Nietzsche, penseur des techniques
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*Nietzsche et les techniques*, sous la direction de David Simonin, Paris,
PUF, 1925, 370 p., Bibliogr.
On connaît un peu le poète et philosophe de *Zara...
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jeudi 3 janvier 2019
Télévision américaine : la concentration n'en finit pas
2019 commence avec une fusion dans la télévision américaine. Gray Television a acquis Raycom Media pour 3,6 milliards de dollars. L'une et l'autre entreprise sont des groupes de stations de télévision locale. La FCC et le ministère de la justice (DoJ, Department of Justice) ont approuvé la fusion qui donne naissance à un groupe touchant 24% des foyers TV américains (17% avec UHF discount) soit 142 stations (full power). Après négociation avec la Division antitrust du DoJ, la fusion s'accompagnera d'une revente de stations dans certains DMA pour éviter de créer des monopoles pour la vente de publicité locale (conclusion des études d'impact : competitive impact).
Sont concernées par cette revente (divesting) les stations affiliées suivantes (entre parenthèses le network auquel elles sont affiliées) : WGPX Panama City, WDFX Dothan, WFXG Augusta, WTNZ Knoxville (Fox), WTOL Toledo, WSWG Albany (CBS), KXXV Waco, WTXL Tallahassee (ABC), KWES Odessa (NBC). L'ensemble demeure toutefois un groupe de taille modeste en comparaison de Nexstar et de ses 216 stations.
Cette réglementation de la télévision terrestre (broadcasting), que l'on peut qualifier de tatillonne, est à mettre en regard avec l'étonnant laisser-aller législatif qui permet aux grands groupes de s'attaquer sans vergogne au marché de la publicité locale américaine, Facebook et Google notamment (en attendant Amazon et Microsoft avec LinkedIn). La puissance de la concurrence provenant des plateformes vidéo Netflix et Amazon Prime Video est également à prendre en compte.
Les groupes de télévision locales et la réglementation de la concentration qui les concerne sont le produit des débuts de l'histoire de la télévision et de la radio américaine (legacy) ; les networks, ne l'oublions pas, ne sont que des groupes de stations locales. Sans accroissement de la concentration, ces groupes ne peuvent affronter à armes égales les nouveaux groupes publicitaires issus du numérique.
L'objectif déclaré de la FCC est de préserver le localisme des médias tout en assurant la diversité des points de vue qu'ils diffusent. Mais qu'en est-il du contrôle de la diversité des points de vue émis sur Facebook ou sur YouTube ? Le maintien du localisme et de la diversité dépend de la compétitivité économique et technologique des médias locaux, donc des possibilités de scaling : le président de la FCC ne cesse d'ailleurs de souligner que la réglementation doit s'adapter à la réalité nouvelle du marché ("Our rules must keep pace with the modern media marketplace”).
Comme tous les quatre ans, à la demande du Congrès, la FFC doit passer en revue l'état du marché des médias américains et apprécier l'efficacité des règles de concentration en vigueur ; la FCC peut être amenée à remettre en question certaines des règles qui brident le développement des networks commerciaux nationaux (ownership rules), y compris, notamment, la règle dite "dual TV network ownership", qui vise les quatre networks historiques (ABC, CBS, Fox, NBC) et interdit toute fusion de deux d'entre eux.
mardi 22 novembre 2016
Internet advertising revenue and the media: an attribution fallacy?
"Internet Advertising overtakes TV"... Ah? Yes? But maybe not! Such a catchy headline may hide an attribution fallacy.
To compare advertising online revenue with that from one offline media only (TV, print, etc.) could be seriously misleading. Let's see.
Revenue statistics include Internet revenue from legacy media in the global Internet revenue, whereas to make things clear and relevant, revenue from the media on the net should be included (added to) in the total revenue of the media itself.
Among Internet advertising revenues, how much comes from the legacy media which publish their content on the web, on varied social networks? With few exceptions, Internet by itself is barely a media, it is more of a distributor, like cable, telcos or satellite (cf. MVPD). And there is often even no real content, no curation, no journalists, no fact checking. Easy!
To build comparative statistics, shouldn't Internet revenues include only the so-called "pure players"? And if so, this would certainly change the picture...
For everything to make sense, shouldn't we be able to distinguish at least four separate aggregates for advertising revenues:
- Revenues from the Internet reduced to pure players
- Revenues from the legacy media distributed online
- Revenues from the legacy media distributed offline (newsstand, over-the-air...)
- and, of course, finally, a total (off + online) for each media: total TV, total press, total outdoor, total radio
For the time being, as far as one knows, this data is not available. Meanwhile, let's note that to compare one media with the total Internet is an unfair fallacy for the media ; it adds to the usual celebration of the web and diminishes the image of TV. Since, in fact, what is the Internet without the media? Not much! Conversations, opinions, and moreover, sometimes fake information, clickbait...... L'empire des doxosophes ?
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| Source : European Audiovisual Observatory, November 21, 2016.
* On the same topic, in French: Im-pertinences de la terminologie média
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