Affichage des articles dont le libellé est iPad. Afficher tous les articles
Affichage des articles dont le libellé est iPad. Afficher tous les articles

lundi 27 août 2018

The Pencil is Back: from Thoreau to Google


Plate celebrating Thoreau as pencil-maker in Library Way,
a street leading to the New York  Public Library (picture FM)
With computers and tablets, we can now use a pencil. Henry David Thoreau would have enjoyed it, for sure. since the American writer and philosopher managed his father's company producing pencils. Following his student years at Harvard (1837-1840), Henry David Thoreau worked in his fathers' factory. He improved the fabrication of pencils by creating a new mix of graphite and clay; his pencils became famous.
Not to forget: there is a National Pencil Day, celebrated on the 30th of March!

The new "digital" pencils use a screen as one uses paper. One can write, annotate, create notes, draw with different colors and widths, erase; one can search too, select and copy text, pictures, etc. One can use the pencil as a magnifying glass or as a laser pointer. The old pencil, the "stylus", and its associated gestures and ergonomy conquer the computer. And returns to tablets. Eternal history of media culture; the old survives in the new. The Pixelpen imitates the pencil like the Amazon Kindle imitates the book; like the computer with its keyboard has imitated the typewriter, like paper has imitated the wax tablet... Every media disruption exploits a tradition and createzs a new one.
With the new Pixelbook, a "slate" from Google, is a Pixelpen sold separately (with a cute little "pen loop" to attach the pen to the keyboard, see picture infra). The Pixelpen uses a small battery.
"Who wants a stylus?" asked Steve Job in 2007, making fun of the Palm Personal Digital Assistant. Well, the stilus is back! And, of course, "one more thing": there is an Apple Pencil that charges when attached to an iPad!
"Stilum prendere" (take a stylus), Cicero used to say some twenty centuries ago! Nothing in the media is absolutely new...

Pixelbook and Pixelpen (Google)
References
Henry Petroski, The Pencil. A History of Design and Circumstance, New York, Alfred Knopf, 2010 (cf. chapter 9, about Thoreau: "An American Pencil-Making Family".

samedi 25 avril 2015

La montre, un écran de plus. Le troisième ?


La montre Apple est, pour l'instant, un événement média construit par Apple et ses thuriféraires. Normal. Mais, passé le bruit de l'événement commercial, viendront des changements silencieux qui affecteront sans doute la tectonique des plaques médiatiques. La montre est le nec plus ultra de la portabilité, de la proximité et de l'intimité. Liée à l'iPhone, elle l'est aussi au iBeacon (capteur capable de notifier sa présence à des passants, et d'entrer en communication avec eux via Bluetooth). Jalon essentiel pour l'Internet des choses. Toute l'économie des médias en sera altérée, celle de l'information et, plus encore, celle des réseaux sociaux.

Comcast, le plus grand des câblo-opérateurs américains (MSO) a proposé, dès le lancement de la montre, une application Apple adaptée à la consommation télévisuelle des abonnés à son service. L'appli XFINITY TV concerne l'iPhone, l'iPad et la montre. Avec elle, la montre devient à la fois un guide TV et une télécommande du téléviseur et de l'enregistreur (DVR). Pebble avait déjà testé ces territoires mais, avec Apple, tout change désormais de dimensions.
Avec la montre, un troisième écran s'insère dans la consommation télévisuelle, compliquant et affinant encore davantage le travail d'analyse globale de cette consommation, y apportant encore plus de data comportementales.
On peut évidemment imaginer que la promotion des émissions sur la montre soit vendue aux chaînes linéaires, tellement dépendantes des horaires.
Quant à la lancinante question de l'appartenance des données, elle se posera de manière exacerbée (droit de propriété).
Copie d'écran du site de Comcast Corporate

lundi 30 mars 2015

TabletTV, télé mobile, gratuite, sans câbles

L'antenne de réception de TabletTV. Source : TabletTV

TabletTV a débuté à l'occasion de Noël 2014, à San Francisco.
Le lancement s'est effectué en collaboration avec une station indépendante appartenant à Granite Broadcasting, KOFY-TV (TableTV est une JV de Granit Broadcasting et Motive Television, une entreprise de technologie).
TabletTV est une JV (1992) de Granite et de Motive Television (entreprise londonienne).

Pour recevoir TabletTV, il faut avoir téléchargé l'application sur sa tablette (gratuite dans l'App Store de Apple) et utiliser l'antenne fournie (TPod, tuner ATSC) associée à un enregistreur (VCR d'une capacité de 7 GB). Le signal capté par le tuner est retransmis à la tablette via Wi-Fi.
Le slogan de TabletTV est "Set Yourself Free" : libérez-vous ! du téléviseur et de ses câbles, des antennes, des abonnements, des horaires de la télévision linéaire. TabletTV apporte aussi la mobilité.

Pour bénéficier de TabletTV, il faut payer 89,95 dollars, une fois pour toutes. Ensuite, il n'y a plus rien à payer, que l'on regarde en direct ou que l'on enregistre. Toutes les stations terrestres gratuites du marché (broadcasting, standard numérique ATSC) sont accessibles, soit une cinquantaine à San Francisco (DMA N°6), TabletTV couvre donc de facto tous les grands networks, commerciaux et publics. La réception pour l'instant est réservée aux tablettes iOS (Apple, iPad), la version android sera proposée un peu plus tard. TabletTV propose également un guide de programme (EPG).
A terme, le service sera disponible dans d'autres marchés (DMA), s'ouvrira à d'autres appareils (smartphones) ; la VOD / SVOD seront également accessibles.
Pour les stations de la télévision locales et les chaînes nationales (networks) qu'elles retransmettent, l'inconvénient de cette solution est que leur audience, échappant au téléviseur, échappe à Nielsen et à ses audimètres. Audience non mesurable, audience non vendable : bonne affaire pour les annonceurs !

Voici une solution nouvelle, une de plus, pour dispenser les téléspectateurs de s'abonner aux services d'un opérateur TV (câble, satellite, télécoms). Après l'échec de Aereo pour des raisons législatives, après le développement d'une solution OTT voisine par CBS All Access, avec Syncback, la mobilité gratuite et commode (cord-cutting ou cord-never) revient sur le devant de la scène télévisuelle américaine.

En Grande-Bretagne, Tablet TV a été également lancée en décembre 2014, juste avant Noël. TabletTV UK permet de recevoir Freeview, le bouquet de chaînes terrestres.


mardi 9 décembre 2014

Tablettes et smartphones : high-tech de Notre temps


Les hors-série high-tech sont de saison, de la saison des cadeaux calculés, chaque titre jouant sa partie, rappelant que la fonction guide d'achat est une dimension essentielle des magazines.
Challenge publie un spécial "les 100 coups de cœur des geeks de la rédaction", qui s'adresse aux clients "cadres sup".
Science & Vie élargit le domaine aux "200 objets intelligents du XXIème siècle". Ere numérique résente de meilleur du high-tech : "Top 30 de l'année". Images s'en tient aux "meilleurs produits photo-vidéo de l'année". Nous avons déjà présenté celui de 60 millions de consommateurs.
Notre temps publie aussi son Hors-série High-tech. Tablettes et smartphones ne sont plus l'apanage des happy few : outils personnels ou professionnels, toutes les générations les utilisent déjà ou les utiliseront prochainement.

Comment Notre temps vend-t-il les nouveaux outils de communication à ses lecteurs, futurs lecteurs numériques ? Car le magazine, avec ce guide d'achat, invite, encourage, prépare aussi, de facto, son lectorat papier à se servir d'outils numériques qui lui permettront, entre autres, de lire Notre temps en version numérique sur un appareil mobile. Comment gérer cette migration inévitable des lectures ?
"Notre temps" ? Quel temps ? Quelle cible ? La douzaine de lecteurs et lectrices dont les témoignages sont mis en avant ont plus de 40 ans : 60, 45, 49, 47, 50, 59 ans pour les tablettes et 54, 60, 44, 50, 58, 64 ans pour les smartphones. Ils sont dans la seconde moitié de leur vie active, pas encore retraités, à répondre à ces questions : "Une tablette, un smartphone, pour quoi faire ?"

L'intérêt sociologique de ce hors-série est de donner une vision réaliste, désenchantée de la consommation des technologies de communication et des attentes du très grand public. Vision décapée des discours habituels de "spécialistes", toujours à la recherche de quelque distinction, avec leur charabia truffé d'américanismes et d'acronymes.
"Pour moi, dit une utilisatrice à propos d'une tablette, ce n'est pas un gadget". Déclaration essentielle. Ces appareils ont changé de statut : ni luxe, ni jouets, leur fonction d'utilité est primordiale. Peu de consommation ostentatoire, peu de place et de budget pour la frime.

Dans la conception d'un tel guide d'achat, les journalistes sont menacés d'une erreur connue des économistes travaillant sur l'innovation (cf. infra, * Clayton M. Christensen) : lâcher leur lectorat en se laissant emporter par un rythme d'innovation technologique que le lectorat ne suit pas.
Comment les journalistes ont-ils évité ce risque  ethnocentriste tout en gardant un pied dans la modernité attendue ?
Au moyen d'une approche factuelle, simple, aussi objectivante que possible. Ni coup de cœur ni coup de tête. Le guide d'achat a identifié et testé 10 smartphones et 20 tablettes, réunissant ces premiers ensembles de considération en tableaux synoptiques. Les critères à prendre en compte pour la décision d'achat, outre le prix, concernent d'abord l'ergonomie (encombrement, poids, taille de l'écran, capacité, O.S.) et la commodité (autonomie, connectivité, photo et vidéo). Un conseil aux acheteurs : afin d'apprécier plus sûrement les appareils, il faut aller en magasin, les prendre en main, les essayer.
La sélection d'applications recommandées pour les appareils comprend les classiques, météo, Skype, Dropbox, réseaux sociaux mais aussi les loisirs créatifs (couture, broderie, point de croix, tricot), le jardin, la santé, le sport / bien-être... En fin de magazine, quelques objets connectés et portables. Et un glossaire à maîtriser pour comprendre les conseils d'achats et le discours des vendeurs...

N.B. Notre temps, magazine mensuel, a été lancé en 1968 par Bayard Presse. Il s'adresse aux "séniors", notion floue qui dans ce cas désigne les générations ayant atteint la cinquantaine, nées pour les plus jeunes dans les années 1970 (le titre se positionne comme "le magazine de toutes les générations de séniors").
Selon de nombreux critères, Notre temps reste l'un des titres les plus puissants de la presse magazine généraliste française. Le magazine compte plus de 740 000 exemplaires vendus chaque mois (DFP, source : OJD). Plus de quatre exemplaires sur cinq sont vendus en abonnement individuel, gage d'engagement et de fidélité. Avec un lectorat de plus de 3,7 millions personnes (source : Audipresse, One Global), on compte 5 lecteurs par exemplaire vendu (taux de circulation). Deux tiers de femmes. Aux lectures papier s'ajoutent des lectures Web (les mobiles ne sont pas encore pris en compte).

* Clayton M. Christensen (The Innovators Dilemma. When New Technologies Cause Great Firms To Fail, Harvard Business Review Press, 1997 : "the pace of technological progress can, often does, outstrip what markets need" : les technologies allant plus vite que la demande sociale.

lundi 25 février 2013

Who needs a TV definition?

.
While Nielsen people meters measure TV audience, they also define American commercial television: TV that advertisers can buy. Nielsen is going to expand this definition: will this also expand the TV advertising market?
  • A new meter will be installed in September 2013 in metered TV households (about 23,000 for the national sample, NTI), ready for the beginning of the next season. Afterwards, the so-called "TV definition" will include OTT where Apple TV, Roku, game consoles are connected to a home TV set. As a result, Netflix, Amazon Instant Video, Hulu, Vudu, etc. will be "measured", but only if they agree to encode their signals for Nielsen. The new definition will also include iPads, with other kinds of tablets to be added later.
All broadband sources, more or less, will finally be part of the new definition: it is about time. Why so late? Traditional TV measurement which defines TV, looks like a barrier to the entry of new operators, protecting the old ones from the Web. People meters, even the new generation, still reflect the nostalgia of a time when people watched a few networks, live on a TV set, while at home. Measuring was easy.
  • But there is still a long way to go before Nielsen follows TV viewers everywhere: TV out of home (campus, bars, hotels, airports, etc.) is not yet taken into account (with a few exceptions). What about Aereo? Sling? Smartphones? etc.  And why not include programs watched more than 7 days after their first on-air distribution (Live+7)? In the new TV world, audience cumulates during weeks, on different platforms. Sometimes people watch everything they get right away (binge viewing, cf. Netflix); sometimes they wait for weeks before watching (time-shifting). In the new TV world, viewers are free. 
  • Audience should not be calculated in the same way for programs as for commercials. Advertisers want the audience of a commercial when it is aired (published the day after). Studios want the audience of programs after a full cycle of watching (published weeks after).
Ratings are down? Maybe. But which part of the total audience are we talking about? The measured TV universe is a decreasing subset of real viewership. More than a new definition, TV needs another measurement. TV analytics are poor in comparison with Web analytics. Only the so-called connected TV will bring connected audiences together, along with Weblike analytics.
.

vendredi 28 décembre 2012

La longue traîne des tablettes



Les iPad (Apple) dominent ce marché que vient de rejoindre en fanfare l'iPad mini. La statistique ci-dessus provient d'une observation du trafic nord américain uniquement.
Elle a été produite par Chitika Insights au cours de la première quinzaine de décembre 2012 (8-14), avant les fêtes de fin d'année, donc avant les cadeaux qui ont sans doute accru l'équipement des ménages en tablettes. Il s'agit d'une statistique d'usages (trafic) et non d'équipement (sur ce point voir le cas de la télévision connectée).
Chitika est un ad network de plus de 200 000 sites qui cible les internautes en fonction des recherches qu'ils effectuent sur les moteurs de recherche ("search targeted").

Avec 87% du usages, Apple se trouve pour l'instant en situation de quasi monopole, malgré l'extension récente de l'offre. N'oublions pas qu'avec les iPad fonctionne tout un marché d'applis que l'on retrouve pour beaucoup également sur les iPhone et les iTouch. L'ensemble concourt à une intensification de l'"apple-isation" des usages numériques grand public.
.

vendredi 14 décembre 2012

BYOD : Bring Your Own Device

.
BYOD (bring your own device) : maxime nouvelle de la vie professionnelle dans un monde numérisé. Les entreprises acceptent, reconnaissent que leurs employés utilisent leur propres appareils sur le lieu de travail - ordinateur portable, smartphone, tablette (notamment iPad) ; elles l'encouragent même. Ainsi s'atténue, progressivement, la frontière entre bureau et domicile, personnel et professionnel (une appli comme Divide, acquise par Google, propose de les séparer : "keep your work and personal lives separate on a single device"). Phénomène engagé il y a une vingtaine d'années avec les équipements portables, ordinateurs puis téléphones. Effet de la banalisation de ces équipements, de leur usage, qui accompagne la chute de leurs prix, généralisant l'équipement personnel des cadres et la mobilité.
Cette indistinction, personnel / professionnel, profite aussi de l'effet accélérateur des suites bureautiques gratuites, des WebMails et de leurs périphériques (agenda, contacts, blogs, etc.). Dropbox, iCloud Drive, SkyDrive et Google Drive, entre autres, qui généralisent les sauvegardes sur cloud pénètrent profondément les TPE et les PME, les administrations (cf. Google Apps for Business) ; ces applications synchronisent les différents appareils, permettant la collaboration à distance, la téléconférence. L'adresse fournie par le Webmail fonctionne comme identifiant unique pour l'accès à de nombreux services sur de nombreux appareils : tout cela sonne la fin d'une informatique compliquée, chère et délimitée. La confusion du personnel et du professionnel est aussi accentuée par les usages des réseaux sociaux, usages à la fois professionnels et personnels (cf. les cercles de Google +) : il arrive même que les tribunaux aient du mal à distinguer ces usages : "Who owns your Tweets?".

Ainsi, la bureautique recourt de moins en moins à des spécialistes, laissant la place aux amateurs professionalisés (Pro-Ams). L'apprentissage continu de cette bureautique sans cesse mise à jour relève de plus en plus des magazines, de l'environnement professionnel ou familial : mutualisation des savoir faire. On attend seulement du lieu de travail, et d'ailleurs de tous les lieux (loisirs, éducation, transports), qu'ils fournissent une connexion Internet de qualité et sécurisée (cf. cisco : "La liberté sans danger pour le service informatique"). Il faut désormais pouvoir travailler de n'importe quel lieu, on ou off-line : la notion de lieu pour le travail, personnel ou professionnel, est de moins en moins pertinente. Les métiers de services ne font que suivre la voie ouverte par les artisans et compagnons qui possèdent depuis longtemps leurs propres outils : coiffeurs, maçons, plombiers...

Cette évolution est un défi continu pour les instituts mesurant et analysant les audiences du Web ; ils s'efforcent de recruter des panels d'internautes distincts, au domicile (home), sur le lieu de travail (work), les deux (both) ou à l'université. Recruter des panels sur le lieu de travail est depuis les débuts du Web davantage un signe de bonne volonté que de bonne méthodologie. Personne n'y a vraiment cru. La fusion "BYOD" (ou COPE, corporate-ownd personnaly enabled) des usages (et des cookies) sur de mêmes appareils rend superfétatoire une telle distinction (cf. Work and Home audiences. BYOD). C'est la fin d'une illusion et c'est tant mieux.
Aux panels de s'ajuster ; la culture informatique et bureautique change rapidement : par exemple,  il y a de plus en plus de produits Apple au bureau alors que certains panels ne savent pas encore les prendre en compte. Il faut décidément recaler plus souvent les études de calage (establishement surveys) : équipements et pratiques numériques changent très vite.
.

mercredi 12 décembre 2012

The tablet as a perfect gift

.
Of course, it makes perfect sense for Google to give a nexus 7 to households who subscribe to its Google Fiber in Kansas City, since the tablet is going to be used as a remote control for the television set. It is also an opportunity to test and find out who uses it, when and what for, who doesn't, etc. And of course, this tablet is a Google tablet (android).

Magazines and newspapers follow an old promotional path. In the past, with a subscription you might receive a radio, a CD player, a calculator or a clock, etc. Now it is the time of the tablet. In early 2012, for a yearly subscription to The New York Times there was a Nook tablet (Barnes & Noble). Now The Times proposes a Google nexus 7 to new subscribers (18 months / $28 a month) at a very reduced price (£50 instead of £199). The Financial Times (Pearson) offers nexus 7 to its digital subscribers (12 months at $48 a month, in the US). An FT app is - of course - preloaded. Do manufacturers help cover part of the gift? In French-speaking Europe, Le Soir, Les Echos (iPad mini), La Montagne, Le Progrès, Le Figaro (Arnova7 Archos) and now (March 2013) the local papers (Le Télégramm) also propose a tablet.

According to buzz from Santa's helpers, his sleigh is full of tablets. But no idea if there are newspaper or magazine subscriptions that come with them. Doubtful.

On the other hand, The Wall Street Journal (News Corp.) does not seem to need to sell tablets to convince people to subscribe.


dimanche 18 novembre 2012

Le Matin des médias en Suisse

.
Dimanche matin. Terrasse au soleil de novembre. "Café renversé" et lecture du Matin Dimanche. Il semble n'y être question, directement ou indirectement que de médias, aussi bien comme objets d'articles que comme sources de financement. Témoignage, s'il en fallait, que les médias sont au coeur de notre quotidien.
Exemples.

Une page entière consacrée à la crise de la presse écrite (p.41). Au-dessous d'une photo de manifestation (Lille, mai 2012), un histogramme de l'évolution des investissements publicitaires en Suisse, de 2001 à 2011 : la presse quotidienne perd beaucoup, l'affichage aussi ; la télévision gagne beaucoup, le numérique gagne un peu (Source : Media Focus). Faut-il lire dans ce titre une allusion à la formule juridique célèbre "le mort saisit le vif" ? Ainsi, le Web hériterait de la presse papier, ses modèles, ses problèmes, ses réflexes... Cf. le résumé de la situation dans les "modèles de survie (numérique) pour les journaux".
  • Article sur un cerveau en fuite (brain drain) : un ingénieur lausannois qui travaille au siège californien de Facebook, est "de passage en Suisse pour dénicher de nouveaux talents" (p. 42). 
  • Interview de l'auteure de la saga "Twilight" (p. 65).
  • Publi-reportage de Swisscom sur la récupération et le recyclage des "vieux portables" (p. 26). 
  • Double page de publicité pour upc cablecom (p. 24-25). 
  • Une page people sur une soirée organisée par Tamedia pour ses clients (p. 27). 
  • Une page people sur "l'ambassadrice" (sic) publicitaire de la lingerie H&M (Laetitia Casta).
  • Article dans la rubrique "Economie" sur Dell dont le bénéfice fond... (p.37).
  • Dans le supplément féminin, FEMINA, un article de la rubrique "Beauté" est consacré aux blogueuses consomm'actrices (p. 38) et aux réactions de Clarins et L'Oréal.
  • "Le Matin Dimanche se décline aussi sur l'iPad" (p. 43). Explications : "démarche complémentaire à la version papier", souligne la directrice adjointe des publications. Jusqu'au 2 décembre, l'accès sera gratuit ; ensuite, ce sera 3 Francs à l'unité (au lieu de 4,5  Francs pour le papier), 10 Francs par mois ou 100 F par an. Modèle économique à suivre.
  • Article sur la "big data", à partir d'une étude de l'IWSB : "La Suisse, coffre-fort de données" ("Datentresor Schweiz", octobre 2012). Data centers, cloud pourraient constituer l'un des avenirs économiques de la Suisse : grâce au prix de l'électricité et à la sécurité de l'approvisionnement, grâce à la réputation de sécurité et surtout de discrétion... "Nous sommes les nouveaux banquiers privés", déclare le Président de l'Association suisse des télécommunications" (p. 39).
.

N.B. Le Matin appartient au groupe suisse Tamedia.
Diffusion : 55 000 ; lectorat : 245 000. Le Matin Dimanche est diffusé à 161 000 exemplaires ; son lectorat est de 502 000 personnes (Source : Tamedia).
.

samedi 13 octobre 2012

La stratégie Facebook de Walmart aux Etats-Unis

.
Walmart, c'est le grand des grands de la grande distribution généraliste mondiale, premier en Amérique (Brésil, Canada, Mexique, Etats-Unis), premier en Chine. Sa stratégie marketing constitue donc un indicateur important des attentes des clients de l'Amérique du quotidien ; elle peut également inspirer les entreprises européennes qui connaissent un environnement semblable, caractérisable par l'appauvrissement de leur clientèle, la concurrence d'entreprises sans magasins, les réseaux sociaux, les transformations de l'urbanisme...
Ces quatre directions conditionnent la stratégie annoncée par Walmart pour l'année qui vient. La puissance de cette stratégie tient à la libre combinaison par les clients des actions on-line et off-line.
  • Contrer la progression d'Amazon
    • Livraisons à domicile le jour même (same-day delivery). Walmart ToGo, livraison à partir du magasin pour 10 $. Google, eBay, la Poste s'essaient aussi à suivre cette exigence des consommateurs.
    • Décision de ne plus vendre les tablettes et liseuses d'Amazon (kindle) tout en continuant de vendre l'iPad et d'autres tablettes.
    • Renforcer le e-commerce (avec @Walmart Labs). Cf. Walmart is Going Digital. Les clients de Walmart peuvent ausssi commander en ligne et prendre livraison dans le magasin (drive).
  • Attirer et fidéliser la clientèle la plus vulnérable à la crise. Avec Walmart, cette population s'efforce, bon gré mal gré, de maintenir son niveau et son style de vie.
    • Permettre aux clients de réserver les produits et de les payer en plusieurs versements ultérieurs (layaway)
    • Continuer d'élargir l'assortiment des produits proposés dans les magasins
    • Diminuer les frais bancaires des clients avec BlueBird, carte de paiement prépayée et paiement mobile mise en place avec American Express. La cible : celles et ceux qui en ont assez de leur banque et de ses tarifs.
  • S'appuyer sur le réseaux sociaux, Facebook d'abord, en faisant participer la clientèle. Les clients de Walmart éliront sur Facebook les jouets qui bénéficieront de réductions avant les fêtes : crowdsourcing. Ce n'est pas la première opération de Walmart avec Facebook, on peut donc y lire une confirmation en acte de l'efficacité commerciale de Facebook. Walmart compte 22 millions de "followers".
  • Améliorer la pénétration du local en implantant des petites surfaces de proximité : Neighborhood Market et Walmart Express : acheter au plus près de chez soi.

jeudi 26 juillet 2012

Le monde selon Apple

.
En mettant sur le marché une nouvelle version de son OS Mountain Lion (0S X 10.8), Apple expose en actes sa vision du monde, actuel et à venir. Au-delà des deux centaines de nouvelles fonctionnalités, améliorations, quelles tendances se dégagent ? Nous en isolerons quatre.
  • L'interface vocale. Présence de la voix, première dans l'histoire des médias, déjà présente avec Siri. On peut désormais tout dicter, partout où l'on peut utiliser un clavier. Presque toute la bureautique est concernée.
  • Le "cloud" partout. Avec iCloud, la sauvegarde est continue et la synchronisation entre appareils est constante (ordinateurs, tablettes, smartphones). 
  • Tout est prévu pour l'adaptation et l'intégration au monde sinisé. La relation aux principaux acteurs du web chinois chinois (navigateur, réseaux sociaux, vidéo) : Weibo ( 新浪微博), Baidu (百度), Tudou (土豆网), Youku (优酷网). Enfin, on sort de l'univers alphabétique ou du moins, Apple prend en compte un monde non alphabétique (caractères, pinyin, etc.). Décentrement salvateur dans notre univers tellement occidental et réducteur. 
  • La relation aux réseaux sociaux est intégrée : Facebook, Twitter, Weibo, Vimeo. Ils font désormais partie de la panoplie bureautique de base des internautes.
Dans cette évolution logicielle se perçoit l'affrontement mondial pour la confection et le déploiement des outillages conceptuels et communicationnels formateurs des modes de pensée fondamentaux. Dans ce domaine, l'Europe semble avoir déjà perdu la guerre, même si, parfois, ici ou là, une de ses régions gagne une bataille.

lundi 28 mai 2012

LA Times Magazine. Style de vie en crise

.
Copie d'écran de l'appli iPad
Un magazine ferme. Mensuel, se disant "Lifetime Magazine", le LA Magazine vit certainement ses derniers jours.
  • Abonnement : 10 $ pour 12 numéros. La distribution des 400 000 exemplaires s'effectue essentiellement par portage au domicile (82%) ciblant les "beaux quartiers" de Los Angeles à partir des codes postaux étendus (zip codes) : "The magazine is distributed in select zip codes that are home to affluent and educated tastemakers. Our distribution covers all 5 counties of the LA DMA" (Source : Media Kit).
Le LA Timescomme le Chicago Tribune, appartient au groupe pluri-média Tribune qui détient également plusieurs stations de télévision.

Le lectorat affiche pour le marché publicitaire des caractéristiques dites haut de gamme : population aisée (220 000 $ / an de revenus moyens), 94% ont fréquenté l'université, 89% sont propriétaires de leur domicile.  Prescripteurs de goût (à la mode !), dits tastemakers. Le magazine circule peu (deux lecteurs par numéro). Les annonceurs appartiennent principalement à l'univers du luxe, de la mode, de la décoration (Source : id.). Une appli iPad et un site Web accompagnent et dupliquent le magazine. Magazine célébrant un "style de vie" luxueux, de consommation ostentatoire ("conspicuous consumption", T. Veblen), il est sans doute vulnérable à une conjoncture de crise économique.

Le magazine fermera après le numéro de juin 2012. Licenciements probables. Un trimestriel lui succéderait couvrant les mêmes domaines, éditoriaux et publicitaires, divisant par 4 les coûts de distribution. Explication "langue de bois de la direction" : "the entire magazine industry has been faced with a very challenging environment". Cette fermeture confirme les difficultés de la presse américaine tant au plan des contenus que des recettes publicitaires ; le tout souvent couronné de mauvaise gestion. Petit à petit, une question s'impose : par temps de crise économique, peut-on rafistoler avec des moyens et des talents numériques un secteur sinistré ? Qui disait de la presse qu'elle était "la sidérurgie des bobos" ? Peut-être faut-il tout revoir, de fond en comble.
"We introduced ourselves to a young man we thought to be a social-media mogul
but turned out to be from the catering company". LA Magazine, novembre 2011
.

lundi 12 mars 2012

iPad et catalogues en ligne

.
Le marché des catalogues papier reste important. Chaque année, par exemple, Ikea en distribuerait 200 millions d'exemplaires dans le monde (cf. France Graphique, qui aborde aussi la question de l'impact environnemental des catalogues). Le chiffre d'affaires de l'industrie des catalogues serait de 270 millions de $ aux Etats-Unis. Alors que ses dernières évolutions le rapprochent de la définition du papier (iPad3), il n'est pas surprenant de voir Apple positionner l'iPad comme un support de ce très vieux média du commerce. Il y a désormais une catégorie "Catalogs" dans la boutique iTunes. Cette catégorie compte plusieurs dizaines d'applications pour catalogues ; parmi celles-ci, il y a des applications rassemblant des dizaines de  catalogues, sortes d'agrégateurs, comme Google Catalogs (cf. notre post) et Coffee Table.

Gratuite, Coffee Table est une appli iPad pour l'achat sur catalogue. Express Checkout (simplification des paiements), analytiques (pour comprendre le comportement des acheteurs, calculer le rendement d'un linéaire virtuel, etc.) : "The Coffee Table" apporte des fonctionnalités mutualisées essentielles aux différents éditeurs de catalogues.
Le nom connote les "beaux livres" (livres d'art, photo, etc.) qui traînent sur la table basse (coffee table), livres connus pour leur difficile maniabilité mais associés au plaisir de découvrir et regarder (catalogues d'exposition, etc.)
E-commerce et catalogue sont complémentaires ; le premier mène droit au but, le second met l'accent sur le feuilletage, la découverte, le plaisir, les trouvailles (discovery-based shopping, serendipity). Plaisir que doit restituer l'ergonomie du catalogue numérique.

Lancé en mai 2012, ShopMox propose sur iPad une fonction de catalogue pour quelques grandes enseignes (Gap, Banana Republic, Fossil, Old Navy, Anthropologie, etc.). La cible visée est essentiellement féminine.

Copie d'écran de Coffee Table dans la catégorie Catalogs de iTune Store

dimanche 11 décembre 2011

Walmart, média total du jour le plus long

.
Walmart, premier distributeur mondial, met en chantier son activité numérique aux Etats-Unis (cf. Walmart is going digital). Dans cette perspective, les réseaux sociaux jouent un rôle primordial tandis que les applis pour smartphones et iPad confirment une volonté de s'inventer une voie dans le numérique interactif et mobile. Pourtant, on ne comprend pas cette stratégie sans la replacer dans le cadre plus général de l'action commerciale sur le terrain local, dans les points de vente. Walmart n'est pas Amazon.

La période qui va de Thanksgiving (dernier jeudi de novembre) à janvier, point culminant de l'année commerciale, constitue un point d'observation privilégié de la mise en oeuvre de la stratégie commerciale globale de Walmart. Les points de vente et les réseaux sociaux constituent la force de frappe commerciale primordiale de cette stratégie, servie par des actions publicitaires tactiques.
A l'entrée de cette période, le week-end allant du jeudi de Thanksgiving au dimanche suivant le Black Friday est depuis quelques années le jour le plus long, et le plus important, pour les achats de fin d'année, devançant désormais le samedi précédant Noël.
  • Les magasins Walmart ont été ouverts à 22 H le jour de Thanksgiving (deux heures avant les principaux concurrents, Target, Macy's, Best Buy). A l'ouverture, les promotions concernaient l'équipement de la maison, les jouets, les vêtements ; à minuit, toute la nuit, ce fut le tour de l'électronique, puis à à partir de 8 heures le matin jusqu'au week-end, les promotions touchèrent une sélection beaucoup plus large d'articles.
  • Sur les réseaux sociaux 
    • Walmart s'est assuré, durant cette période, une maîtrise absolue de la prise de parole : l'enseigne y a été mentionnée en moyenne 3,2 fois par seconde. Notons que Walmart compte plus de 10 millions de fans ("like") sur Facebook, soit 5 fois plus qu'Amazon (mais qu'est-ce que c'est, un "like" ?).  
    • Shopycat est une appli Facebook conçue pour choisir des cadeaux pour ses amis, recourant à un algo de recommandation qui exploite les données des "amis" accessibles sur Facebook.
  • Sur le web en général. La notoriété des opérations de Walmart, selon MacNaughton (Chief Merchandising Officer), aurait été assurée avec 279 millions d'impressions sur les pages d'accueil de Yahoo, MSN et AOL...
  • Walmart.com : en même temps que Walmart remplissait ses magasins, l'enseigne renforçait sa présence en ligne, Walmart.com offrant la livraison gratuite pour le Black Friday. Le site a connu semble-t-il de grandes difficultés. N.B. Après le week end de Thanksgiving, viennent le Cybermonday et la Cyberweek, consacrés exclusivement au commerce en ligne.
Pour cette stratégie, les réseaux sociaux ont manifestement été utilisés comme des médias de masse (couverture maximum X répétition élevée). Au point que, à terme, Facebook peut se révéler un concurrent publicitaire de la télévision, surtout si la vidéo est présente. Si l'on y ajoute la dimension locale que développe systématiquement Walmart avec Facebook, ce média publicitaire détiendra un pouvoir incomparable. Déjà, il semble que Facebook détrône les "portails" (Yahoo!, MSN, AOL) et les "grands" éditeurs de contenus comme ESPN ou CNN, tout ce qui a fait la base indiscutée de tant de plans média en display depuis des années.

Appli iPad localisée pour le Walmart de Marinette, petite ville du Midwest (Wisconsin) : 10 000 habitants
Les résultats de cette campagne pour Black Friday sont positifs : les ventes, la présence dans les points de vente le démontrent.  Observons encore que grâce à l'orchestration des actions on et off-line d'une part, locales et nationales, d'autre part, le distributeur produit une richesse considérable d'informations (data), uniques ("We've amassed an enormous amount of data. Like almost everybody, we're trying to figure out how to get all that data into the same place so we can see how these data interact with each other", reconnaît S. Quinn qui dirige le marketing de Walmart USA ("Walmart's Makeover").
La question de l'intégration opérationnelle et continue de toutes ces données est un défi marketing primordial (où l'on retrouve les écrans placés dans les linéaires et toute forme de PLV interactive) qui peut constituer un avantage compétitif dont ne peuvent pas disposer des distributeurs présents exclusivement en ligne comme Amazon (ce qui peut donner à comprendre la stratégie Apple d'implantation de magasins).

Dans cette perspective massive, les initiatives de Walmart pour exploiter des applis iPad et iPhones paraissent à court terme plus anecdotiques. En revanche, elles peuvent jouer bientôt un rôle déterminant, l'habitude en étant prise par les clients de Walmart. Les clients inventeront les usages : au commerçant d'en installer la possibilité puis de retenir les usages retenus par les clients (d'où l'importance de la synergie pratique de ces "données" ainsi construites avec celles produites dans les points de vente, off et on line).

Notes
  • Pendant le week-end de Thansgiving / Black Friday, 24%des acheteurs étaient connectés via mobile (source Rich Relevance, décembre 2011)
  • Dans le microcosme numérique, on n'a que Google ou amazon en tête. Le vrai monde est ailleurs. Lors de votre prochain voyage aux Etats-Unis, allez faire vos courses chez Walmart. Tant que l'on ne connaît pas Walmart, on ne connaît pas les Etats-Unis.
  • Tout cela va arriver en Europe, fatalement.
  • Le mot "donnée" est un faux ami : les données si mal nommées sont des informations conçues, construites, "faites" (comme tous les "faits" sociaux) et non de simples sous-produits de l'activité commerciale. Le marketing numérique ne relève pas de l'économie de cueillette.
  • Plus philosophiquement : nous assistons à une formidable laïcisation de la société et de son calendrier assurés par les événements commerciaux au détriment des événements symboliques traditionnels (religieux).



mercredi 16 novembre 2011

Mobiles immobiles

.
"Immobile à grands pas", dit Valéry évoquant Zénon d'Elée... La mobilité est notion confuse. Elle recouvre des situations différentes, hétérogènes que souvent les analytics confondent encore en une même donnée fourre-tout. Dans le mobile, qu'est-ce qui bouge ? Quel est le référent ? Le contexte (social, géographique) n'est-il pas la variable essentielle ?

Mise à jour 19 janvier 2012

Distinguer hors foyer et mobilité
L'immobilité n'est qu'un cas particulier de la mobilité. D'ailleurs, dans les pays dits "émergents", les utilisateurs du Web mobile sont plus nombreux que ceux du Web immobile. 25% des internautes de ces pays ne se connectent jamais au Web immobile (70% en Egypte, 59% en Inde, 50% au Nigeria contre 25% aux Etats-Unis, 22% en Grande-Bretagne, 19% en Russie sont "mobile only"). Autrement dit, avec un plan ne s'adressant qu'aux internautes immobiles, il manquera au moins 25% de la cible aux Etats-Unis mais 50% et plus en Inde, etc. (cf. WebHostingBuzz). Les mobiles sont aussi bien des médias du foyer que des médias hors du foyer (Out-Of-Home voire même Digital Out-Of-Home).
iPad et iPhone : mobiles immobiles
Travail universitaire au domicile  ;
l'ordinateur "portable" est dans la chambre. 

Mobiles immobiles
Beaucoup de moyens mobiles, téléphone ou tablette, sont utilisés dans des situations d'immobilité, à domicile ou sur le lieu de travail, par exemple. Pourquoi les qualifier de mobiles dans ces cas ? Dans ces lieux, on utilise souvent le téléphone en marchant, en gesticulant. On confond mouvement et mobilité.
Multiscreentasking : les outils dits mobiles deviennent les connecteurs de médias immobiles, leur "cerveau" disent certains (Gartner)... Et  Siri (iOS 5) et les commandes vocales accroîtront sans doute la mobilité (mains libres) dans ces situations.

Immobile de plus en plus mobiles
L'ordinateur fut d'abord immobile (desktop). Mais il est de plus en plus transportable, portable (laptop) et les Ultrabooks (les McBook Air et leurs concurrents récents) seront bientôt aussi mobiles et aussi peu encombrants qu'un iPad. Le Chromebook est un peu plus lourd mais la durée de sa batterie et sa commodité le rapprochent de la mobilité connectée au nuage (cloud computing). Le clavier virtuel et l'autonomie de la batterie accroissent la mobilité : la tablette est un ordinateur sans connectique ni clavier.

La tablette n'est pas un smartphone
Non seulement les dimensions mais surtout les modalités d'usages ne sont pas les mêmes. Les formats publicitaires ne peuvent être les mêmes. Les applis non plus. La tablette les plus perfectionnées, même les plus petites qui tiennent dans la poche (Kindle Fire, etc.) restent sans voix.
Qu'apporte cette qualification simpliste de "mobile" appliquée indistinctement au téléphone et à la tablette sinon un faux sens, voire un contre sens ? Le mobile est immobile. Une enquête d'Efficient Frontier indique que près des deux tiers des contacts dits "mobiles" proviennent des tablettes.
Paris, métro. Regarder un film sur iPad
Selon une analyse de Ooyala, c'est surtout sur les tablettes que l'on regarde des vidéo de plus de 10 mn, tandis que l'on s'en tient à des vidéo brèves sur l'iPhone (cf. le blog de Wistia, "Managing video"). De même, il semble qu'avec leurs tablettes, les consommateurs dépensent plus qu'avec leurs smartphones, selon une étude Adobe Digital Marketing Business publiée en janvier 2012).
Que faire de la convergence qui se met en place avec iCloud, apportant une solution de continuité entre supports différemment mobiles et immobiles (iPad, Mac, iPhone, pour la marque Apple).
Et il y a mobilité et mobilité. Il y a l'usage consistant à donner une information en marche, avec Foursquare, Google Places ou d'autres services, généralement des applications, qui localisent les usagers. Il y a les usages dans les points de vente (listes, plan des linéaires, paiement, etc.). Ces utilisations se distinguent des usages qui ne sont pas liées à des déplacements (regarder un film, une vidéo longue, etc.).

La tablette est manifestement un média à part qui exige des créations publicitaires appropriées. Google a mis en place un format adapté à ce support dont la mobilité et les usages n'ont rien à voir avec ceux du smartphone. De même, InsightExpress a développé Tablet Adinsights pour évaluer l'efficacité des campagnes publicitaire des messages recourant aux tablettes.

La définition de la mobilité est encore pauvrement opérationnelle. Pourquoi ne pas définir la mobilité en prenant en compte l'endroit où l'on est allé : dans un point de vente, dans une gare, au cinéma ? La mobilité constitue-t-elle une variable sûre et suffisante de ciblage (comportemental) ? Les usages et les appareils eux-mêmes brouillent des catégories encore acceptables il y a quelques années (cf. le cas Walmart). Lesquelles sont pertinentes pour le marketing ? Comment, sur quelles bases, en former de nouvelles ? Le contexte de communication ?
Campagne publicitaire grand format. Janvier 2012.
.

mardi 15 novembre 2011

TV américaine. Cas N°7. Une émission, deux écrans

.
Une dizaine de groupes de stations de télévision locales américaines se sont associés pour synchroniser les tablettes ou smartphones des téléspectateurs avec leurs émissions. ConnecTV permet une socialisation de la consommation télévisuelle, le partage avec ceux qui regardent, en même temps, les mêmes émissions. Généralisation et standardisation du multiscreentasking. Dès que le téléviseur est allumé, l'appli repère l'émission diffusée et synchronise les seconds écrans (Mac, PC, tablettes, smartphones) avec l'émission, permettant le partage et la discussion avec d'autres téléspectateurs "amis". ConnecTV peut également effectuer des recommandations personnalisées fondées sur les consommations observées.
ConnecTV a intégré la technologie SyncNow ACR de Civolution (fingerprinting, Automatic Caracter Recognition).

TV is fun again
ConnecTV est une startup financée par les grands networks (ABC, CBS, NBCU, Fox). Elle est présente dans 45 des 50 premiers DMA avec 201 stations (76 millions de foyers TV) et 253 canaux différents (dont des chaînes thématiques diffusées par les réseaux câblés et les bouquets satellite).
Bien entendu, le second écran sera support de publicité (locale et supra-locale) tandis que l'antenne des stations en assurera la promotion. ConnecTV se synchronise aussi bien avec les émissions des networks qu'avec les émissions de syndication et les émissions locales.
La devise de cette appli est le réenchantement de la télévision grâce à l'interactivité et à la socialisation : "TV is fun again". Est-ce là est un des rôles des réseaux sociaux : redonner du lustre à des médias un peu usés ?

La synchronisation et l'interaction tablette / téléviseur sont également l'ambition déclarée de la technologie ScreenSync TV de Coincident. Et d'annoncer augmentation de la durée de TV regardée (DEA), des transactions, un meilleur engagement. A voir.

Mise à jour 13 janvier 2012

Décembre 2011 : appli de OWN (Oprah) pour iPad pour l'interaction entre les deux écrans
.

Etudes de cas sur la télévision américaine 
N°1 Station contre network                                                        N°2 Fox change d'affiliée
N°3 Question de couverture                                                        N°4 Pour network, le local compte
N°5 Syndication : le talent d'Oprah, le poids du local                   N°6 Lancement d'une chaîne
.

vendredi 21 octobre 2011

Presse : les magalivres (mooks)

Présentoir magalivres en librairie
Chantelivre Paris VI (mars 2012)

"Feuilleton" ? Drôle de nom pour un objet de 256 pages. Magazine-livre ou livre-magazine, magbook, mook ? Vendu en librairie.
15 € le numéro. 4 numéros par an (60 € l'abonnement). Prochain numéro : 5 janvier
La ligne éditoriale est donnée par le sous-titre subtile : "Passe en revue le monde".
Revue, donc ; agréable à tenir et à feuilleter, facile à ranger. Lecture confortable. Belles illustrations. Graphisme recherché.
Pas de site Web, seulement une page boutique, pas d'appli.
Pourrait trouver sa place sur le Web ? Peut-être sous forme d'appli pour l'iPad, support qui n'altérerait ni ses qualités esthétiques ni sa commodité. Mais à quel prix ?
Les articles sont longs, ils ont du souffle. Originalité de la distance d'écriture, et de lecture : ni le 100 mètres des brèves, ni le 10 000 des gros livres, plutôt du demi-fond. Des articles comme des nouvelles (short story). Lecture de longue durée aussi, sans aucun doute : on ne le jettera pas, en tout cas pas tout de suite, beaucoup de reprises en main. Grande espérance de lecture, au-delà de la présence dans les points de vente.
Pourquoi "feuilleton" ? Ce terme désignait autrefois une rubrique régulière, en bas de la une ; au XIXème siècle, beaucoup de romans furent publiés en feuilleton.
Quinze articles. Une rubrique gastronomique, "Gueuleton", qui dit la tonalité de cette revue qui invite à un repas d'automne : cèpes, côte de boeuf, fougasse et tarte tatin. Un "texte" en fin de volume sur la pollinisation et les abeilles, bien mis en page. Un texte traduit de Georges Orwell comparant le prix du tabac et celui des livres... Tout cela respire l'humour et l'esthétisme. Live dandy et bon vivant.

Table dans la  librairie L'Atelier (Paris XIX)
Feuilleton n'est pas le premier magazine livre. Plusieurs titres récents relèvent du même état d'esprit, dans d'autres formats. Maquettes séduisantes, confortables qui donnent envie de les lire, de les parcourir. Magazine à garder, à laisser traîner.

mise à jour avril 2017
  • XXI L'information grand formatlancé en 2008, trimestriel, grand reportages, sans publicité "le meilleur du journalisme, le meilleur de l'édition", 15 € ("100% d'inédit, 0% de publicité", revendique le titre). Les créateurs détiennent les deux tiers, Gallimard 20% du capital.
  • Les mêmes créateurs lancent 6 mois en mars 2011, revue semestrielle de photo-journalisme, "le XXIe siècle en images" (25,5 €, 350 pages. Cf. leur vidéo de lancement qui montre, en accéléré, toutes les étapes de la fabrication).
  • Alibi, "le magbook du polar", trimestriel consacré au roman policier. 15 €, exclusivement en librairies. Le titre a ouvert une boutique en ligne (limitée pour l'instant au T-shirts).
  • Schnock, semestriel, "la revue des vieux de 27 à 87 ans", plein d'humour (mai 2011). 
  • Crimes et châtiments, 15€, qui veut redonner sa dignité au fait divers (176 p., janvier 2012)
  • muze, d'abord mensuel, devient trimestriel en 2010. Edité par Bayard, cette "revue culturelle au féminin" suit une voie mixte, librairie / presse. Chaque numéro (12,9 €, abonnement 49 €) comporte 5 dossiers thématiques approfondis. Format carré (176 pages), mise en page aérée permettent de mettre en valeur les illustrations (photos, etc.). Blog. Avec l'appli iPad (gratuite), chaque numéro est vendu 5,99 € le N° (au lieu de 12,9 € pour le papier) ou gratuit lorsque l'on a acheté le numéro papier (code fourni dans le magazine). 
    • En résumé, prix du numéro, selon la version :
      • version papier, abonnement : 12,25 €
      • version papier au numéro : 12,9 € (avec accès gratuit à la version iPad du N° acheté)
      • Sélection des achats
         (copie d'écran iPad)
      • version iPad uniquement : 5,99€
  • Aarg ! mensuel de BD (9,9) relancé en mook en janvier 2016 avec un financement participatif par Ulule
  • Véganes : revue contre culturelle (suite de Versus), semestrielle, 172 p. 19,5 €,  éditions de la plage
Modèle économique des livres magazines ?
Malgré la crise (quelle crise ? du lectorat ? du travail publicitaire ? de la distribution ?), la presse papier continue de s'inventer, de tenter de nouveaux produits.

Le pari du papier : qualité, lenteur, longueur. Périodicité longue qui donne le temps d'approfondir, contre l'info à la minute. Les autres qualités s'en déduisent.

Les titres hésitent quant au modèle économique et testent la présence en ligne : blog, appli iPad (cf. supra, Muze), la boutique (Alibi) ou l'absence totale. La distribution semble privilégier la librairie.

La publicité ne va pas à la presse ? Cette presse ne va pas à la publicité.
Que le lecteur paie la liberté et la qualité de sa presse, semblent orgueilleusement proclamer ces livres qui jouent sérieusement au magazine.

mardi 13 septembre 2011

Die Zeit sur iPad : presse de qualité et numérique

.
L'hebdomadaire allemand Die Zeit ("le temps" ; diffusion : 490 000 exemplaires, lectorat : 2 millions ; édité par le groupe Holzbrinck) en vient à l'iPad. Le plus classique des titres du journalisme germanophone franchit le pas. Le mercredi, donc un jour avant l'édition papier, on pourra désormais, sur iPad, accéder au numéro de la semaine. Le site propose le journal complet plus une galerie de photos, de vidéos, etc.
Défi majeur : passer du très grand format papier (broadsheet) au petit écran de la tablette.
Le lecteur peut télécharger une version complète du titre ou une version allégée (texte uniquement). En fait, le lecteur dispose de deux lectures, l'une à la manière d'un livre, sans illustration ni publicité, l'autre avec illustrations et publicité (Original Ansicht) que l'on peut agrandir et zoomer à volonté.

Modèle économique ?
Aucune incitation économique à lire le titre sur l'iPad plutôt que sur papier. Sur l'iPad (l'appli est gratuite), Die Zeit est vendu au prix du numéro papier, sauf pour les lecteurs qui paient déjà abonnés à une édition numérique ou à une édition papier.
Ecran avec page complète. A gauche, le sommaire déroulant
  • Prix de l'édition numérique (au numéro)
    • Pour les abonnés papier : 0,40 €
    • Pour les abonnés numériques : 2,99 €
    • Pour les non abonnés  :  3,99 €
  • Prix de vente de l'édition papier en Allemagne : 4€ (mais 5,2 € en France)
  • Un taux de circulation (= lectorat / diffusion) voisin de 4 peut inciter l'éditeur à favoriser les achats personnels par rapport aux achats pour les foyers. En effet, bien que dite payante, cette presse est lue gratuitement par au moins 3 lecteurs sur 4 (= lectorat - diffusion payée). 
Ecran avec texte seulement (page allégée)
Evidemment, l'App Store de Apple (iTunes) prend sa marge (30%) en tant que distributeur, pour chaque numéro acheté, soit 1,2 €.

Il semble que la publicité soit la même sur papier et sur iPad. Dans ce cas, le lectorat iPad pourra être additionné au lectorat papier (ABC /OJD) mais cela risque de confondre, dans certains cas, apport de couverture et apport de répétition (lecture papier + lecture iPad). Pour l'instant, la publicité n'est pas clickable, les messages ne comportent aucun lien, n'engagent aucune transfo (il faudrait une créa spécifique et l'autorisation d'Apple). Pas d'index des pages de publicité, non plus (comme dans la version papier)...Pas de liens pour des mots difficiles, propres ou communs, vers un dictionnaire ou vers Wikipedia. En revanche, on peut remplir les mots croisés faisables directement sur la tablette, tout un programme ! On perçoit donc les limites, et les avantages, de reproduire à l'identique la version papier sur l'iPad.

Au bas de l'écran, menu avec pages miniatures
En feuilletant cet hebdomadaire sur iPad, on pressent que la presse de qualité est mal à l'aise dès qu'elle est loin du papier. Elle n'arrive pas à s'en détacher, elle s'y empêtre. Elle pense papier, articles, tournes, titres, longs paragraphes, longues phrases. Le journaliste écrit, compose papier. En fait, Die Zeit n'a pas admis que l'évolution de son lectorat n'est pas tant une question de support que de contenu et d'accès au contenu. Un même contenu rébarbatif sur papier ne devient pas aimable sur écran. Beaucoup de lecteurs attendent autre chose de la presse (qu'il ne faudrait plus appeler la presse, nous sommes prisonniers de la terminologie) : Twitter, Facebook, FourSquare, Tumblr, YouTube, Google Places et d'autres donnent des indications sur ces attentes, sur les ergonomies et l'esthétique qui les façonnent.

Publicité pleine page
Le lecteur de Die Zeit sur iPad peut choisir la taille des caractères, ce qui est agréable, mais il ne peut pas choisir la taille des articles, leur style, leur esthétique. Penser à Nietzsche qui, toute sa vie intempestif (unzeitig), réclama un lecteur à sa convenance, qui l'aurait lu comme un philologue d'autrefois lisait son Horace (Ecce Homo, 1888), un lecteur lisant lentement, profondément... "Apprenez à bien me lire", exhorte la préface d'Aurores (Morgenröte : "Lernt mich gut lesen", 1881). C'est ce que semblent affirmer tacitement aussi bien la version iPad que la version papier de Die Zeit : apprenez à bien me lire. Pourquoi pas : apprenons à bien écrire ? N'est-ce pas -aussi - l'objectif de l'édition sur tablettes que de promouvoir une autre "mise en mots" pour une autre lecture? Notons au passage que les plus belles pages, les plus communicantes, sont des pages de publicité. Quant au format papier, si l'école n'enseigne plus à le lire dans sa mise en page austère, la bataille de Die Zeit est perdue. Formé à la lecture des textes numériques, le lecteur, sauf s'il est aussi "philologue", ne saura plus lire ces textes. Dans quelques générations, plus de "philologues" ! D'où surgissent quelques questions : comment mettre Nietzsche sur iPad ? peut-on enseigner contre son temps ?
Défi actuel de la presse : s'adapter, inventer et changer la lecture et les lecteurs ou maugréer contre l'air du temps qui a changé, contre les lecteurs qui ne savent plus lire... 
.

samedi 10 septembre 2011

Du câble au Wi-Fi

.
Après celle de New York City, Time Warner Cable investit l'agglomération de Los Angeles (DMA N°2). Les abonnés du réseau câblé (RoadRunner) de TWC (locaux et visiteurs) peuvent bénéficer gratuitement de ce service (TWC Wifi) déployé dans l'agglomération (hotspots).  Cf. la présentation du service par TWC, d'une part, et par le Los Angeles Times, d'autre part.
A New York City (DMA N°1) qui compte trois câblo-opérateurs (Cablevision Systems, Comcast et Time Warner Cable), ceux-ci se sont accordés pour optimiser la couverture des réseaux sans fil pour tout le DMA et tous leurs abonnés (accord de roaming). Les non abonnés au câble peuvent se connecter avec un Access Pass en payant à l'heure ($2.95) ou au mois  ($49.95). Le service est commode : une seule authentification est nécessaire.
  • Ce type d'opérations confère aux réseaux câblés une nouvelle dimension de service public dans l'agglomération et la collectivité locale qu'ils équipent. Enrichissant son offre, le Wi-Fi renforce le câble, fidélise ses abonnés (important en ces temps de cord-cutting), améliore son image (elle en a bien besoin) et constitue une base de prospection et de recrutement d'abonnés. 
  • Il s'agit d'un nouvel espace de développement, indispensable aux câblo-opérateurs (MSO) pour reprendre la main par rapport aux OTT qui les débordent.
    • Exacerbation de la concurrence avec les opérateurs des télécoms (AT and T, Verizon) et ceux du satellite (Dish Network, DirecTV).
    • Importance de la distribution de la télévision sur supports mobiles, les tablettes notamment. Cf. notre post : L'iPad dérange la TV américaine
    • Confirmation, s'il en était besoin, que les réseaux Wi-Fi constitueront de plus en plus une alternative efficace à la 3G/4G qui pratique des tarifs désarmants. 
    • Enrayer la concurrence de fournisseurs de Wi-Fi comme Towerstream qui propose une connection "gratuite" contre de la publicité (via des applis distribuées par BlisMobile) et collabore avec les opérateurs télécoms pour qu'ils puissent fournir du Wi-Fi à leurs abonnés. En échange, Towerstream récupère de très riches données de localisation dont les détaillants sont friands. N.B. Towerstream équipe Manhattan en Wi-Fi "gratuit", notamment dans les parcs (Central Park, etc.)

vendredi 2 septembre 2011

An app for a new TV schedule

.
There is an app for everything, we all know that. Why not an app to promote the new fall preview schedule? This is just what CBS did for the iPad. Pauley Perrette from "NCIS" is the MC and presents 5 shows: 2 dramas and 3 comedy series (cf. infra).
Everything you need to know in order to follow and talk about the fall schedule and more: casts, photos, videos, bios, social media (tweets) for sharing (Facebook), etc. There are previews, ":15 Sneak Peeks"and "Behind the Scenes" videos. And even a game, "Memory Challenge", with cast cards to match (not so easy). Of course, you can access a store (mugs, T-shirts, etc.).
The free app connects and integrates with the iPad calendar, so you are sure not miss a program.
This is a big improvement over what we used to have on the net and what we still have in Europe with paper TV guides. There is a lesson to be learned for magazines. Not to mention the professional presentations by TV networks for advertisers and media agencies.
The iPad helps TV to innovate. Good promotion for the iPad too. Since TV is more and more a double screen experience, this CBS app (which is a brilliant first) will probably - and hopefully - be followed by other networks.