lundi 20 août 2012

Video : pas de Mega-Mediathek online en Allemagne

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Le tribunal de Düsseldorf (Oberlandesgericht) rejette le projet de plateforme online (Mega-Mediathek) envisagé conjointement par les deux groupes de télévision commerciale privés allemands, RTL et ProSiebenSat.1. Le modèle économique prévu pour cette plateforme était de type publicitaire.
On en a rapproché le principe de Hulu qui, aux Etats-Unis, associe plusieurs groupes de télévision commerciale pour réaliser un service mixte (gratuit et payant), diffusé sur le Web (Hulu est contrôlé par News Corp, Disney et Comcast/NBC Universal ; son modèle économique est fragile). Le projet prévoyait d'ouvrir la plateforme aux concurrents de langue allemande, privés ou publics, de RTL et ProSiebenSat.1.
Le tribunal confirme une décision précédente prise par le "Conseil de la concurrence" (Bundeskartellamt, mars 2011) pour limiter la concentration du marché publicitaire allemand ; le président de ce Conseil déclare qu'il s'agit de donner un signal important en matière de concurrence publicitaire dans le secteur des nouveaux médias ("wichtiges Signal für den Wettbewerbsschutz im Bereich der neuen Medien") en limitant leur part du marché publicitaire dans la vidéo.
  • Cet arrêt jette un doute sur la capacité laissée à des groupes européens d'atteindre une taille leur permettant de résister à des concurrents non européens puissants et d'intervenir sur les marchés internationaux. Un tel arrêt, pris pour maintenir la concurrence entre groupes allemands, ne facilite-t-il pas la concurrence de groupes vidéo étrangers (Google-YouTube, Amazon, Netflix, iTunes, etc.) ?
  • Quel périmètre du marché publicitaire prendre en compte pour juger de la concentration (par exemple, quid des revenus Web du display, du search) ?
  • A quoi riment encore, dans ces domaines, des décisions nationales, calculées sur des revenus publicitaires nationaux, alors que tous les grands acteurs en sont internationaux ? La question primordiale n'est-elle pas plutôt celle du maintien et du développement d'une industrie de programmes européenne de puissance mondiale ?
N.B.
  • Les deux groupes de radio-télévision publique (ARD, ZDF) ont soumis un projet équivalent ("Germany's Gold") à l'examen du conseil de la concurrence.
  • En Chine, Youku (优酷) et Tudou (土豆), les deux plus importantes entreprises de video fusionnent ; ensemble, leur part de marché est de 35,5% du chiffre d'affaires total de la vidéo en Chine. L'objectif déclaré est la réduction des coûts (Source : Analysys International). Les deux sociétés sont cotées à New York.
  • Des projets du même type que Hulu se mettent en place en Belgique, tel Rumble avec VRT, VMMa et SBS Belgium.

1 commentaire:

Véronique Karger a dit…

Als Student der oft keinen Fernseher in seiner Studentenwohnung hat, oder ihn sich zu mehreren teilen muss, bin ich auch ein großer Fan von Online-Tv.

Ich schaue mir bereits seit Jahren "RTL-Now" an, welches die private Video-Plattform von RTL ist. Dort kann man sich eine Woche nach der Ausstrahlung die meisten Serien und Sendungen ansehen. Ich finde das eine super alternative zum Fernsehen.

Bei Prosieben ist das genauso der Fall, jedoch mit einem kleinen Hacken. Weder aus Luxemburg, noch aus Belgien hat man Zugriff auf die Online-Plattform von Prosieben, was nicht für jeden, aber für mich eine starke Einschränkung bedeutet. Dies ist auf geographische Rechtseinschränkungen zurückzuführen. Wieso denn nur bei Prosieben?

Auf den Internetplattformen von ARD und ZDF, kann man sich ebenfalls das Programm online ansehen. Jedoch entspreche ich nicht der Zielgruppe und kann deshalb nichts genaues über die Qualität ihrer Plattfrom berichten.

Nun ist mir nicht ganz klar, was das Bedürfnis dieser Sender ist, eine Privatplattform zu gründen. Bereits jetzt gibt es alle Formen von Serien, Filmen und Nachrichtensendungen auf der privaten Seite der Sender anzusehen.

Ja, es geht wohl (wie immer) nur ums Geld. Eine werbefinanzierte Plattform, welche es erlauben würde jede Sendung von jedem Sender anzusehen, ohne ein lästiges Seitenwechseln.

Dass die Gefahr lauert, dass ein treuer RTL-Now Zuschauer sich aufeinmal auch andere Sendungen von anderen Sendern ansieht ist dabei wohl unwichtig? Hauptsache ein Konzept, was viele Werbeeinnahmen verspricht?

Ich denke, dass sich das Oberlandesgericht in Düsseldorf richtig entschieden hat. Nicht das ich gegen so eine Art von Plattform wäre, aber es geht nur darum dass alle Sender sich daran beteiligen könnten und dann auch etwas daran verdienen könnten. Anstatt dass RTL und Prosieben sich dumm und dämlich verdienen.