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dimanche 4 août 2013

Presse, le début de la fin du papier ?

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Le groupe allemand Axel Springer AG vient d'abdiquer. La presse papier, c'est presque fini.
Le groupe vient de vendre à Funke Medien Gruppe (édition papier et édition numérique), pour 920 millions d'euros, sa presse régionale, sa presse féminine et sa presse de programmes TV. Une société de commercialisation associera les deux groupes (cf. communiqué de presse).

Ce regroupement de titres ne se fera pas sans réduction d'effectifs : le syndicat des journalistes allemands Deutsche Journalisten-Verband (DJV) s'en alarme déjà. La transaction doit encore être approuvée par les organismes réglementant la concurrence et la concentration.

Vendus :

  • deux quotodiens régionaux : "Berliner Morgenpost", "Hamburger Abendblatt"
  • des magazines généralistes : 
  • des guides de programmes TV : "Hörzu”, "TV Digital”, "Funk Uhr”, "TV Neu!”, "Bildwoche"
  • des féminins : "Bild der Frau”, "Frau von Heute
  • en France aussi, le groupe a vendu en juillet des magazines (Vie Pratique, Télé Magazine) à Reworld Media. Le groupe possède en France des sites tels que aufeminin.com, seloger.com (cf. activités en France), Smart AdServer et divers titres automobiles.

  • Restent dans le groupe Springer les quotidiens nationaux "Bild" et "Die Welt" ainsi que des magazines spécialisés tels "Auto Bild", "Computer Bild" et "Sport Bild".
    Que peut-on comprendre ? Les deux quotidiens nationaux, l'un populaire et l'autre pas, opèrent une transition radicale vers le numérique (cf. l'alliance pour le mobile de ces deux titres avec Deutsche Telekom). La presse magazine spécialisée semble, à court terme, moins vulnérable que la presse magazine généraliste qui ne publie aucun contenu exclusif (ou presque), ne présente aucune barrière à l'entrée ; la coexistence des supports papier et numérique peut durer encore un peu pour des centres d'intérêts spécialisés et populaires (automobile, sport, informatique).

    Les titres cédés sont encore profitables (pour combien de temps ?), et sont de véritables emblèmes qu'il a été difficile de vendre : "Hörzu", créé en 1946, fut le magazine de la télé grand public, comme le fut, en son temps, aux Etats-Unis, le TV Guide américain ou, en France, Télé 7 Jours. Quant au Berliner Morgenpost, lancé en 1898, c'est un emblème de la capitale et de l'histoire de la presse allemandes.
    "Axel Springer va / veut devenir l'entreprise média digital leader" (page d'accueil du site Axel Springer AG.
    Revirement, réorientation stratégiques : le groupe Axel Springer n'est plus un groupe de presse papier, il devient un groupe de médias numériques. L'action Springer (MDAX) a monté de 11% suite à la publication de cette cession.
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    dimanche 11 décembre 2011

    Walmart, média total du jour le plus long

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    Walmart, premier distributeur mondial, met en chantier son activité numérique aux Etats-Unis (cf. Walmart is going digital). Dans cette perspective, les réseaux sociaux jouent un rôle primordial tandis que les applis pour smartphones et iPad confirment une volonté de s'inventer une voie dans le numérique interactif et mobile. Pourtant, on ne comprend pas cette stratégie sans la replacer dans le cadre plus général de l'action commerciale sur le terrain local, dans les points de vente. Walmart n'est pas Amazon.

    La période qui va de Thanksgiving (dernier jeudi de novembre) à janvier, point culminant de l'année commerciale, constitue un point d'observation privilégié de la mise en oeuvre de la stratégie commerciale globale de Walmart. Les points de vente et les réseaux sociaux constituent la force de frappe commerciale primordiale de cette stratégie, servie par des actions publicitaires tactiques.
    A l'entrée de cette période, le week-end allant du jeudi de Thanksgiving au dimanche suivant le Black Friday est depuis quelques années le jour le plus long, et le plus important, pour les achats de fin d'année, devançant désormais le samedi précédant Noël.
    • Les magasins Walmart ont été ouverts à 22 H le jour de Thanksgiving (deux heures avant les principaux concurrents, Target, Macy's, Best Buy). A l'ouverture, les promotions concernaient l'équipement de la maison, les jouets, les vêtements ; à minuit, toute la nuit, ce fut le tour de l'électronique, puis à à partir de 8 heures le matin jusqu'au week-end, les promotions touchèrent une sélection beaucoup plus large d'articles.
    • Sur les réseaux sociaux 
      • Walmart s'est assuré, durant cette période, une maîtrise absolue de la prise de parole : l'enseigne y a été mentionnée en moyenne 3,2 fois par seconde. Notons que Walmart compte plus de 10 millions de fans ("like") sur Facebook, soit 5 fois plus qu'Amazon (mais qu'est-ce que c'est, un "like" ?).  
      • Shopycat est une appli Facebook conçue pour choisir des cadeaux pour ses amis, recourant à un algo de recommandation qui exploite les données des "amis" accessibles sur Facebook.
    • Sur le web en général. La notoriété des opérations de Walmart, selon MacNaughton (Chief Merchandising Officer), aurait été assurée avec 279 millions d'impressions sur les pages d'accueil de Yahoo, MSN et AOL...
    • Walmart.com : en même temps que Walmart remplissait ses magasins, l'enseigne renforçait sa présence en ligne, Walmart.com offrant la livraison gratuite pour le Black Friday. Le site a connu semble-t-il de grandes difficultés. N.B. Après le week end de Thanksgiving, viennent le Cybermonday et la Cyberweek, consacrés exclusivement au commerce en ligne.
    Pour cette stratégie, les réseaux sociaux ont manifestement été utilisés comme des médias de masse (couverture maximum X répétition élevée). Au point que, à terme, Facebook peut se révéler un concurrent publicitaire de la télévision, surtout si la vidéo est présente. Si l'on y ajoute la dimension locale que développe systématiquement Walmart avec Facebook, ce média publicitaire détiendra un pouvoir incomparable. Déjà, il semble que Facebook détrône les "portails" (Yahoo!, MSN, AOL) et les "grands" éditeurs de contenus comme ESPN ou CNN, tout ce qui a fait la base indiscutée de tant de plans média en display depuis des années.

    Appli iPad localisée pour le Walmart de Marinette, petite ville du Midwest (Wisconsin) : 10 000 habitants
    Les résultats de cette campagne pour Black Friday sont positifs : les ventes, la présence dans les points de vente le démontrent.  Observons encore que grâce à l'orchestration des actions on et off-line d'une part, locales et nationales, d'autre part, le distributeur produit une richesse considérable d'informations (data), uniques ("We've amassed an enormous amount of data. Like almost everybody, we're trying to figure out how to get all that data into the same place so we can see how these data interact with each other", reconnaît S. Quinn qui dirige le marketing de Walmart USA ("Walmart's Makeover").
    La question de l'intégration opérationnelle et continue de toutes ces données est un défi marketing primordial (où l'on retrouve les écrans placés dans les linéaires et toute forme de PLV interactive) qui peut constituer un avantage compétitif dont ne peuvent pas disposer des distributeurs présents exclusivement en ligne comme Amazon (ce qui peut donner à comprendre la stratégie Apple d'implantation de magasins).

    Dans cette perspective massive, les initiatives de Walmart pour exploiter des applis iPad et iPhones paraissent à court terme plus anecdotiques. En revanche, elles peuvent jouer bientôt un rôle déterminant, l'habitude en étant prise par les clients de Walmart. Les clients inventeront les usages : au commerçant d'en installer la possibilité puis de retenir les usages retenus par les clients (d'où l'importance de la synergie pratique de ces "données" ainsi construites avec celles produites dans les points de vente, off et on line).

    Notes
    • Pendant le week-end de Thansgiving / Black Friday, 24%des acheteurs étaient connectés via mobile (source Rich Relevance, décembre 2011)
    • Dans le microcosme numérique, on n'a que Google ou amazon en tête. Le vrai monde est ailleurs. Lors de votre prochain voyage aux Etats-Unis, allez faire vos courses chez Walmart. Tant que l'on ne connaît pas Walmart, on ne connaît pas les Etats-Unis.
    • Tout cela va arriver en Europe, fatalement.
    • Le mot "donnée" est un faux ami : les données si mal nommées sont des informations conçues, construites, "faites" (comme tous les "faits" sociaux) et non de simples sous-produits de l'activité commerciale. Le marketing numérique ne relève pas de l'économie de cueillette.
    • Plus philosophiquement : nous assistons à une formidable laïcisation de la société et de son calendrier assurés par les événements commerciaux au détriment des événements symboliques traditionnels (religieux).



    mercredi 7 décembre 2011

    Google avec des "Si"... Fiction ?

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    Selon Zenith Optimedia, la part du marché publicitaire mondial en ligne de Google atteindrait 44%. Tout indique que cette part, toutes choses égales par ailleurs, va croître mécaniquement, suivant la part de marché de Google dans le "search" (pour atteindre 85% en 2014, selon Zenith Optimedia).
    Extrapolons :
    • Si la part de leurs investissements globaux affectée aux média numériques par les annonceurs s'accroît (hypothèse sur laquelle tout le monde s'accorde),
    • Si les médias de papier (presse, affichage) se livrent au Web (ce qui semble certain),
    • Si Google domine le marché publicitaire mobile (ce que tout indique),
    • Si, surtout, Google réussit à pénétrer, d'une manière ou d'une autre, le marché publicitaire de la TV (cf. YouTube, GoogleTV),
    Alors, quelle sera la part de marché publicitaire occidental, tous médias, de Google dans les années prochaines ? Quand cette part de marché dépassera-t-elle 50 % (à vous de placer la barre, si 50 % ne vous convient pas) ?

    Le développement de Google, comme de toute grande entreprise, tend logiquement vers le monopole (économie d'échelle, etc.).
    Comment les nouveaux marchés publicitaires du numérique doivent-ils être appréhendés par les législations anti-concentration ? Comment considérer ces nouveaux marchés publicitaires au regard du pluralisme des médias, puisque la publicité finance les médias ?
    Si cette suite de conditions est satisfaite - on sait où elle converge - alors ces questions sont pertinentes.

    Mais, avec des "Si", on mettrait le Web en bouteille... 
    D'autant que subsistent quelques inconnues dans ces calculs hypothétiques, dont Facebook n'est pas la moindre, qui ne tardera de poser un problème semblable.
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    dimanche 4 septembre 2011

    Digital grocery shopping: all you need is an app

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    Running errands is getting smarter and smarter, especially for groceries. The smartphone is changing the way we shop and is redefining in-store marketing.
    aisle411  my list (the best part!)
    Many stores and grocery chains are introducing apps making grocery shopping easier, covering all consumer actions. Making and managing lists, choosing, paying, couponning, group buying, price comparison, traceability, coordinating recipes and shopping list, managing loyalty card, etc.
    See among many other apps: aisle411, Winn-Dixies Stores, SavvyPenny, Publix, Sam'ClubGroceryIQShopsavvyHarvestMark, Fooducate, Ziplist, shopkick, SavingStar, Shopmium (France), Stop&Shop (Modiv), inMarket, etc.

    Example 1: Savvy Penny in Miami.
    • First the customers are registered (once). 
    • Then, when paperless coupons are proposed in the aisles, shoppers select the product on the touch screens (tablets) and transfer an electronic coupon to a smartphone (4 last digits of their number). 
    • And finally the electronic coupons are redeemed on the touch-pad at the checkout upon entering the 4 digits. They are taken into account automatically by the cashier.
    • No more clipped paper coupons to collect, select and carry in the store. Simple and immediate, impulse couponing!
    Example 2: aisle411
    • Make a list, share it with the family (with aisle and section)
    • Map the list for each product, find a route/path shopping in the store 
    • Information offers (sort of group buying) and discounts
    • Scan product barcodes and read reviews served by amazon.com 
    • Find the available electronic coupons and clip them to your list (saved on loyalty card)
    Example 3: SavingStar
    App Stop&Shop for Peapod
    • "Save on groceries": digital coupons
    • Loyalty offer: buy an item in multiple stores to get cash back
    • Brands promote products for free: they only pay when customers buy their product
    • Links to all loyalty cards that the customers register
    Remarks
    • Ubiquity of the smartphone and apps, used in all moments of our life. When it comes to shopping, apps may become more important than the Web. In Europe, more and more mobile subscribers access online retail sites, especially in U.K. (9,2% of  them, according to comScore).
    • Wonderful data provided by these apps! All the Ws in one single place: Who, Where, When, What, Why. Data about highly "engaged" people : this is not audience anymore, not spectacle, but action. This is what Google calls the "Zero Moment of Truth" (ZMOT). The data is extremely sensitive: advertisers and planners will have to use it carefully, respectfully or else.
      • Who: a phone number, loyalty cards or not
      • When: rhythm of visits. Always up-to-date.
      • Where: not only the geo localization of the store (store locator, see also Zoomingo), but also where in the store (the aisle)
      • What people are buying, which coupons they are redeeming. Much richer than any demos. 
    • In the U.S. this threatens an important source of revenue for regional newspapers which carry lots of inserts with coupons in their Sunday edition.
    • Like for catalog shopping, mobile tools are improving the way we buy.

    lundi 6 juin 2011

    Des nouvelles de l'Upfront. Affrontement de cultures commerciales ?

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    Mise à jour 13/0/11
    La télévision américaine connaît une ouverture annuelle de planning majeure où se vend l'espace commercial de la télévision pour la saison à venir. Cette vente upfront se déroule en mai-juin pour l'année télévisuelle suivante (septembre-mai). Elle s'accompagne de garanties d'audience (GRP /cibles). Ce qui n'est pas vendu alors est vendu plus tard par trimestre (scatter market). Il n'y a pas de tarifs, et seules les chaînes connaissent le volume d'espace mis en vente en avance (entre les 2/3 et les 3/4) des disponibilités. La cible est généralement celle des 18-49 ans ( à l'exception de CW qui commercialise une cible féminine 18-34 ans). L'ensemble des transactions upfront de la télévision représente plus de 20 milliards de dollars (toutes chaînes confondues, prime time).
    Les performances upfront des régies publicitaires constituent des indicateurs de la valeur de la publicité télévisée. Où en est-on pour les principaux networks grand public ? La hausse moyenne des CPM serait de l'ordre de 10 à 11%. La hausse fut de 7% en 2010.
    • Pour Fox, la hausse du CPM serait de l'ordre de 11% . La chaîne vend également des espaces dans les émissions regardées sur le Web (via Hulu et Fox.com). Les émissions  incluent plus ou moins le même nombre de messages (network time).
    • CBS aurait objenu des CPM en hausse, entre 13 et 15% grâce à une grille de programmes qui a réuni les meilleures audiences de la saison achevée.
    • NBC/Comcast a commencé ses ventes avec un CPM en hausse de 9%
    • ABC aurait obtenu une augmentation de 11%
    • CW aurait obtenu une augmentation de 11%. Comme Fox, CW vend ensemble, pour une même émission, espaces network et espaces Web.
    • Univision vend avec un CPM en hausse de 10%
    • Les chaînes thématiques (câble, satellite) obtienntraient une hausse moyenne souvent supérieure à 10%
    La culture commerciale de l'upfront, que l'on aime tant décrier- chaque année, on annonce que c'est la dernière fois - conquiert-elle les médias numériques ? Depuis 2010, il y a un Mobile Upfront : Jumptap, Mocean Mobile, Mojiva, DataXu, MobileFuse etc. y rencontrent les agences média. Efficient Frontier propose un social upfront, Digitas un NewFront...
    Tout se passe comme si deux cultures commerciales, deux conceptions de l'action publicitaire s'affrontaient. Soutenant ces cultures se trouvent, d'un côté, les studios et les networks, de l'autre,  Google, Facebook, etc. L'une des clés de cet affrontement sera la mesure de l'audience.
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    dimanche 14 novembre 2010

    L'OJD des applis

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    L'OJD publie les résultats mensuels certifiés de la fréquentation des applis de quelques médias. 
    Observons tout d'abord que certaines applis de la presse et d'autres médias ne sont pas encore à l'OJD... 
    Le Monde domine haut la main le monde de l'information. En pages vues/lues, c'est 4 fois 20 minutes, près de 20 fois Libération, 70 fois Les Echos100 fois La Tribune. La statistique des visiteurs uniques confirme cette hégémonie. 
    Le Parisien fait bonne figure dans ce classement. Encore peu de visiteurs uniques mais un nombre élevé de visites par visiteur et de pages vues par visite. Est-ce parce que ce quotidien est à la fois local et national, qu'il est un des seuls à couvrir certains faits divers (pas si divers) ? Seule l'analyse des comportements de lecture sur l'appli peut tester ces hypothèses.
    Les applis des magazines, avec moins de 100 000 visiteurs uniques par mois, sont dans les choux ou absentes du contrôle.
    La corrélation simpliste, effectuée a priori, entre segmentations socio-démographiques et pratiques d'information sur smartphones est un peu bousculée. A moins que ces segmentations, telles qu'on les pratique encore en média ne veuillent plus rien dire (mais cela peut constituer un objectif, de ne rien dire !). L'équipement en smartphones mais surtout les usages qu'il en est fait ne sont sans doute pas ce que l'on croit. De l'intérêt de ce travail de contrôle et certification par l'OJD.

    18 Applications Mobile
    VISITES
    Octobre 2010
    VISITEURS
    Octobre 2010
    Visites/ Visiteurs
    PAGES VUES
    Octobre 2010
    P.V./ Visites
     Appli LeMonde.fr
    12 686 726
    1 080 021
    11,75
    56 884 815
    4,48
     Appli La Chaîne-Météo
    7 182 111
    890 054
    8,06
    36 383 526
    5,06
     Appli Pages Jaunes
    5 043 309
    1 420 887
    3,55
    7 419 616
    1,47
     Appli LeParisien.fr
    4 143 112
    272 798
    15,19
    30 716 614
    7,41
     Appli L'Equipe
    3 209 744
    155 203
    20,68
    25 573 349
    7,97
     Appli 20minutes.fr
    2 557 276
    341 029
    7,50
    13 888 303
    5,43
     Appli LePoint.fr
    904 071
    93 447
    9,67
    5 961 267
    6,59
     Appli Liberation.fr
    714 553
    94 477
    7,56
    3 075 431
    4,30
     Appli Logic-Immo.fr
    566 613
    76 942
    7,36
    14 483 346
    25,56
     Appli LePost.fr
    525 885
    50 226
    10,47
    3 041 267
    5,78
     Appli NouvelObs.com
    449 732
    64 907
    6,93
    2 131 476
    4,74
     Appli Latribune.fr
    260 560
    90 513
    2,88
    513 818
    1,97
     Appli LeMonde.fr Sport
    223 395
    61 509
    3,63
    1 434 500
    6,42
     Appli LesEchos.fr
    216 545
    65 172
    3,32
    797 209
    3,68
     Appli Topannonces.fr
    150 074
    46 582
    3,22
    2 132 894
    14,21
     Appli ParuVendu
    101 628
    34 887
    2,91
    2 604 757
    25,63
     Appli Challenges.fr
    63 786
    15 647
    4,08
    309 848
    4,86
     Appli RegionsJob.fr
    55 000
    14 816
    3,71
    768 777
    13,98
    Source : OJD, 14 novembre 2010, pour le mois d'octobre 2010.

    Les consommations mobiles avec applis bouleversent donc les hiérarchies de consommation produites par le web ou le papier. Autres médias, autres pratiques. Autres lecteurs ?
    Notons deux cas particuliers de consommations mobiles particulièrement utilitaires, engagées, locales.
    • Les informations météorologiques avec La Chaîne Météo. 
    • L'annuaire Pages Jaunes.
    Alors que l'équipement en smartphones se généralise, que le Wi-Fi s'étend, les consommations en mobilité n'ont pas fini d'étonner. Comment les conjuguer aux autres modalités de consommation, fixes ou mobiles ? Quelles données multi-plateforme pour les annonceurs ?
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    jeudi 11 novembre 2010

    Evolution des régies publicitaires : le cas Weather Channel

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    Seule une chaîne météo pouvait donner à un outil publicitaire un nom d'ouragan : la régie du site de The Weather Channel (TWC) s'associe à AdMeld pour mettre en oeuvre sa propre place de marché publicitaire, "Category 5". Son objectif déclaré est de reprendre le contrôle total de la vente de tout son espace publicitaire, donc d'optimiser elle-même ses revenus (yield opimization), en temps réel (Real Time Bidding), et en relation constante avec la vente directe d'espace réalisée par ailleurs. Pour cela, la régie doit se procurer des outils technologiques adaptés à la commercialisation automatique d'un inventaire abondant et complexe.

    Appli TWC
    Cette opération peut retenir l'attention pour plusieurs raisons.
    •  TWC est, en matière de télévision, un acteur stratégique. Comptant plus de 100 millions d'abonnés, présente dans près de 100% des foyers TV américains, c'est la première des chaînes d'information de la télévision américaine. La météo, c'est central dans la vie quotidienne des Américains (cf. L'avenir média de la météo). Le formatage de la météo, émietté, localisé correspond aux attentes du marché publicitaire (ciblages contextuels, géo-marketing). Cette chaîne thématique est diversifiée dans ses supports : météo locale et hyperlocale, radio, site Internet puissant (45 millions de visiteurs uniques / mois), développements pour mobile (dont appli iPhone). Le site Internet n'est pas en rupture formelle avec la chaîne, bien au contraire. Le passage de l'une à l'autre et au mobile est logique, naturel.
    • The Weather Channel appartient au groupe média Universal NBC, lui-même en cours d'acquisition par le premier câblo-opérateur américain (MSO), Comcast. TWC se trouve donc au coeur d'un groupe tout numérique (studios, jeux vidéo, network généraliste, stations de TV locale, chaînes thématiques) en voie de transformation profonde et qui n'est pas bloqué par des composantes nécessairement conservatrices : pas de papier dans ce groupe, ni presse, ni affichage. Déjà, NBC s'est fait remarquer au début de l'été par une stratégie iconoclaste en constituant son propre ad network, UAP (cf. Réseaux publicitaires : TV networks et Ad networks).
    • Etant donné le dynamisme des acteurs concernés, cette initiative publicitaire de TWC peut, à court terme, s'étendre à la vente d'espace publicitaire de la télévision. Les avancées dans ce secteur de Apple (Apple TV) et de Google (Google TV, qui vient de passer un accord avec l'opérateur de bouquet satellite Dish Network) devraient stimuler l'innovation publicitaire des chaînes et des groupes numériques.
    • Une telle évolution s'étendra-t-elle à d'autres types d'éditeurs ? Est-elle réservée, comme l'ont déclaré des agences média, aux très grands éditeurs ? Il y a de bonnes raisons de penser qu'elle pourrait se propager à des éditeurs moins puissants, ce qui ne ferait pas l'affaire des agences média dont le champ d'activité numérique est menacé par de nouveaux acteurs. 
    Alors qu'Internet accède au statut de média publicitaire, les groupes médias numériques, remettent en chantier leur stratégie et reprennent un contrôle confié jusqu'à présent à de petits sous-traitants pendant une fort longue période d'incubation. NBC inaugure sans doute un mouvement qui transformera durablement le marché, par étape.

    N.B. A propos du nom, "Category 5" : il désigne l'ouragan de force maximum sur l'échelle de Saffir-Simpson. "Category 5" provoque des dégats considérables, "catastrophic" (cf. Weather Encyclopedia de TWC). La chaîne aime cette métaphore : son appel aux commentaires des internautes est dit "Voice 5".