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lundi 26 septembre 2011

Glee, rêveries d'adolescents


TapTap Glee, l'une des appli iOS 
Glee, l'émission du network américain Fox, entame aux Etats-Unis sa troisième saison, chaque mardi en prime time (20-21h). Ce feuilleton conte l'histoire d'adolescents dans une high school, l'équivalent américain du lycée. Deux groupes divisent l'établissement : le côté football ( jocks et cheerios), le côté musique, ceux qui chantent et dansent (Glee Club). Quelques un(e)s font les deux, dilemme. Et beaucoup ne font ni l'un ni l'autre, sans doute font-ils des maths et de l'anglais... Horresco referens ! Mais, de cela, il n'est presque jamais question.
En France, la série est distribuée depuis mars sur W9 et M6 (reprise cette semaine) et accessible sur Orange (CinéHappy, VOD).
Cette chorale dansante, qui parfois évoque Fame, reprend les succès de Broadway dont sont issus beaucoup des acteurs mais aussi de pop stars contemporaines : Katy Perry, Madonna, Lady Gaga, Michael Jackson, Justin Bieber, Adele, etc. L'émission parcourt ainsi, d'épisode en épisode, les répertoires de plusieurs générations de goûts musicaux ; les  "gleeks" (Glee + Geeks) se recrutent dans tous les âges. A chaque génération ses "Silly love songs" (par Glee, en promo à la télé en 2011 ou par Paul Mcartney and Wings en 1976)... et, comme disent les paroles, personne n'en a jamais assez. D'ailleurs l'équipe de Glee a enregistré 13 albums (6 millions d'albums vendus, 30 millions de single, selon Nielsen Soundscan).

Lyrics | Paul McCartney lyrics - Silly Love Songs lyrics 

Une culture pour oublier les classes ?
Toute l'intrigue ou presque se déroule dans le cadre d'un établissement secondaire public fréquenté par des enfants de  milieux non favorisés ; on y croise l'administration (direction, conseillère d'orientation, infirmière) et les élèves, rarement les enseignants. Au premier plan, les coachs successifs de l'équipe de football, celle des cheerleaders et surtout l'animateur de cette sorte de comédie musicale "live" et continue qu'est le "Glee Club".
Au gré des épisodes, on est confronté à un débat sur les "minorités", d'où il ressort que la majorité - sinon la totalité - des élèves participant au "Glee Club" se sentent appartenir à une minorité, à un titre au moins, et se valorisent mutuellement, chacun puisant dans son répertoire musical. Surtout, ces élèves se sentent et se disent relégués (underdogs) ; pour eux, le "Glee Club" est un rattrapage, une chance de revanche aussi. La question de la "popularité" est omniprésente, déclinaison en réduction locale des aspects people. La série cultive aussi un côté soap opera.
On assiste au développement d'une culture adolescente, faite de musique populaire et de mode, qui voudrait transcender et sublimer les classes (et les classements), en euphémise les conflits... Le réalisateur déclare avoir voulu rompre avec une culture télévisuelle donnant la première place aux séries violentes consacrées à la criminalité.
Dans tout cela, de jeunes téléspectateurs français peuvent essayer de se retrouver, non sans risque de contre-sens. Comme d'habitude, reçue en France, cette émission l'est fatalement un peu de travers : la "high school" n'est ni le collège ni le lycée. Le sport scolaire n'a pas le même statut dans les deux cultures. Surtout, les connotations et sous-entendus des chansons restent souvent insaisissables (les traductions en sous-titres n'aident guère), mais les Français, en singeant les Américains, ont pris depuis longtemps l'habitude de ne pas comprendre tout à fait ce qu'ils entendent. Acquiescement à la domination culturelle, à la mondialisation ?

Extension systématique de la marque, tous azimuts
Le plus remarquable est l'environnement médiatique engendré par "Glee" : des sites de toutes sortes assurent la promotion et la propagation de l'émission, site officiel de la marque télévisuelle, sites de communautés locales, aux Etats-Unis, en France. La marque "Glee" l'emporte de loin sur la marque de l'agrégateur, qu'il soit Fox ou simple détenteur provisoire des droits, comme M6 ou d'autres. Le groupe fait des tournées, il y a un film en 3D. Leur musique se vend formidablement, albums ou téléchargements (cf. iTunes). La troupe a chanté à la Maison Blanche, pour Oprah, etc. Bien sûr, il y a des applis pour tout cela, où l'on tweet et partage, chante (karaoke) et joue (trivia), etc. Il y a un livre (Glee Piste 1, chez Hachette Jeunesse) et un film en 3D, du merchandising à foison, du karaoke pour Wii, des DVD, etc.
En France, la presse magazine des adolescents se repaît de "Glee" : numéros spéciaux et hors série. Les magazines y vont de leurs posters : Séries fan, Like Hit !, Teen People, Séries City, Séries Mag, Séries City, Melody Stars, Teenager, etc. Presse d'ailleurs non mesurée, donc inconnue des outils de travail des médiaplanners. Même Phosphore a titré sur "Glee" pour la tournée du groupe à Londres. Le film "glee on tour 3D" est sorti dans les salles en France en septembre 2011.
  • Depuis juin 201, la chaîne thématique Oxygen (groupe NBC Universal) diffuse "The Glee Project" un reality show permettant, après éliminatoires, de recruter des participants à la série diffusée par Fox. Les épisodes durent 44 mn. Des versions canadienne et anglaise existent également. L'émission est diffusée par des chaînes du monde entier (syndication).
  • En 2012, NBC lance "Smash", une émission reprenant le principe des radio-crochets et concours de chants dont on a dit qu'elle était un "Glee" pour adultes.
L'audience, l'emprise internationale et multimedia de "Glee" sont puissantes mais peu mesurables : faillite partielle de la multitude dispersée et dispersante des outils de mesure, faillite totale de l'ambition de tout mesurer ("360°", etc.).
Comparons quand même, à titre d'exemple, la "notoriété" de"Glee" à celle de "Mad Men". Cf. ci-dessous, les données issues de Google Insight pour les recherches effectuées sur Google au cours des 12 derniers mois (ce graphe figure à titre d'illustration, car les données n'en sont pas aisément interprétables du fait de la normalisation et des effets d'échelle).

voir aussi, sur MediaMediorum
De Glee à Smash : lancement d'une série
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mardi 27 juillet 2010

Réseaux publicitaires : TV networks et Ad networks

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Le groupe de télévision américain NBC Universal vient de lancer son propre réseau publicitaire : UAP (Universal Audience Platform). Ce network rassemble des sites des chaînes (NBC.com, USANetwork.com, Bravotv.com, Oxygen.com, Syfi.com,Telemundo.com), des sites autonomes comme iVillage.com et les sites des dix stations locales "O and O" du network national grand public NBC. A terme, le réseau pourrait prendre en régie des sites n'appartenant pas au groupe (les sites de stations affiliées ?).
Les données d'audience utilisées pour le médiaplanning proviendront de Nielsen (NNR), Quantcast et BlueKai.
MSNBC.com, Weather.com, and CNBC.com, les grands sites du groupe qui disposent d'une autonomie publicitaire (image, ciblage, puissance) n'ont pas été inclus dans le réseau publicitaire UAP.

Pourquoi cette stratégie de la part de l'un des très grands groupes TV américains ? Les arguments avancés sont classiques :
  • assurer la sécurité des emplacements publicitaires pour les annonceurs et les agences (brand safe environment), la sécurité des sites "owned and operated" étant en principe assurée et vérifiée 
  • transparence et contrôle de la transaction commerciale
  • présence d'interlocuteurs commerciaux et non d'automates
  • puissance : 60 millions de visiteurs uniques / mois
Les raisons de ce virage sont à chercher ailleurs.
Ce coup joué par NBCU est à replacer dans la perspective globale de l'acquisition de NBCU par Comcast (51%), le premier câblo-opérateur américain ; le dossier est en cours d'examen par les autorités de régulation, (FCC, Subcomité chargé de la concurrence au Sénat).
A terme, ce réseau pourrait se voir compléter par d'autres sites des chaînes et réseaux de Comcast. D'autres réseaux à ciblage géographique pourraient être constitués à partir des sites des réseaux câblés de Comcast qui ont tous une régie publicitaire locale et des interconnects,à partir des nouvelles chaînes régionales (les stations "O and O" de NBC à New York et à Chicago lancent des chaînes locales d'information 24/24, Nonstop). Un réseau publicitaire consacré au sport pourrait également être envisagé à partir de chaînes sportives régionales.

Si les grands médias reprennent en main leur destin publicitaire en ligne, ceci représente un danger pour les "sites portail" qui tablent sur leur puissance apparente et sur des ciblages verticaux fragiles ; cela peut menacer également les réseaux publicitaires ne disposant pas d'outils efficaces de ciblage et d'achat d'espace.
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mercredi 25 novembre 2009

TV: tivo the program and then google its audience

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Google a voulu apporter aux médias traditionnels sa méthodologie de médiaplanning et de vente d'espace. Après quelques mois, Google mit fin à l'expérience en presse et en radio car la mesure des audiences de ces deux médias ne permettait ni une approche opérationnelle du retour sur investissement ni la vente d'espace publicitaire aux enchères (CPM impressions).
En revanche, Google est toujours présent en télévision. Google TV Ads lancé en 2007 mobilise des données de plusieurs sources :
  • du bouquet Dish Network (Echostar ; 13,8 millions d'abonnés) pour exploiter les données foyers de la set-top box et vendre de l'espace publicitaire local sur une centaine de chaînes nationales dont ESPN (sport) et Lifetime (féminin)
  • de petits câblo-opérateurs
  • de 96 chaînes thématiques diffusées sur le câble, le satellite et les télécoms : des chaînes du groupe NBCU (CNBC, Oxygen, SyFy, Sleuth, Chiller, CNBC), Ovation, Game show Network, CBS College Sports, Bloomberg, Hallmark pour vendre de l'espace publicitaire national
  • et, depuis le 23 novembre, de TiVo, l'enregistreur numérique (3,6 millions d'abonnés). 
Google a acheté début novembre les données PRIZM (Nielsen) de segmentation socio-géographique des foyers américains et les a intègrées dans son module de médiaplanning TV pour le ciblage. Notons, à ce propos que les données de TiVo sont également mobilisées par TRA depuis juin 2008 ; TRA les fusionne avec des données de consommation issues de 70 millions de cartes de fidélité. L'ensemble vise à constituer une source unique (single source) de type média marché. TRA a également un accord du même type avec l'opérateur du câble Charter Communications. L'ambition avortée du projet Apollo trouve ici sa renaissance selon un modèle économique raisonnable et réaliste.
La collaboration avec TiVo apporte à Google des données comportementales sur l'enregistrement d'émissions et leur consommation différée. Si l'accord devait, à terme, concerner aussi TRA, Google accéderait à des données de source unique décisives pour les annonceurs.

Avec ces différents types de plateformes, Google dispose d'une base de données provenant de plusieurs millions de téléviseurs, dont 4 de Dish et 1,6 de TiVo (parmi les abonnements directs seulement). Google Ads couvre 96 millions de foyers américains (sur 114,5). Les données seconde à seconde sont anonymisées et permettent d'évaluer l'audience des messages publicitaires, et pas seulement des écrans. Croisées avec des audiences Nielsen elles établissent des profiles socio-démographiques ; en effet, les données googlisées n'apportent au départ que des informations sur la consommation globale du foyer tandis que le people meter du panel Nielsen fournit des données individuelles (déclarées). Sur de telles quantités de données, le travail mathématique de modélisation devrait permettre le développement de catégories de ciblage plus pertinentes que les socio-démo. Chaque plateforme autorise des tests (split run), de plans, de créations... préludant à la mise en oeuvre d'un plan TV, national ou local. N.B. : ces données sont indépendantes de celles que produit TiVo sous le nom de Stop//Watch.
Pour l'instant, il semble que le succès de Google TV Ads soit encore modeste ; toutefois, Google aurait recruté nombre de nouveaux annonceurs, notamment des petits annonceurs qui n'avaient jamais encore acheté de télévision et faisaient surtout du hors-média (marketing direct, publi-postage).
  • TiVo et Google ont fait leur chemin dans la langue quotidienne des Américains au point de devenir des verbes : leur réunion est symbolique de l'attention que porte Google aux comportements culturels et commerciaux de la population. Au tableau, ajoutons Google Maps et la mobilité : l'ambition de Google apparaît totale, au sens où l'on parle de "fait social total" (Marcel Mauss).
  • Google apprend la télévision, lentement, prudemment, modestement. Transférant à la télévision numérique des techniques acquises et mûries sur Internet dans la mesure des audiences (Google AnalyticsYouTube Insight) et dans la vente d'espace et de liens (Google AdSense, DoubleClick), Google travaille à la connaissance et à la structuration de l'univers télévisuel unifié. Petit annonceur deviendra grand...

mardi 20 janvier 2009

Obama, élu bien après Oprah


Quand triomphe Obama, il y a longtemps que l'Amérique profonde, celle qu'ignorent touristes et arrogants voyageurs, Tocqueville de grands hôtels et buffets chics, il y a longtemps déjà que cette Amérique a voté Oprah. Toutes couleurs confondues ("transcending the races").

Oprah est une grande dame de la télévision américaine. On lui doit le "Oprah Winfrey Show", émission quotidienne d'une heure distribuée par CBS Television Distribution et vendue en syndication nationale (depuis 1986). Le talk show est diffusé l'après-midi (16H, dans la plupart des DMA), en HD. L'audience est féminine et "multi-culturelle". L'audience se situe entre 5 et 6%, (Nielsen Media Research, "live-plus-same-day", 2008).
Les engagements de l'émission sont clairs. Pour les femmes d'abord : ses émissions invitent des personnalités (people) mais surtout des femmes en difficulté dans leur vie quotidienne. Des idéal-types, en quelque sorte : il est question des difficultés au sein de la famille, de l'obésité, de l'échec scolaire, du travail des femmes, à la maison, à l'extérieur, etc. Sorte de psychanalyse collective ("talking cure", pour suivre une expression freudienne), son émission dans un style sans chichi, mêle en direct l'ordinaire et l'extraodinaire. Style personnel, au sens strict, car elle est souvent elle-même la matière de son programme. 
Avec des ambitions de service public aussi : "faire lire le pays" (et illustrer la compatibilité de la TV et de la lecture de livres), lutter contre l'endettement des plus pauvres, dénoncer la violence contre les femmes, protéger les enfants (une loi du gouvernement Clinton fut adoptée à la suite de ce que l'on appela "Oprah Bill", 1993). Redonner la main aux démunis dans leur propre vie, réinstaller la fierté, dénoncer la "slave mentality" qui n'est jamais loin de la "welfare mentality", mentalité d'assisté) : "Be all you can be". Courageux, et mal vu des lobbies constitués.
Son émission rompt avec les lamentations habituelles et les approches voyeuristes : "The time has come for this genre of talk shows to move on from dysfunctional whining and complaining and blaming" (1994). Fonction thérapeutique. Il y a du Gorki dans cette tonalité !

Oprah, c'est aussi une marque média : deux magazines papier avec Hearst Magazines, "O: The Oprah Magazine" (2000) et "O at Home" (décoration), un club de livres Opah's Book Club (1996), un site Internet, Oprah.com et une chaîne de télévision. Elle a été co-fondatrice d'une chaîne féminine, Oxygen, rachetée par NBC. "Oprah and Friends" sur XM satellite Radio. Cette année, elle lancera sa propre chaîne, OWN, (The Oprah Winfrey Network) avec le groupe Discovery Channel. 
Oprah dispose d'un immense pouvoir de prescription ("the Winfrey effect"), tant au plan des idées, des comportements que des consommations (Living Oprah, un blog raconte au jour le jour l'expérience de quelqu'un qui a décidé de suivre toutes les recommandations de Oprah !). 

Sa philosophie est claire : les hommes sont libres, égaux et responsables de leur vie. Ses engagements s'affichent, en acte, nets : financer une école pour jeunes filles pauvres en Afrique du Sud, accompagner Elie Wiesel pour une émission depuis Auschwitz, inviter Toni Morrison pour une leçon de littérature, etc
Oprah a soutenu la candidature de Obama parce qu'il lui semble "transcender" la politique. Sans doute n'est-elle pas pour rien dans le résultat de cette élection qui, après plus de deux siècles, voit les Etats-Unis transcender races et communautés. Oprah prouve que la télévision, avec des idées et du style, peut inciter les téléspectateurs à changer eux-mêmes leur monde et, d'abord, à renoncer au renoncement.


Biblio : Janice Peck, The Age of Oprah. Cultural Icon for the Neoliberal Era, Bibibliogr., Index.

mercredi 9 juillet 2008

L'avenir média de la météo

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On attribue au romancier américain Mark Twain la phrase qui donne la clé du succès médiatique de la météo : "Everybody talks about the weather but nobody does anything about it" (tout le monde parle de la météo mais personne n'y change rien). La météo est l'un des contenus les plus recherchés par les médias (Weather.com a une audience voisine de celle de CNN.com). Aux informations et prévisions, s'ajoute un aspect documentaire et vulgarisateur : réchauffement climatique, incendies de forêt, tremblements de terre, environnement, etc. Comme le sport et la bourse, la météo se repaît de statistiques mais aussi de cartographie, contenus automatisables, personnalisables, localisables. De plus, les événements météorologiques, presque toujours dramatiques, ne manquent pas et les présentateurs de la télé ont quelque chose de romantique : "Levez-vous orages désirés !" D'ailleurs, la météo a ses stars : James Cantore (The Weather Channel), Catherine Laborde sur TF1.

Aux Etats-Unis, la bataille pour la première chaîne météo, The Weather Channel (TWC), s'achève. Le groupe NBC (General Electric) l'acquiert auprès de Landmark Communications pour 3,5 milliards de $, associé à la Deutsche Bank, General Electric et des hedge funds de Bain Capital et The Blackstone Group. CBS, Comcast et Time Warner qui avaient fait connaître leur intérêt se sont désistés (mais Comcast rachètera NBC). Le prix de 35 $ par abonné est supérieur à celui de l'acquisition, par NBC, de Bravo (chaîne culturelle, 22 $ en 2002) et de Oxygen (chaîne Femmes, 12 $ en 2007). Sundance Channel (chaîne cinéma) a été achetée en 2008 par Cablevision Systems pour 19 $ / abonné (NBC en détenait un tiers).
L'acquisition comprend la chaîne TVC (crée en 1980, 97 millions de foyers abonnés), le site Weather.com (35 millions de visiteurs uniques en juin, selon comScore), Weather Services International (services de prévisions, 5 500 clients), Electronics Corporation (radars météo) et une participation dans Pelmorex (météo canadienne).
Quelle évolution après l'acquisition ? Trois évolutions semblent primordiales :
  1. Les contenus météo pourront être exploités par toutes les chaînes d'infos de NBCU (NBC, CNBC, MSNBC, stations O&O et affiliées, etc.) et par Internet. Cette acquisition consolide la puissance de NBC sur Internet et en téléphonie au moment où se cumulent les audiences tous médias.
  2. En 2004, NBC avec ses stations affiliées avait lancé NBC Weather Plus, qui décollait difficilement (la chaîne est toujours dans le rouge). Une fusion des moyens semble inévitable.
  3. NBC devra augmenter progressivement la contribution des réseaux câblés et opérateurs satellite qui ne versent que 11 c pour retransmettre TWC (selon les standards du marché, on attendrait 25 c).
TWC n'aura qu'un seul grand concurrent sur le marché américain, The Local AccuWeather Channel souvent présent en marque blanche dans les stations TV, les réseaux câblés et leurs sites. Signalons une initiative qui devrait inspirer des imitations : le Denver Post, quotidien de Denver, publie une comparaison des prévisions météo, après coup, le Weather-O-Meter.

Et en France ? Lagardère a vendu La Chaîne Météo (bénéficiaire) en 2006 au groupe Meteo Consult (Prosodie)... stratégie mystérieuse.

Mises à jour octobre 2008
  • Gulli et Tiji, deux chaînes TV pour enfants de Lagardère, mettent en place une météo adaptée à leur public.
  • Le Groupe Figaro acquiert Meteo Consult (10,2 millions de VU /mois selon Nielsen Netratings.
La météo est aisément multimédia et multi-support : pas de média sans météo, pas d'info sans météo. Elle est présente sur les téléphones, encadre le prime time, trône dans les portails. Chaque pays a sa chaîne météo, chaque région, chaque agglomération l'aura. La météo se combine au sport, à l'agriculture et à la pêche, au jardinage, aux vacances, au voyage, au tourisme. La météo, c'est du quotidien, du local de chaque instant, pour les loisirs et pour le travail. Montesquieu avait raison de voir dans l'homme un être du temps qu'il fait et des climats.
L'avenir média de la météo est au beau fixe !
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