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lundi 28 mai 2018

SyncBak, et la télévision locale américaine est connectée



Voici, avec SyncBak, le début de la télévision connectée pour les programmes locaux américains.
En mai 2018, la plateforme de streaming SyncBak a lancé SBTV, un service qui permet aux stations locales de télévision de diffuser leurs programmes OTT (over the top) sur tout support numérique (cf. copie d'écran de l'appli iOS, ci-contre). La maxime de SBTV est "Live streaming made simple", simple pour le stations émettrice et simple pour les téléspectateurs.
  • Pour les stations, la diffusion des programmes par Synbak est gratuite.
  • Les émissions sont gratuites pour les téléspectateurs, le financement étant assuré par la publicité. SyncBak recourt à l'insertion publicitaire dynamique (DAI, Dynamic Ad Insertion) avec adSync.
  • Les programmes sont syndiqués et mises à disposition sur une place de marché (Cloud Syndication Marketplace) ; ils sont accessibles à la demande (VOD) ou en direct avec SimpleSync.
Ce dispositif permet aux stations d'être accessibles hors de leur DMA d'origine, lorsque les droits le permettent donc cela ne peut concerner ni les programmes du networks - pour les stations affiliées à un network ou lui appartenant (O&O) ni les programmes qui sont achetés par une station sur le marché de la syndication.
Quel est le fonctionnement ? L'appli localise d'abord le téléspectateur ; pour des raisons de geo-fencing, celui-ci doit se trouver sur le territoire américain. Ensuite, le téléspectateur doit rechercher le marché (DMA) qui l'intéresse afin de se connecter aux programmes des stations de ce marché, dans leur version hors marché (out-of the market version). 

Disposer d'un accès aux stations locales distantes (hors marché) peut s'avérer importante pour une population mobile, qui déménage souvent et reste attachée à son marché d'origine (c'est un problème que la presse régionale connaît bien). Mais pourquoi appliquer un geo-fencing national aux programmes locaux ou hyper-locaux d'information ? Il semble que ce soit pour des raisons publicitaires... On peut certes le comprendre pour les droits sportifs, mais pour l'actualité locale ?

Les services recourant à SyncBak représentent d'ores et déjà 196 DMA (sur 210, soit 98% des foyers TV américains) ; les principaux groupes de télévision (broadcast) participent. Gray Television, qui compte une centaine de stations dans 57 DMAs, a été le premier groupe à y recourir. SyncBak est utilisé aussi par des virtual MVPD (Multi Video Programming Distributor) comme Hulu, Fubo TV ou Play Station Vue. Il s'agit donc d'un acteur technologique déjà important sur le marché de la télévision américaine.
CBS a investi dans SyncBak en 2013 et l'utilise pour son service OTT, CBS All Access. Le groupe Northwest Broadcast (une douzaine de stations dans 6 marchés) dès 2012, puis Gray Television en 2016, ont également investi dans SyncBak.

Le développement de SBTV est une nouvelle illustration  du dynamisme de la télévision locale américaine et de son adaptation au numérique et à la mobilité, en attendant que se généralise la "télévision de la nouvelle génération" ("NextGen TV", ATSC 3.0.).

lundi 30 mars 2015

TabletTV, télé mobile, gratuite, sans câbles

L'antenne de réception de TabletTV. Source : TabletTV

TabletTV a débuté à l'occasion de Noël 2014, à San Francisco.
Le lancement s'est effectué en collaboration avec une station indépendante appartenant à Granite Broadcasting, KOFY-TV (TableTV est une JV de Granit Broadcasting et Motive Television, une entreprise de technologie).
TabletTV est une JV (1992) de Granite et de Motive Television (entreprise londonienne).

Pour recevoir TabletTV, il faut avoir téléchargé l'application sur sa tablette (gratuite dans l'App Store de Apple) et utiliser l'antenne fournie (TPod, tuner ATSC) associée à un enregistreur (VCR d'une capacité de 7 GB). Le signal capté par le tuner est retransmis à la tablette via Wi-Fi.
Le slogan de TabletTV est "Set Yourself Free" : libérez-vous ! du téléviseur et de ses câbles, des antennes, des abonnements, des horaires de la télévision linéaire. TabletTV apporte aussi la mobilité.

Pour bénéficier de TabletTV, il faut payer 89,95 dollars, une fois pour toutes. Ensuite, il n'y a plus rien à payer, que l'on regarde en direct ou que l'on enregistre. Toutes les stations terrestres gratuites du marché (broadcasting, standard numérique ATSC) sont accessibles, soit une cinquantaine à San Francisco (DMA N°6), TabletTV couvre donc de facto tous les grands networks, commerciaux et publics. La réception pour l'instant est réservée aux tablettes iOS (Apple, iPad), la version android sera proposée un peu plus tard. TabletTV propose également un guide de programme (EPG).
A terme, le service sera disponible dans d'autres marchés (DMA), s'ouvrira à d'autres appareils (smartphones) ; la VOD / SVOD seront également accessibles.
Pour les stations de la télévision locales et les chaînes nationales (networks) qu'elles retransmettent, l'inconvénient de cette solution est que leur audience, échappant au téléviseur, échappe à Nielsen et à ses audimètres. Audience non mesurable, audience non vendable : bonne affaire pour les annonceurs !

Voici une solution nouvelle, une de plus, pour dispenser les téléspectateurs de s'abonner aux services d'un opérateur TV (câble, satellite, télécoms). Après l'échec de Aereo pour des raisons législatives, après le développement d'une solution OTT voisine par CBS All Access, avec Syncback, la mobilité gratuite et commode (cord-cutting ou cord-never) revient sur le devant de la scène télévisuelle américaine.

En Grande-Bretagne, Tablet TV a été également lancée en décembre 2014, juste avant Noël. TabletTV UK permet de recevoir Freeview, le bouquet de chaînes terrestres.


samedi 10 janvier 2015

OTT everywhere. A TV paradigm shift?


American television goes over-the-top (OTT). Streaming, broadband, stand-alone, OTT, vMVPD: are we seeing the beginning of a TV paradigm shift?

Streaming started for TV with Netflix, Amazon and Hulu around 2006-2008. A few years later, as OTT flourishes, Netflix boasts over 43 million subscribers, more than HBO. Now, traditional media launch their own OTT service. Among them:
  • CBS All Access, a paid subscription channel ($6/month with commercials, $10 without), on-demand. Sort of catch-up TV. All kinds of its programs with a few notable exceptions: NFL or "The Big Bang Theory". CBS will use its Syncbak server. Each CBS station will be equipped with it. Generally speaking, CBS affiliated stations approve CBS All Access. Note that since it is not part of Hulu, CBS was free to develop CBS All Access. In retrospect, it also explains the determination to destroy Aereo. In July 2015, CBS All Access reaches 75% of U.S. TV homes. In August 2017, CBS All Access adds CBSN. In 2018, CBS All Access will be available ad-free via Amazon Channels (Amazon Prime subscribers).
  • CBS News
  • HBO Now launched a stand-alone OTT service, like Netflix. It is not necessary to buy packages to watch HBO (included in premium bundles) as a Web streaming-only service. No need for a pay-tv subscription. HBO is expecting 10 million subscribers. HBO costs $16 a month while Netflix is sold for $9 (in the USA). HBO Now $14,99 per month (via iTunes Store)
  • Showtime (CBS Group): the President says Showtime is "prepared for an OTT World" (Showtime's OTT service to debut in July 2015, $10.99).
  • Dish Network launched its OTT service in February 2015, Sling TV streaming 19 channels for $20 (600,000 subscribers, February 2016)
  • ESPN will create a stand-alone service with NBA
  • For Starz, "going OTT is a no-brainer for content owners". Launched in April 2016 ($8,99).
  • In December 2014, DirecTV launched YaVeo, a service for Spanish-language programming ($8), including programs from Univision, Caracol, etc. YaVeo was closed in December 2015.
  • Nickelodeon (Viacom) launched Noggin, an OTT channel dedicated to children using mobile in 2015 ($6)
  • Major League Soccer will go OTT in 2015 too
  • Urban Movie Channel (UMC) launched in February 2015
  • Watchable by Comcast (beta version, September 2015)
  • Cox Flare MeTV (November 2015), Flare Kids
  • CuriosityStream, non-fiction programming, 2015
  • Verizon Communications: Go90, free to start with (October 2015)
  • Smithsonian Earth, $3,99 (November 2015)
  • Univision Now (Univision, UniMas), $5,99, launched in November 2015
  • SeeSo, comedy channel, launched by NBCU (January 2016), closed in 2017
  • FilmStruck, streaming service, announced by Turner (April 2016, Time Warner)
  • PlayStation Vue, launched by Sony in March 2015 (120 000 subscribers in June 2016). Cloud DVR.
  • Hulu: slimmed-down bundle (planned Q1 2017)
  • DirecTV Now (with AT&T, planned March 2017)
  • Glosi ($9,99): Hispanic multiscreen service with Cox (2017 ?) 
  • Fox Nation will be launched in 2018 (fourth quarter)
A new TV paradigm? What are the implications? For the time being, the development and generalization of OTT television pose many questions.
  • HBO and Showtime going OTT could interfere with MVPDs (Multiple Video Programming Distributors) like DirecTV and MSOs, which sell HBO or Showtime as a flagship product in a bundle, a mix of programs. Is there a risk of cannibalization?
    • Could OTT increase the propensity to leave bundling, raising the number of cord-cutters or cord-nevers? Will MVPDs sell the streaming service too? What are the consequences on MVPDs and their bundle economy? Is this the beginning of the end for MVPDs?
    •  
    • Would OTT become just another way to sell TV programs, as CBS says? A "supplementary offering" to reach broadband-only homes (cord-free)? 
    • How about Net neutrality? The FCC will vote on new rules. Netflix is criticizing the Republican "fast lane" proposition, calling it a "misconception", but the FCC wonders if Netflix is not building or testing its own "fast lane".
    • What about advertising? OTT channels do not carry commercials. But this could change... Could free OTT with advertising make sense?
    • How will commercial measurement keep up with these new platform developments? 
    • In the long run, will every network develop its own OTT(s)?
    Screenshot of http://www.cbs.com/all-access/

    mercredi 30 juillet 2014

    Audience mobile : le grand chambardement


    Le mobile, smartphone ou tablette, n'en finit pas de tout remettre en question dans les médias. Alors que tout semblait se stabiliser après le choc Internet, les médias mobiles bouleversent tout à nouveau. Avant tout média était fixe, au foyer ou hors du foyer. Maintenant, le mobile, non seulement est partout mais il est plus ou moins lié à tous les autres médias. Obsolescence non calculée, la communication mobile ringardise l'ordinateur. Social TV et multiscreentasking au foyer. Les formats courts vidéo prennent de plus en plus d'importance. Dans la ville, devant les vitrines et les affiches, dans les points de vente, le mobile convoque les applis commerciales du e-commerce.

    La mesure, qui, mieux que tout, mesure le désarroi et l'enthousiasme qui saisit parfois le marketing, reflète ce chambardement. Voilà que l'on a plus de data d'activité média (cookies) que de personnes : les consommateurs se sont dédoublés, multipliés car on ne sait guère saisir le consommateur unique, le même, celui, celle, qui tour à tour lit son courrier sur son smartphone, joue sur sa tablette, travaille sur un ordinateur au travail et sur un autre ordinateur à la maison. Tout cela avec des applis. Les panels y perdent leur statistique et les cookies s'émiettent. On rêve bien sûr de donner au consommateur un identifiant unique, de reconnaître la même consommatrice au magasin et sur un site de e-commere (off-line to online, O2O). On comptait sur le smartphone pour réconcilier les pratiques : iOS 8 met ce rêve au rancart en rendant l'identifiant aléatoire (random MAC address). Adieu store analytics avec Wi-fi et smartphones ! Voici le iBeacon et le Bluetooth LE.
    Cauchemards marketing ? Voici toutefois deux éclaircies.
    • OCR (Nielsen) prend désormais en compte le mobile (navigateurs et applications). Heureusement car Facebook sans le mobile semblait une mauvaise blague. Il semble d'ailleurs que Nielsen et Facebook échangent des informations concernant les consommations de télévision sur mobiles (cf. Robert Faturechi, Meg James, "Facebook to track users' TV habits", Los Angeles Times, July 14, 2014). Il semble qu'avec l'exploitation massive de data, Facebook fournisse de plus en plus de données marketing et d'audiences, devenant ainsi un partenaire des instituts d'études... avant peut-être de devenir davantage qu'un partenaire ?
    • Mesure de l'audience de la TV reçue sur mobiles
    Nielsen, encore, dans le DMA de San Francisco Bay Area (DMA N°6, premier DMA pour la population asiatique américaine - Asian Americans), mesure et qualifie l'audience sur support mobile de la station KTSF 26. Le signal broadcast est reçu en direct sur mobiles avec Syncbak qui a intégré le SDK de Nielsen (watermarking). Syncbak permet également la réception de la VOD payante.
    KTSF-TV est une station indépendante (Lincoln Broadcasting Company) s'adressant particulièrement à la population asiatique de la région de San Francisco (1,5 million de personnes ; chinois mandarin et cantonais, japonais, coréen, etc.). Cette population semble sur-équipée en mobiles.

    L'audience sur mobiles, ainsi mesurée, sera intégrée dans la mesure locale du DMA (NSI). Notons que cette mesure est plus complète que la mesure locale courante puisqu'elle est passive, qu'elle donne des informations socio-démographiques riches, indique les épisodes d'une série regardés en VOD, les messages publicitaires vus...

    Syncbak fait partie des solutions tentées aux Etats-Unis pour la réception de la télévision locale broadcast sur support mobile : cfla télévision partout. Le network CBS est actionnaire minoritaire de Syncbak qui devrait connaître un sort plus favorable que Aereo, attaqué et coulé par les puissances télévsuelles en place.

    Appli KTSF /Syncbak dans l'App Store

    jeudi 26 juin 2014

    TV américaine: Aereo, c'est fini


    La Cour Suprême des Etats-Unis a tranché, par 6 voix contre 3 : Aereo est illégal. La Cour a considéré que Aereo n'était pas différent d'un réseau câblé (overwhelming likeness) et que le service viole la loi sur le droit d'auteur (Copyright Act de 1976). Texte de la décision de la Cour, ici.
    Victoire des groupes médias traditionnels (networks) menés par Disney/ABC, défaite significative des groupes média nouveaux (dont Apple, Google, Roku, Samsung,...). Victoire, sans doute provisoire, de la télévision installée, fatalement conservatice, aux dépens des innovations technologiques issues du numérique.
    Sur l'état des forces en présence : ici.

    Pourtant des questions restent posées concernant l'utilisation de systèmes d'enregistrement recourant au cloud-storage et au network DVR des opérateurs du câble ; il faudra, pour y voir clair, attendre d'autres décisions de justice à ce sujet.
    Aereo semble avoir peu de solutions immédiates : payer des droits de retransmission (retransmission fees) aux détenteurs de contenus (broadcasters), ou déposer le bilan ? Pour l'instant, le service est "suspendu", les abonnés seront remboursés.
    En revanche, une entreprise comme Syncbak, qui collabore avec les networks pour la diffusion des chaînes sur le Web, peut espérer tirer profit du jugement de la Cour.
    A terme, la modernisation de la législation sur le droit d'auteur et du Communication Act de 1934 semble nécessaire.

    Sur Aereo, dans ce blog :
    Aereo: TV numérique sans câble
    Aereo insupporte les puissances télévisuelles américaines
    Aereo et l'avenir du modèle économique de la TV amériaine
    Aereo: coupure dans l'économie de la télévision américaine

    Lettre du fondateur et P-DG de Aereo, publiée par Wall Street Journal le 28 juin 2014

    mercredi 30 octobre 2013

    Aereo TV et l'avenir du modèle économique de la TV américaine


    Depuis plus d'un an maintenant, un spectre hante la télévision américaine : Aereo.
    Source : Aereo
    Aereo (IAC) permet la réception de la télévision locale terrestre, celle des stations du DMA où l'on se trouve, sur un support numérique quelconque : tablette, smartphone, ordinateur. Pour cela, Aereo installe des petites antennes qui captent les programmes que diffusent (brodcast) les stations locales et les retransmettent via Internet.
    Pour le consommateur, pas de câble, pas d'équipement de réception spécifique, mobilité assurée simplement. Pour 80 $ par an (8 $ par mois), le consommateur peut accéder aux antennes Aereo et regarder une vingtaine de stations, tous les networks. De plus, Aereo offre l'enregistrement, donc le différé, sans appareil (cloud DVR). Pour Aereo, il reste un problème technologique : des coûts de retransmission élevés (électricité pour alimenter les antennes) qui pourraient menacer l'équilibre économique de l'opération.
    Aereo étend son offre, DMA après DMA, en partant de la côte Est des Etats-Unis. 7 DMA couverts aujourd'hui, 22 DMA prévus pour la fin 2013 (mais Chicago sera en retard).
    Aereo, surtout s'il est couplé à une offre OTT (Netflix, Hulu, Apple TV, etc.) peut dispenser de l'abonnement à un agrégateur (bundling) et inciter au désabonnement (cord-cutting).
    • Les groupes de stations (Sinclair, Hearst, etc.) et les networks mènent une bataille juridique constante devant les tribunaux pour que Aereo cesse ses retransmissions, en vain jusqu'à présent. Les plaignants ont maintenant saisi la Cour Suprême (SCOTUS). Le prétexte mis en avant est l'infraction au droit d'auteur (copyright infringement). Ils ont été rejoints en novembre 2013 par des ligues sportives, baseball (MLB) et football (NFL).
    • Les grands opérateurs du câble (MSO) et du satellite s'intéressent de près au modèle Aereo. En effet, s'ils adoptaient un modèle du même type, ils n'auraient à payer des droits de retransmission aux stations (donc aux networks) qu'ils retransmettent ; or, le montant total des droits de retransmission payés par les opérateurs du câble et du satellite s'élèvera, en 2014, à plus de 6 milliards de dollars.
    • De leur côté, des networks auraient envisagé, en mesure de rétorsion, de ne plus diffuser leurs programmes par voie terrestre (donc sans passer par des stations affiliées ou leur appartenant) et de revendre leurs fréquences.
    • Notons encore que, en 2013, CBS a pris une participation dans Syncbak, une entreprise qui travaille à un modèle homologue à celui de Aereo et permettant la diffusion de la télévision locale sur des supports numériques mobiles. Deux associations interprofessionnelles, la NAB (National Association of Broadcasters) et la CEA (Consumer Electronics Association), sont également actionnaires de Syncbak. Syncbak est testé par une centaine de stations.
    L'enjeu de la bataille est donc d'importance puisque c'est tout le modèle économique de la télévision commerciale américaine qui est en question. Sarah Laskow, dans Columbia Journalism Review du 30 octobre fait justement remarquer que, si la presse économique a titré sur le sujet, sur Twitter, on n'y a pourtant accordé aucune visibilité (cf. "SCOTUS could change how you watch TV"). Limite des réseaux sociaux en matière d'information quand seul le lecteur décide des sujets à couvrir.
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