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dimanche 18 octobre 2015

Two ways to watch the TV World



Here are two remotes, for the same household, in Cambridge (near Boston, Massachusetts). Same TV set, same TV world.

One belongs to the Samsung TV. The other one belongs to the local cable operator, Comcast.

On the Samsung remote there is a button for Pandora, a radio / music operator (more than 4 million paying subscribers).
There is also a big button, right in the middle, for Netflix.
Netflix has 43.2 million subscribers in the USA, twice as many as Comcast (Multiple System Operator, MSO).

Samsung showcases the two brands Netflix and Pandora; it obviously has a commercial agreement with the two brands (bundling), which sell subscriptions and, in Pandora's case, advertising time. Both services can be used on the TV set, if connected (streaming).“One in 3 US adults now owns a connected TV and one-third of them stream video to their TV daily", says IAB.

At the top, the Comcast / Xfinity remote shows 9 buttons for "my DVR" and one big button for "ON DEMAND" TV. This makes sense since Comcast earns money from renting DVRs (Digital Video Recorders) and from On demand TV (VOD, catchup).

Samsung could very well target, among others, the cord-cutters, TV viewers who, instead of subscribing to cable services, can combine over-the-air antenna (free broadcast TV: networks and local stations) and OTT on their connected TV, along with Netflix (movies, exclusive series). This solution is cheaper than cable: a Netflix subscription costs $10 / month.

Millennials indeed seem to be less likely to subscribe to cable; younger generations (18-39) get their programming from OTT services (Netflix, Hulu, Amazon, YouTube), until they start a family. Cable operators hope young Millennials will subscribe once they have kids... unless they never subscribe at all (cord-nevers). In order to satisfy families with young children, Netflix now proposes a large choice of programming for kids, as does Amazon.
On another hand, an increasing number of broadcast-only homes, reaching 12.7 million households according to Nielsen (The Total Audience Report, September 2015), could very well be a sign of another change in behavior.

Update 23/102015
Comcast has a new remote with voice commands (voice searching, etc.): "Say it and see it".

dimanche 21 septembre 2014

4K TV, Ultra HD : un lifting pour le téléviseur ?


La télévision nouvelle arrive. Avec l'ultra-haute définition, elle aura un standard haut de gamme, une résolution de 3840 x 2160 pixels, soit quatre fois celle de la full HD. Le téléviseur qui a du mal à faire aussi smart que les supports mobiles s'attaque à la qualité de son image. Obsolescence programmée ?
Pour vendre les appareils, comme à chaque changement de standard, les constructeurs (Samsung, LG, Sony) développent une stratégie de célébration. Leur discours d'accompagnement est essentiel pour convaincre des premiers adoptants car les appareils sont chers et les contenus disponibles en 4K encore peu nombreux.
Pour accélérer le mouvement d'équipement, donc la vente de téléviseurs au grand public, Samsung Electronic s'associe aux principaux distributeurs américains (Comcast Xfinity, Netflix, DirecTV, Amazon Video). Avec les producteurs (Warner Bros., Paramount, Lionsgate, 20th Century Fox, Discovery, Amazon Studios, etc.) il développe un "écosystème" sécurisé 4K TV (stockage avec la SCSA). Notons que nombre de nouveaux smartphones recourent déjà à la 4K video.

Après quelques matchs de la Coupe du monde de football, on compte désormais sur les programmes distribués par Netflix UHD aux Etats-Unis et en Europe (CHILI en Italie, Maxdome en Allemagne, wuaki en Espagne) pour convaincre (voir le test mené en Grande-Bretagne). Ainsi, à cette occasion, au même titre que le sport, Netflix est perçu comme un accélérateur de modernisation de l'équipement des foyers, signe tangible de son importance croissante sur le marché des programmes grand public. DirecTV propose depuis novembre des films 4K en VOD pour les téléviseurs Samsung Electronics Ultra HD. L'opérateur satellite a mis sur orbite un satellite DierecTV14 en décembre 2014 pour distribuer la 4K TV aux Etats-Unis. Amazon Instant Video propose également des films en 4K. Roku TV proposera Netflix en 4K en 2014.

La qualité du streaming sera telle que la 4K TV sera bientôt un "must-have", dit-on. Qu'en sera-t-il de l'encombrement des réseaux de distribution ? Les nouveaux codecs (High Efficiency Video Coding, HEVC / H.265, standard de compression) seront-ils assez performants ? Vont-ils accentuer les besoins en bande passante ? La 4K TV ne va-t-elle pas exacerber la vigueur des débats sur la neutralité de l'Internet (cf. l'accord Netlix / Comcast) ? Déjà, Netflix propose des vidéos 4K, mais à un tarif augmenté (cf. HD GURU), comme l'est sans doute le prix, pour Netflix, d'utiliser la bande passante des opérateurs comme Comcast, Time Warner ou Verizon (FiOS).

Le DOOH n'est pas en reste : Astral DOOH équipe Toronto (Canada) de mobilier urbain avec des écrans 4K.

En attendant, la télévision publique japonaise (NHK) montre déjà la 8K Super Hi-vision (16 fois meilleure que la HD) ; en plus du grand public, le marché visé est celui des musées, des salles de cinéma et des galeries d'art. NHK annonce plus de 50% de foyers équipés pour les JO de Tokyo en été 2020.

En avril 2016, DirecTV lance 3 chaînes en 4K, deux pour diffuser des événement (dont les masters de golf) et du pay-per-view, l'autre pour du cinéma et des documentaires.

dimanche 14 septembre 2014

Magazine pour une maison connectée intelligente (domotique)


edomus Ma Maison intelligente
Smartech Publications SAS (qui publie également la magazine Habitat & Technologies)
Magazine bimestriel (septembre - octobre), 84 p., dos carré
Prix facial : 4,9 € ; abonnement annuel : 24 €

Le marché potentiel de la domotique est immense. C'est un marché de la maison, un marché de l'électronique et un marché du Web. Il n'est pas d'activité domestique, de pièce de l'habitation qui y échappent. La domotique est une partie majeure de l'Internet des choses (IoT, Internet of Things) ; elle emprunte à l'intelligence artificielle, à l'automatisation, aux capteurs (sensors), à la reconnaissance vocale... elle les popularise et les domestique. Elle contribue à inculquer un habitus numérique. C'est aussi un immense producteur de data en continu.

Le titre, eDomus, est sympathique. Domus, en latin, c'est le domicile (pas la propriété immobilière) : c'est le cadre de la vie chez soi, quotidienne. "Le magazine du smart home et des objets connectés" met d'emblée l'accent, dès la couverture, sur la sécurité et la surveillance, de près comme de loin, du domicile.
Le sommaire du titre décline les raisons principales de s'équiper (et de lire le magazine) : outre assurer la sécurité, la domotique permet de faire des économies, de soigner sa santé, de gérer la diffusion de sa musique. Le numéro 2 (novembre) titre sur les économies.
Au cœur du dispositif domotique se trouvent le smartphone, mobile et passe-partout, et ses applis.

Tout pour la maison
Les annonceurs présents, d'une manière ou d'une autre, sont des annonceurs captifs, ce qui est logique pour un premier numéro : groupe Legrand (MyHome), NordNet (Internet satellite), homecinefeel, Somfy (HomeMotion), Festival Son & image, NūVō (musique sans fil), Comelit Immotec ont acheté des pages. Les produits de nombreuses marques sont mentionnés et illustrés dans les articles et les dossiers : détecteurs de fumée, robots tondeuses, économies d'énergie, ensoleillement, caméras de surveillance, etc. Le câble et les télécoms sont encore peu visibles (sauf Orange avec MyPlug 2) mais le numéro de novembre analyse l'offre domotique des opérateurs télécoms. Samsung (qui a récemment acheté SmartThings) bénéficie d'un article dans le dossier consacré aux réfrigérateurs intelligents (avec Whirlpool) et d'un autre sur sa tablette Galaxy Tab S. MyFox, Domocore sont cités. Mais on ne trouve pas encore Apple (HomeKit), à peine Google qui entre sur ce marché avec un détecteur de fumée (Nest est évoqué), pas General Electric (partenaire de Quirky), ni Revolv (qui s'associe à Home Depot), ni les grandes surfaces spécialisées (Darty est cité)... On peut s'attendre à trouver les compagnies d'assurance, complices intéressées de l'Internet des choses de la maison : moins de vols, moins de sinistres, assurance moins chère ? Le gisement d'annonceurs potentiels est tel qu'il pourrait constituer un secteur à part entière. En tout cas, il justifie certainement le lancement d'un magzine.

Magazine utile, d'utilisation commode, de référence
eDomus consacre de nombreuses pages à guider les achats des lecteurs et lectrices. Comme pour tous les magazines traitant de l'équipement des ménages (automobile, informatique, moto, matériel sportif, décoration, jardin, camping, bricolage, etc. ), vouloir à tout prix distinguer l'éditorial d'une part, la promotion et de la publicité, d'autre part, serait vain (même si la Commission paritaire s'y essaie, sans doute).
A moyen terme, dans quelques numéros, la question du positionnement d'un tel magazine se posera : magazine de maison au sens général du terme intègrant la décoration et le bricolage ou bien magazine de technologie (distinct de Habitat & Technologies ?). eDomus semble encore hésiter. Faut-il, pour un magazine grand public, détechniciser la domotique ? Faire oublier la technologie au profit de la décoration, du bien vivre, du confort ? Pour bien vivre dans une maison intelligente, ne faut-il pas que cela soit tout bête ? Habiter n'est pas un métier d'ingénieur, tout au plus de bricoleur(se)s.
Question subsidiaire : où est placé le magazine dans les points de vente presse ? Avec les titres "maison"/ "décoration" ou avec les titres "électronique" ?

jeudi 26 juin 2014

TV américaine: Aereo, c'est fini


La Cour Suprême des Etats-Unis a tranché, par 6 voix contre 3 : Aereo est illégal. La Cour a considéré que Aereo n'était pas différent d'un réseau câblé (overwhelming likeness) et que le service viole la loi sur le droit d'auteur (Copyright Act de 1976). Texte de la décision de la Cour, ici.
Victoire des groupes médias traditionnels (networks) menés par Disney/ABC, défaite significative des groupes média nouveaux (dont Apple, Google, Roku, Samsung,...). Victoire, sans doute provisoire, de la télévision installée, fatalement conservatice, aux dépens des innovations technologiques issues du numérique.
Sur l'état des forces en présence : ici.

Pourtant des questions restent posées concernant l'utilisation de systèmes d'enregistrement recourant au cloud-storage et au network DVR des opérateurs du câble ; il faudra, pour y voir clair, attendre d'autres décisions de justice à ce sujet.
Aereo semble avoir peu de solutions immédiates : payer des droits de retransmission (retransmission fees) aux détenteurs de contenus (broadcasters), ou déposer le bilan ? Pour l'instant, le service est "suspendu", les abonnés seront remboursés.
En revanche, une entreprise comme Syncbak, qui collabore avec les networks pour la diffusion des chaînes sur le Web, peut espérer tirer profit du jugement de la Cour.
A terme, la modernisation de la législation sur le droit d'auteur et du Communication Act de 1934 semble nécessaire.

Sur Aereo, dans ce blog :
Aereo: TV numérique sans câble
Aereo insupporte les puissances télévisuelles américaines
Aereo et l'avenir du modèle économique de la TV amériaine
Aereo: coupure dans l'économie de la télévision américaine

Lettre du fondateur et P-DG de Aereo, publiée par Wall Street Journal le 28 juin 2014

samedi 5 avril 2014

Aereo : coupure dans l'économie de la télévision américaine


Aereo est un dispositif qui permet de recevoir sur tout appareil numérique, mobile ou fixe, la télévision diffusée localement par voie terrestre moyennant un abonnement pour couvrir l'accès à une antenne distante et à un enregistreur numérique distant également (in the cloud platform).

Depuis son lancement en 2012, Aereo divise le marché américain de la télévision. Avant le 22 avril 2014, date à laquelle la Cour Suprême doit se prononcer sur sa légalité et sur son avenir, les prises de position publiques sous la forme d'amicus brief adresses à la Cour se multiplient, révélant une structuration du champs des intérêts télévisuels. Les positions hostiles ont été les premières à se manifester (cf. Aereo insupporte les puissances télévisuelles américaines), ensuite, se sont fait connaître les organisations favorables à Aereo.
Cette division des acteurs du marché recoupe d'assez près celle du débat sur le SOPA (2012) : logique puisque l'enjeu du débat est celui du droit d'auteur et des contenus. Cette division révèle la coupure entre les entreprises anciennes qui produisent et contrôlent les contenus, d'une part, et les entreprises nouvelles nées des technologies numériques, entreprises de spectacles sans contenus (ou très bon marché, user generated content) qui exploitent la socialisation, la recherche et la mise à disposition de contenus.

D'un côté, favorables à Aereo, les entreprises d'électronique et de cloud computing, les associations de consommateurs qui prônent la réduction des coûts du numérique et les méta-média (entreprises dont le métier consiste à faciliter l'accès à des contenus, sans les produire : ce sont surtout des sociétés exploitant le Web comme Facebook, Google, etc.). Selon elles, Aereo peut être assimilé à une antenne ou à un enregistreur numérique (DVR).
De leur point de vue, la Cour Suprême doit être neutre quant à la technologie, il n'est pas dans son rôle de définir l'avenir de la télévision ("either way, the Court should not attempt to predict the future of television.”)

De l'autre côté, hostiles à Aereo, se trouvent les partisans du status quo ante bellum, détenteurs directs des droits d'auteur ou en profitant indirectement : stations et groupements de stations (networks), studios.

Pour Aereo :

The American Cable Association (ACA) qui représente plus de 800 petits et moyens câblo-opérateurs (et non les MSO)
Dish Network / Echostar (opérateur satellite / satcaster)
Consumer Electronics Association
Electronic Frontier Foundation
Public Knowledge
Engine Advocacy
Des associations de consommateurs : The Consumers Union (CU), the Consumer Federation of America (CFA)
Computer & Communications Industry Association (CCIA) qui compte parmi ses membres, entre autres, Google, Yahoo!, Samsung, Microsoft, Facebook, T-Mobile. Elles défendent surtout le cloud computing.
Mozilla Corporation
Des petits opérateurs indépendants de stations comme Blok Broadcasting (WKRP Cincinatti), Soul of the South Television, WatchTV, Mako Communications, LeSEA Broadcasting, Cocola Broadcasting

Contre Aereo :

SAG-AFTRA (syndicat d'acteurs, artistes, animateurs, journalistes du secteur de la télévision)
Les studios : Viacom, Time Warner, Warner Bros Entertainment
Les networks, y compris PBS
Les groupes de stations de télévision locale
Des ligues sportives professionnelles : NFL, MLB
L'administration Obama

dimanche 9 mars 2014

La TV des jeunes adultes américains


Marques préférées par les 16-34 ans ("Millennials")
Enquête initiée et payée par Verizon Digital Media Services. Donc plutôt du travail courant de relations presse que de recherche neutre ; prétexte à communiquer, à rassurer des actionnaires ou les clients.
On n'attend donc pas de grandes surprises de cette enquête. Effectivement, il n'y en a guère, à deux réserves près.

Le métier de Verizon Digital Media en matière de télévision, c'est de vendre un ensemble de chaînes (bundle de 150 à 300 chaînes ; cf. "Build your bundle") à ses clients qui achètent aussi des abonnements au téléphone, fixe ou mobile.
Le cœur de cible de son marketing, ce sont les "millennials", personnes de la génération Y, devenues adultes au début des années 2000, nées après 1980. L'objectif de cette enquête est de connaître les comportements actuels et futurs de cette cible.
Ces réponses sont des déclarations (ni le questionnaire ni le guide d'entretien ne sont publiés).
L'échantillon des enquêtés est représentatif de la population américaine.
- quanti : 1 000 personnes interrogées (passation d'une durée moyenne de 23 mn) auprès de 800 personnes de 16-34 ans et de 200 de 35-64 ans.
- quali : 8 entretiens semi-directifs au domicile (durée moyenne : 30 à 40 mn). Terrain : Hub Entertainment Research (novembre 2013).

Milleninals & Entertainement (mars 2014). Principaux résultats :
  • Ces jeunes adultes privilégient la vitesse (débit) et le confort de vision : ergonomie, immédiateté ("fewer steps between content selection and the moment of viewing"). Impatients, il leur faut des médias immédiats. Culture Apple (iTunes, Apple TV) ?
  • Ils regardent beaucoup la télévision en ligne, elle représente plus du tiers de leur temps télévisuel (12% seulement pour les plus âgés).
  • De nouvelles habitudes se mettent en place: ils veulent tout à la demande. La télévision, c'est où et quand ils veulent (omni-content distribution, TV Everywhere), plusieurs épisodes de suite éventuellement (binge viewing, marathoning). Dans sa forme linéaire courante, la télévision ne leur convient pas.
  • Faible demande de télévision interactive.
  • Marques préférées par les 35-64 ans
  • Leur consommation est multi-plateforme, certes, mais pas au point de recourir à un second écran pour une activité en relation avec une émission. Pendant l'émission, ils consultent Facebook, effectuent des achats en ligne, et, dans une moindre mesure, ils tweetent ou lisent un eBook. Adeptes du multiscreentasking, donc, mais peu de la social TV. C'est la première surprise; elle invite à scruter les modalités de production des statistiques souvent euphoriques de la social TV.
La seconde surprise concerne les marques.
Les millennials sont moins fidèles aux marques, plus susceptibles d'en changer. Leurs marques préférées sont pour partie différentes de celles de leurs aînés : Netflix, Apple, Samsung, apparaissent dans la liste des dix premières. Aucune chaîne de télévision généraliste linéaire (network) n'y figure mais YouTube est plus souvent nommé. ESPN n'est présent dans aucune des deux listes. HBO non plus.
Un glissement télévisuel se fait jour, d'une génération à l'autre, en faveur de deux marques payantes, Apple et Netflix et de deux méta-média gratuits : Facebook, Google/YouTube. Toutefois, il faut tempérer cette appréciation : les quatre networks ne sont pas crédités, comme il conviendrait, de leur présence au travers de leurs émissions. Cette dimension serait difficile à prendre en compte par ce type d'enquête brêve, aux questions simples. Problème méthodologique difficile à débrouiller.