de ce système en France.
    Si le modèle économique du network est simple en son principe, son réglage géographique ne l’est pas. Quelle est la dimension adéquate, l'"optimum local" ? Aux Etats-Unis, le réglage des zones de chalandise télévisuelles et publicitaires (DMA) s’affine régulièrement, depuis des décennies, au comté près (l’équivalent d’un canton français). Pas si simple ! Le Washington Post s’essaie à l’hyperlocal --"l’hyper proximité" comme dit TF1 -- avec un site Internet visant Laudoun county : un an après son lancement, la situation du site reste délicate pour avoir sous-estimé l’information locale continue, sans laquelle il n’est pas de média local. Pas si simple de couvrir une agglomération et de mobiliser sa population et des contributions journalistiques locales.

    "Quant à moi, je suis de mon village"
    On ne fera pas de télévision locale sans journalisme local, sans localiers de terrain, dans leur village comme des poissons dans l’eau, spécialistes du menu de la cantine, des travaux de voirie, des concours de boule et des conseils municipaux… Américains ou Français, nous sommes tous du "côté de chez nous" : quelques rues, un village dans la ville ou dans la campagne : rien n’a changé depuis Diderot, encyclopédiste et pourtant indécrottable langrois, qui clamait : "Quant à moi, je suis de mon village".
    L'oubli du local aura privé la télévision, et notamment les producteurs français, d’un gisement publicitaire important, et les PME d'une capacité de communication commerciale à leur échelle. La télévision américaine doit une grande part de sa réussite à ce gisement local. Aux Etats-Unis, TF1 et M6 seraient des réseaux de stations locales, auxquelles ils fourniraient des programmes nationaux. C’est de cette structure mixte que naissent les « Ugly Betty », « 24 » et autres « House ». Pas de network national sans implantation locale. La régie pourrait constituer une étape dans cette direction.
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