Industriels et banquiers au bon temps de l'Occupation nazie
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Annie Lacroix-Riz, *Industriels et banquiers français sous l'Occupation*,
1210 p., Paris, Bibliogr., Index, Dunod Poche, Préface d'Alexandre Jardin.
Pr...
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lundi 2 septembre 2019
AT&T against Nexstar Media Group. Is there a winner?
A war is over! The blackout of the Nexstar TV stations by the AT&T satellites, which started early July 2019, is now over. The new retransmission consent will cover almost a hundred DMAs (97) for DirecTV, TV Now and U-Verse TV (all AT&T properties).
During this blackout, Nexstar TV stations could not be received by AT&T subscribers. Therefore ABC's "Good Morning America" gained a little over "Today" (NBC) because more NBC stations were affected.
The inconveniences experienced by subscribers and advertisers were probably important. Some AT&T subscribers no doubt stopped their subscriptions for good since they suffered from the blackout for two-thirds of the summer. For the time being, we do not know what the damages are.
Of course, "terms of the deal were not disclosed"!
It took two months for the two companies to agree. That is a very long time!
AT&T has also signed a multi-year carriage agreement with Starz, Starz Encore, etc.
mercredi 14 mars 2018
Distribution du cinéma aux Etats-Unis : Movies Anywhere
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| Les distributeurs de Movies Anywhere auxquels s'ajoute FandangoNow (Comcast) depuis mars 2018 |
S'agit-il encore une contre-attaque, d'une alliance contre Netflix ?
Ensemble se retrouvent Pixar, Marvel Studios et Lucasfilm (Walt Disney) avec Sony Pictures Entertainment, Twentieth Century Fox Film, Universal Pictures et Warner Bros. Entertainment. Un guichet unique pour 7500 films téléchargeables à l'aide d'une appli via iTunes (Apple), Vudu (Walmart), Google Play et amazon. Deux absents notoires, pour l'instant : Paramount Pictures et Lionsgate (qui termine l'acquisition du bouquet TV, Starz). Pas d'abonnement, paiement à l'unité ("No subscription fee. Ever").
FandangoNow, qui appartient à Comcast, a rejoint Movie Anywhere en mars 2018.
Movie Anywhere n'est pas la première tentative du genre ; en 2011, UltraViolet l'avait précédée, que n'avaient soutenu ni Disney, ni Google, ni Apple, ni Amazon. UltraViolet a pourtant annoncé 30 millions d'utilisateurs en juin 2017. FandangoNow reste membre de UltraViolet.
L'accès à Movies Anywhere peut s'effectuer à l'aide des principaux streamers : Roku, Apple TV, Chromecast, iPhone, Amazon Fire, Android TV, etc. Les clients peuvent y retrouver les films qu'ils ont achetés en DVD ou disques Blu-ray ; ils peuvent ainsi constituer et rassembler leur librairie en un seul point ("Your Movies, Together at last", clame le slogan de Movie Anywhere). C'est le fonctionnement de iTunes Match pour la musique.
Cinq films gratuits sont offerts lors de l'inscription.
"Movies Anywhere", "TV Everywhere", streaming : aux Etats-Unis, la relation au cinéma et à la télévision est désormais universalisée : partout, n'importe où (pas nécessairement dans les salles, fût-ce de séjour), tout le temps, 24/7. Les technologies de distribution (dont ATSC 3.0) ont ébranlé puis effacé les anciennes contraintes de la linéarité (lieux, horaires) : finies les chaînes et les grilles, la télévision se libère !
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mardi 16 mai 2017
SuperHéros : des comics au cinéma, en passant par la presse
Deux unes de magazines sur les super-héros remettent à l'avant une culture longtemps traitée avec condescendance par les spécialistes des médias qui y dénoncent l'une des voix de l'impérialisme américain. Soft power ! Les comics et leurs super héro-ïne-s manqueraient de légitimité culturelle, dit-on. Comme la BD, le jeu vidéo, la chanson, la publicité ! Un pas en avant, deux pas en arrière : histoire constante de la vie culturelle. Déjà, autrefois, le roman, le cinéma...
- un numéro hors série de Première (mai-juin 2017, 100 pages, 5,9 €)
- le numéro de Tout savoir. Arts & Média consacré entièrement à l'univers cinématographique de Marvel (164 pages, 12,5 €).
Le monde de Marvel est celui des X-Men, Iron Man, Spider-Man, Captain America, Iron Fist, Jessica Jones, Guardians of the galaxy, Black Widow, Hulk, etc.
Tout savoir propose une approche presque exhaustive de l'univers cinématographique des héros de Marvel. Approche historique d'abord (avec un excellente infographie), approche par film ensuite, très détaillée. Chapitre introductif sur "Marvel, la fabrique à comics, avec un portrait de Stan Lee et un résumé de la situation compliquée des droits et des licences réparties entre différents studios (Fox, Universal, Sony). Superbe numéro, complet et clair.
Le hors série de Premiere comporte une interview du "pape" de DCU ainsique des gros plans sur Wonder Woman, sur le marché des superhéros dans la monde et l'échec des superhéros français, sur "American Gods" (série de huit épisodes pour Starz en avril 2017, et Amazon Video), un article discutant la place des superhéros dans la culture française, avec Xavier Fournier qui rappelle les héros populaires comme Fantômas, et Judex, l'histoire mouvementée du magazine Strange... Un article sur Netflix et Marvel ("Iron Fist" et, bientôt, "The Defenders"), un article sur l'exposition DC. Tout passionnera les amateurs des films de super héros.
Méprisables les super héros ? Certains héros, certains dieux ou demi-dieux ("ἡμίθεοι") de la mythologie grecque (Hésiode, Homère) n'étaient-ils pas, à leur manière, des super héros, surnaturels ? Que l'on songe à Achille ou encore à Ulysse "aux mille ruses" ("Πολυμήτις Ὀδυσσεύς") qu'Athéna rend plus fort et plus vigoureux pour qu'il impressionne dans les batailles. Le super pouvoir d'Ulysse n'est-il pas le sens de la ruse (cf. le combat contre le cyclope géant dans l'Odyssée, chant IX). Et que dire des anges, des génies et démons divers ? Wonder Woman, qui est une amazone fille d'Hippolyte, est protégée et dotée par les dieux grecs : Athéna, Demeter, Artemis, Hermès, Aphrodite, Hestia...Les deux numéros de ces magazines donnent l'occasion d'une réflexion approfondie sur les super héros. Réflexion sur l'esthétique, bien sûr, mais aussi sur la philosophie : c'est ce qu'apporte de distance ironique le roman satirique de Robert Mayer, Superfolks (1977, publié en français en 2017 sous le titre "Supernormal", paru Aux Forges de Vulcain). Anthropologie non sans humour de la culture américaine et de sa relation aux super héros. Que l'on pense aux références constantes des personnages de la série "The Big Bang Theory" aux superhéros. Mais les superhéros ne sont pas rebelles à l'internationalisation...
Les superhéros constituent un réservoir immense de personnages, d'intrigues, de narrations, de décors (de costumes) pour des exploitations cinématographiques (avec effets spéciaux) tout comme l'ont été diverses mythologies pour les œuvres théâtrales : Mephistopheles, le diable de "Faust" (Goethe) ou Siegfried dans "L'Anneau du Niebelungen" de Richard Wagner puis dans les films de Fritz Lang.Magazines
Powerman (ton magazine 100% héros !), bimestriel pour enfants avec fiches, BD, lancé en juillet 2016 (6,9 €)
Cinema TEASER, "Wonder Woman (Super) Héroïne du féminisme", mai 2017, 4,9€
"Toute la mythologie nordique de A à Z. La vie trépidante de 170 dieux, héros et créatures de légende", hors série de Contes & Légendes, mai 2017, 12,9€
"Les héros, réels et irréels, Antiques, médiévaux et contemporains", Contes & Légendes, 26 mai 2017, N°4, 9,5€, 132 p.
"Les superhéros passés au rayon X", hors-série de Science & Vie Junior, juin 2017, 5,5 €
Télévision
Toonami (cartoon + tsunami), chaîne du groupe Turner consacrée aux superhéros (aux Etats-Unis, bloc de la chaîne Adult Swim), est présente sur YouTube depuis avril 2017. Chaîne lancée aux Etats-Unis en 1997, en France en 2016. Ambition internationale déclarée.
voir aussi "Marvel rules The Universe", par Nicole Laporte, Fast Company, April 2017
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mercredi 5 août 2015
Homeshopping : du télé-achat au e-commerce, un écran de plus
Le e-commerce n'a pas tué le télé-achat. Leur coexistence pacifique pourrait même devenir féconde, élargissant leur public et leur clientèle.
La fin des années 1980 a connu le développement de chaînes de télévision consacrées au télé-achat. HSN (Home Shopping Network) fut la première à diffuser aux Etats-Unis, en 1985, suivie de QVC en 1986. Trente ans après, le télé-achat est toujours là.
HSN et QVC sont présents dans presque tous les foyers TV américains. QVC Group détient 38% du capital de HSN, 100% de QVC, 18% de Expedia (cf. Liberty Interactive Corporation Investment Summary, juin 2015).
Un grand écran de plus
La seule différence entre un groupe de télé-achat comme QVC ou HSN, d'une part, et un pur acteur de e-commerce Amazon, d'autre part, c'est le mode d'exposition des produits. D'une certaine manière, on peut considérer que le télé-achat dispose d'un écran de plus que le e-commerce classique.
HSN se définit ainsi justement comme distributeur interactif multiplateforme ("interactive multichannel retailer") recourant à la télévision (câble, satellite, ADSL) et au Web.
Mise à jour : mai 2017 En mai 2017, Amazon stoppe son émission de type télé-achat, "Style Code live", qui avait été lancée pour samrtphone en mars 2016.
La logistique et les données, clés de voûte du modèle économique du télé-achat
La clé de voûte commune à ces entreprises est la logistique. Leur modèle économique leur impose de développer l'automatisation de la distribution. Le recours ostentatoire aux robots par Amazon est symbolique.
L'expertise dans la logistique et la prise de commandes, la recherche et la découverte de produits - sont communes au e-commerce et au télé-achat ; elles peuvent déboucher sur des économies d'échelle au plan européen.
Le télé-achat rassemble et traite des données riches, multiplateforme, au croisement de la télévision et du Web, du mobile et de l'interaction TV. Synergies. Nul doute qu'une DMP tirera le meilleur profit de ces données massives pour la partie éditoriale : choix des produits, recommandation, personnalisation, retargeting... La publicité n'est pas essentielle dans cette partie.
Déjà présent en Allemagne et en Grande-Bretagne (300 millions de foyers dans le monde, réalisant 8,8 milliards de $ de chiffre d'affaires en 2014), QVC se lance en France (Liberty Media) simultanément sur le câble, le satellite et le Web. On prévoit une initialisation d'un foyer français sur deux sur ce marché où TF1 (Téléshopping) et M6 sont actifs dans le télé-achat (M6Boutique & Co, Best of Shopping, ex. Canal Plus repris à 51% par M6). QVC annonce déjà le recrutement de 250 personnes, sans doute prioritairement pour les plateformes logistiques. Pour l'instant nul ne saurait prétendre connaître la réaction des publics français à ce nouveau canal commercial.
QVC est présent dans le e-commerce en Chine (j.v.), au Japon et en Italie. Près de la moitié de son chiffre d'affaires global provient du Web, dont la moitié à partir du mobile.
En 2016, le modèle du télé-achat a inspiré à Packagd (incubée par Kleiner Perkins) une application permettant d'acheter des produits vendus par un présentateur sur une chaîne YouTube (cf. Unboxed, lancée en juin 2017).
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| Copie d'écran du site de QVC effectuée le 4 août 2015 à 17 heures |
Mindy Grossman, "HSN’s CEO on Fixing the Shopping Network’s Culture", Harvard Business Review, December 2011
QVC, Investor Fact Sheet FY 2014
François Mariet, "Télé-achat", chapitre 8 de La télévision américaine. Média marketing et publicité, Economica, pp. 398-411
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mercredi 25 juin 2014
Netflix, chaîne TV comme les autres, ou pas ?
Des rediffusions aux séries originales, Netflix, poursuivant une stratégie d'innovation continue, passe un accord avec une animatrice de talk show. Rappelons les grandes étapes de cette évolution.
Première étape : Netflix commence comme service de location de DVD par courrier, aux Etats-Unis (marché domestique). Son succès, considérable, est alors fondé sur l'étendue de son offre (suite aux accords avec les studios de production), et sur la commodité de la location et de la distribution postale (secteur public). A ce mode de distribution (coût variable) succède le streaming, commode mais qui se heurte aux limites de la neutralité du net et qui pourrait faire replonger Netflix dans un modèle à coûts variables.
Deuxième étape : Netflix produit ses propres séries : "House of Cards", triomphe et inaugure un mode de distribution et de consommation qui se généralise : le "binge viewing". Avec des séries pour enfants ("Mako Mermaids" d'abord puis "Turbo F.A.S.T.", produit avec DreamWorks Animation pour les fêtes de fin d'année 2013), Netflix s'attaque au marché familial, segment stratégique (accord avec PBS, etc.).
Troisième étape : en 2016, commencera un talk show animé par Chelsea Handler. Cette diversification, annoncée en juin 2014, étonne : elle ne rentre pas dans ce que l'on croit être le modèle de Netflix. Ne manquent que l'information et le sport pour proposer une chaîne généraliste complète. Peut-être. Mais Netflix peut aussi tout simplement expérimenter à partir de l'analyse de la data fournie quotidiennement par ses millions d'abonnés.
Dans le cadre de la diversification de sa programmation, Netflix propose déjà des documentaire (non-fiction) et achetés, en 2014, les droits de "Virunga", consacré à un parc national en Afrique (Congo).
Résumons les caratéristiques essentielles du paradigme Netflix, tel que l'on peut l'observer :
- Pas de publicité : un abonnement mensuel. Modèle économique rare (cf. HBO, Showtime, Starz...) tandis que Amazon semble tenté par un modèle publicitaire (cf. l'appli iOS pour Amazon Instant Video)
- Consommation à la demande
- Streaming (OTT)
- Pas de programmation locale, en rupture avec le localisme qui est à la base du modèle économique des networks généralistes
- Data et recommandations : algorithme, taggage et classification (altgenres, etc.) alimentent un nouvel outil de découverte et de sélection des programmes, mais aussi de prédiction des consommations
- Extension internationale (industrie de coûts fixes)
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