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lundi 9 septembre 2024

Une formidable leçon d'humanisme

Bonnie Garmus, Lessons in Chemistry, 390 p., Penguin Random House, 2022,

miniseries sur Apple TV+, 8 épisodes, october 2023

C'est d'abord un roman, formidablement féministe. Ce roman met en scène une jeune femme que passionne la chimie mais qui, à cette époque, les années 1960, est cantonnée au métier alors subalterne et mal payé de laborantine. Ce qui, bien sûr, s'accompagne de comportements sexuels inacceptables.

Elisabeth Zott, notre chimiste, est mise à la porte de l'entreprise de chimie qui l'employait suite au décès par accident de son partenaire, et amant, génial chimiste. Mais elle se trouve finalement embauchée pour une série télévisée diffusée en fin d'après-midi. Elle y prendra le rôle de cuisinière dans un show d'une station locale californienne, "Supper at six", mais elle y gardera ses réflexes et sa culture de chimiste. De plus, notre cuisinière et mère, désormais sans compagnon est rationnelle, et athée.

Le livre est souvent drôle, très agréable à lire. Parfois réaliste, parfois presque surréaliste, les lecteurs, et j'imagine les lectrices, ne s'ennuieront jamais. Et cela valut à son auteur toutes sortes de prix, aux Etats-Unis comme en Grande-Bretagne. Le roman connaît un grand succès et les principales idées en seront reprises dans une série remportée par Apple TV+, aux enchères. La série est bien tournée, et l'humour est présent à chaque instant. L'auteur du roman travaillait dans la publicité (copy writer) quand elle écrivit son livre ; il y a donc du vécu dans la série, dont le vol d'une idée essentielle par un collègue mâle, notamment. C'est une fable certes mais elle emporte les suffrages des réalistes et surtout des femmes : l'héroïne, Elisabeth Zott, enseigne tranquillement la résistance quotidienne aux absurdités d'un monde encore bien trop masculin.


dimanche 12 novembre 2023

Noël magique et complet avec Modes & Travaux

Modes & Travaux, Noël magique, mensuel, 3.5 €, 124 p.

Rappelons tout d'abord qu'il y a toujours eu un "Cahier couture" dans Modes & Travaux. Ce patron, qui vise les tailles de 36 à 48, est inclus dans le numéro avec des conseils pour la coupe du tissu, les essayages et l'assemblage ("patron de la robe de fête"). Ce numéro de ce magazine féminin doit aider" ses lectrices à "préparer des fêtes de Noël inoubliables" : comment ? 

Il y a d'abord les cadeaux "créatifs"(37 idées cadeaux à offrir !), de 12 à 200 €, "pour les petits...  et les grands enfants". Ensuite vient la mode : 'Réveillon, on sort le grand jeu !". Le dossier mode propose tout un arsenal pour les fêtes de fin d'année : des robes et des tops, des bottines et des escarpins, des gilets et des jupes, des chemises accompagnées de toutes sortes de bijoux, bracelets, sacs, bagues et colliers. Et puis, il y aussi des patrons pour les lectrices couturières "expertes".

Le magazine propose également 3 pages sur les parfums à offrir, ou à s'offrir, pour les fêtes : une vingtaine de  marques dont la journaliste "décrypte" les "grandes nouveautés pour nous aider à faire notre choix" (pp.41-43). Ces 3 pages sont suivies de 2 pages sur les mascaras.

"15 idées pour mettre la maison à l'heure de Noël" : décorer la table, le sapin, les escaliers, les fenêtres, les paquets cadeaux. Décorer le lieu de vie avec du papier, un calendrier de l'Avent, les étoiles, les lampions, les sapins. 

Le magazine montre aussi comment décorer un chalet à Mégève. Il s'agit de faire rêver, bien sûr, car très rares sont les lectrices qui disposent d'un chalet à Mégève !

Le menu de réveillon est appétissant, et facile à réaliser, de la bûche framboise chocolat blanc à la couronne poire-chocolat, du jambon de Noël aux épices au rôti de dinde farci aux fruits secs, des poires au foie gras et au pain d'épices jusqu'aux sablés apéritif aux pommes ; le menu est complet en 6 pages, bien illustré, auxquelles s'ajoutent de petites gourmandises et surtout de délicates mignardises : sablés, truffes en chocolat, financiers, macarons, tuiles aux amandes et, pour finir, "un gâteau féerique" avec chocolat, ganache...

Et la publicité ? Ah ! Il y en a, et même, d'une certaine manière, on peut dire qu'il n'y a que cela : de la 4 de couv pour L'Oréal aux jouets Lego offerts par Leclerc ou à la publicité pour la radio Nostalgie ou au nouveau magazine marmiton. et, bien sûr, il y a les auto-promo de Modes & Travaux : " Mon Cahier créatif" pour les enfants (les lectrices sont des parents et des grands-parents), les fiches abonnement avec la montre cadeau, le hors-série "Mon dressing d'hiver" avec 10 patrons exclusifs. D'une manière générale, pour tous les produits mentionnés, le magazine indique le prix et le moyen de l'acheter (avec en fin de magazine, les "adresses internet du numéro". Dans nos sociétés, tout est à acheter, alors, au moins, ce magazine est franc.

Et puis, pour finir ou pour commencer, il y a aussi les 30 étiquettes cadeau et les "100 étoiles pour illuminer vos fêtes !" 

Voici un magazine qui se veut utile à ses lectrices, sur tous les plans.

dimanche 5 novembre 2023

L'Express a eu soixante dix ans

L'Express. Le numéro de nos 70 ans. 1953-2023, 220 p., novembre 2023, 12,9 €

Cela commence par deux pages consacrées à Cartier (une montre) suivies par par deux pages pour Dior (parfum), suivies par deux pages de Kering (diverses marques), suivies par deux pages de Bucellati (des bagues), suivies par deux pages de Jaguar (automobile), suivies par deux pages de Glenfiddich (whisky), suivies par une page de DS (automobile)... Et alors, enfin, vient un sommaire - d'une page... Et l'on pourrait poursuivre l'inventaire publicitaire sur plus d'une centaine de pages... C'est le prix à payer pour lire le magazine, en plus des 12,9 € du prix facial...

Deux belles pages (pp. 164-165) montrent et résument l'histoire de la géographie du titre (l'emplacement des bureaux), l'évolution de la direction de la rédaction (seulement 3 femmes sur 14), mais des unes avec des seins nus (de femmes), l'évolution du logo. On aurait pu faire mieux et entrer dans les détails, analyser les déplacements géographiques dans Paris, la démographie des directions... Mais L'Express n'est pas sociologue.

Donc, c'était il y a 70 ans, le journal de JJSS (ah ! les initiales !) paraît alors comme supplément des Echos du samedi (Les Echos est la propriété du père et de l'oncle de Jean-Jacques Schreiber). L'Express défend d'emblée la politique de Pierre Mendès-France qui devient président du Conseil (18 juin 1954) ; il met fin à la guerre d'Indochine (le Viet Nam), donne son autonomie à la Tunisie. Dans l'hebdomadaire écrivent François Mauriac (prix Nobel), Albert Camus, Jean-Paul Sartre et d'autres... Le magazine envoie Françoise Sagan (Bonjour Tristesse) à Cuba (1960). Jean Daniel (Bensaïd) est recruté, il quittera L'Express pour créer France-Observateur (qui deviendra Le Nouvel Observateur). L'Express dénonce la torture, demande à l'IFOP un sondage sur les jeunes de 18 à 30 ans qui lui permet d'annoncer "la nouvelle vague". En 1956, Françoise Giroud dénonce la législation anti-avortement. L'Express est censuré, de nombreuses fois. Brigitte Bardot est victime d'une demande de rançon de l'OAS, qui pose des bombes aux domiciles (Françoise Giroud, Jean Daniel, etc.). En 1954, Madame Express voit le jour avec Christiane Collange (la soeur de JJSS !). 

Voilà, c'est le début de l'histoire. L'histoire, les petites histoires qui suivent sont celles de la France. C'est un beau numéro que l'on aura plaisir à feuilleter, à lire aussi pour retrouver toutes ces années passées, ces célébrités politiques dont on ne sait plus grand chose aujourd'hui, et ces pages de publicité que déjà on oublie.


samedi 8 juillet 2023

Le Tour de France : deux étapes dans l'AIN

Spécial Tour de France 2023, La Voix de l'Ain,  24 p.

Le Tour fera cette année deux arrêts dans le département de l'Ain, ce qui fait le bonheur de l'hebdomadaire départemental La Voix de l'Ain. La première étape, le vendredi 14 juillet, ira de Châtillon-sur Chalaronne au Grand Colombier (138 km), "une étape 100% andinoise" et la seconde, le 20 juillet, de Moûtiers à Bourg-en-Bresse (185 km). Le 110ème Tour de France se jouera-t-il sur les terres de l'Ain ? Des journalistes et des sportifs donnent leur avis, prudent !

Le magazine est riche en publicités ; dès la une, deux messages pour les bicyclettes "100% made in Ain". Et l'on retrouve à nouveau des "experts du vélo", en page 2, à Ambérieu- en-Bugey. En 4 de couverture, diverses destinations vantent le département : "Cet été, faites étape chez nous !" la publicité propose de visiter des villages, de rencontrer les divers producteurs, de découvrir les vieux quartiers de Bourg-en-Bresse. Il y a aussi une invitation de france tv (2 et 3) à suivre le Tour en direct (les autres étapes !) .

Le magazine donne des cartes avec les horaires de passage, ceux de la caravane publicitaire et ceux du Tour (avec 3 vitesses). Utile, le magazine donne à ses lecteurs / lectrices l'emplacement des parkings, des fêtes et réjouissances locales aussi.

Des figures historiques du Tour : le presque centenaire Antonin Roland, qui a porté le maillot jaune à plusieurs reprises. et puis il y a aussi Roger Pingeon, vainqueur en 1967, second en 1969 (entre Eddy Merckx et Raymond Poulidor), et puis vainqueur du tour d'Espagne, la Vuelta. Mais, il y a aussi l'association "Donnons des "elles" au vélo !" qui milite pour la promotion du vélo féminin : elles arriveront un peu plus tard mais nous savons bien qu'elles finiront par arriver.

 Bon, c'est le Tour de France, alors on ne parlera donc pas de Paul Nizan, professeur de philosophie à Bourg-en-Bresse, qui tenta sa chance, en vain, aux élections législatives dans ce département en 1931.


dimanche 18 juin 2023

La publicité passe au numérique : et l'IREP promet le passage

 IREP, Le marché publicitaire français en 2022, avril 2023, 122 p.

Que nous le voulions ou non, le marché publicitaire mondial, et français aussi, passe au numérique. Et si le marché publicitaire français se porte à peu près bien, c'est essentiellement le fait du numérique tandis que les anciens médias voient leurs revenus provenant de la publicité décliner. Telle est la conclusion évidente des travaux de l'IREP. 

Le document annuel qui décrit l'évolution des recettes publicitaires Nettes en France est d'excellente qualité : on y trouvera toutes les données générales que l'on souhaite, et aussi bien sûr,  celles que l'on ne souhaiterait pas. Bravo à l'IREP et à sa direction, Christine Robert, pour cette synthèse expérimentée et prudente. 

Bien sûr, on peut lire ce volume de données publicitaires de différentes manières, et chacun, chaque média y trouvera des sources de satisfaction et même d'espoir voire aussi de désespérance : c'est ça la statistique ! Par exemple, pour l'année 2022, le total presse est de 1 816 millions (€) tandis que le total internet (search, social, display, etc.) atteint  8 493 millions. Et encore, le total presse inclut aussi 348 millions pour le digital que l'on pourrait aussi mettre dans le total internet. 

Le total marché étant de 16 736 millions (je commente le tableau 1, page 9), Internet dépasse donc désormais la moitié des investissements publicitaires en France. Notons que le poids total des investissements dans une dizaine de titres de presse quotidienne nationale n'atteint que 143 millions en 2022 pour combien de titres, deux ou trois ? Et une démonstration semblable peut être conduite pour la presse magazine ou pour la presse hebdomadaire régionale.

La situation allemande n'est pas différente : internet représente dans la première économie européenne 54,3% des investissements publicitaires. Et aux Etats-Unis ? Presse : 2,5%, internet : 69,7 %. La bataille publicitaire est jouée et gagnée pour quelque temps par Internet. Oui, mais quoi dans Internet ? C'est peut-être là qu'il faut investir, maintenant, et produire de nouveaux outils d'observation du marché, outils que le marché attend, et redoute aussi. Mais qu'est-ce que le marché sinon le produit de ce travail d'observation ?


lundi 15 août 2022

La tentation des revenus publicitaires à laquelle succombent les écrivains

 Myriam Boucharenc, L'écrivain et la publicité. Histoire d'une tentation, Paris, Champ Vallon, 2022, 338 p., Index, Bibliogr.

La publicité est à la fois célébrée mais aussi dénoncée par les artistes. Célébrée pour son originalité par les poètes - Guillaume Apollinaire, l'un des premiers, souligna son apport au paysage urbain, à la ville - et appréciée pour les revenus qu'elle apporte à ceux qui en ont besoin ou en veulent toujours davantage. Mais il est généralement aussi de bon ton de s'en offenser, voire de s'en détourner, en apparence du moins.

Ce livre dresse le bilan des relations entre les écrivains et le monde de la publicité. A lire la liste impressionnante de ceux et celles qui y ont gagné de l'argent, qui ont été payés par la publicité, on a du mal à imaginer qui n'a rien touché ! 

Avec Jean-Paul Sartre (les montres Universal) et Francis Ponge (le vin Margnat, le soutien-gorge Maryse, le Poulet du Roy), il y a tout le monde dont Céline, le Docteur Ferdinand Destouches, qui fut collaborateur médical des laboratoires Cantin ; il avait des revenus réguliers de la pharmacie. Colette touchait beaucoup (dont ceux de Ford qui fait la couverture du livre), Paul Morand (les trains de luxe de la Revue des Wagons-lit) et Mac Orlan (qui oeuvrait pour Peugeot, ou pour La Grande Maison de Blanc), Armand Salacrou, alors journaliste à L'Humanité qui travailla pour le vermifuge Lune et la pommade Marie Rose contre les poux en tirait des revenus raisonnables et réguliers. Jean Cocteau fut "conseiller artistique" de Coco Chanel et vanta les bas de femme (Kayser) mais aussi un anxiolythique, et un téléviseur (Ribet-Desjardins) : en fait, ses contributions qui s'étalent sur 40 ans sont très nombreuses. Le surréaliste Robert Desnos qui en fit tellement (pour la Loterie Nationale, pour l'amer Picon, l'anis Berger, etc.), Jean Anouilh, François Mauriac, Claude Roy, Jacques Audiberti, Frédéric Mistral, Jean Giono (Klébert-Colombes), Blaise Cendrars, Louise de Vilmorin (le parfum Lanvin, le cognac Rémy Martin), Léon-Paul Fargue, Paul Guth, Marcel Pagnol (pour les cigarettes Lucky Strike), Françoise Sagan (Simca, l'huile de moteur BP Energol), François Coppée (pour les petit-beurre LU), Roland Dorgelès (Hotchkiss), Philippe Soupault et la Compagnie Transatlantique, etc. La liste est longue que dresse l'auteur : il s'agit plus que d'une "tentation", c'est un modèle économique ! Tous "ou presque - ont oeuvré partiellement à la publicité". Mais on ne le sait guère, on l'a oublié : c'est "l'histoire occultée d'une liaison sulfureuse", comme le souligne l'auteur. L'histoire de la littérature est décidément bien mal traitée y compris, notamment, par les manuels scolaires et universitaires. Ou plutôt tellement bien traitée !

"Souscrivez à Dada, le seul emprunt qui ne rapporte rien", proclamaient, réalistes, les Dadaïstes, qui, en matière de publicité ne s'y trompaient guère. Myriam Boucharenc prend aussi l'exemple des académiciens (pp. 121-127) : ils ont tous "touché", Paul Valéry pour les Aciers de France, ou pour un laboratoire pharmaceutique (L'idée fixe ou deux hommes à la mer), Paul Claudel ("La Mystique des pierres précieuses", publié pour Cartier) et tant d'autres... Le livre s'achève sur des moments contemporains qui ne retiendront pas l'attention. Pour terminer, citons, avec l'auteur, Louis Aragon : "Toute femme élégante est cliente du Printemps", à la bonne heure ! Mais défense de crier en vers "Du travail et du pain".

Voici un très bon livre où l'on apprend beaucoup sur l'histoire de la littérature, sur l'histoire mal connue encore aujourd'hui de ses fréquentations publicitaires. Il y a bien quelques pages consacrées rapidement à l'économie de cette publicité littéraire mais il faudrait maintenant un travail plus complet, plus rigoureux pour que l'on s'y retrouve et que l'on puisse y voir clair, vraiment clair, dans l'économie de la littérature. C'est le talent de l'auteur que de faire mieux percevoir cette absence., mais il reste du travail !


dimanche 13 juin 2021

Le marché publicitaire français en 2020, selon l'IREP

IREP, Le marché publicitaire français en 2020, Paris, 2021, 115 p.

Comme chaque année, depuis plus de cinquante ans, l'IREP publie sa vision de l'état du marché publicitaire français. Le bilan prend en compte cette année les médias suivants : la télévision, le cinéma (les salles), la radio, la presse quotidienne nationale et régionale, la presse hebdomadaire régionale, la presse magazine, la presse spécialisée, la presse gratuite d'information, locale et thématique, la publicité extérieure, Internet (search, social,  display et autres - affiliation, courrier, comparateurs), les annuaires, le courrier publicitaire et les imprimés sans adresse. 

Le résultat total montre, pour la durée annuelle, une chute globale de 11,6% des recettes publicitaires. C'est la presse qui souffre le plus avec une chute de plus de 30% (publicité commerciale) ; la publicité extérieure perd beaucoup également (-33%). 

Et c'est Internet, seul, qui présente un résultat fortement positif.

Dans le bilan global, c'est donc Internet qui domine le marché français (42,4% - Tableau 5, p. 13). Si l'on compare avec le marché américain (cf. p. 75), on voit que la part de marché d'Internet en France est inférieure à ce que l'on observe aux Etats-Unis (où elle atteint près de 61%, comme en Russie) ; cette part de marché dépasse d'ailleurs 70% en Chine, et 71,5% en Grande-Bretagne. Pourquoi ces écarts, et notamment pourquoi un écart de près de 30% avec la Grande-Bretagne ? Beaux sujets de réflexion...

Comme on le voit, il y a du grain à moudre dans ce bilan annuel et il faut saluer le travail de Christine Robert qui dirige l'IREP et a permis l'établissement de ce bilan. Bien sûr, comme dans tout travail de ce type, il y a des a priori choisis pour ces calculs, a priori que l'on peut discuter et disputer, mais qui sont inévitables. C'est sans doute sur ces choix mis en oeuvre lors des calculs qu'il faut s'interroger maintenant, pour les améliorer, si possible. 

"L'essentiel par pays" est bienvenu même s'il comporte quelques "oublis" que l'IREP aura tout intérêt à combler : l'Espagne, la Pologne, la Suisse, l'Autriche, les pays scandinaves et le Portugal pour donner tout le marché européen ; au plan mondial, la Corée est absente.

L'ensemble constitue un outil de référence interprofessionnel pour les acteurs du marché publicitaire.

Le marché publicitaire des médias américains (estimation WARC, mars 2021)