lundi 7 janvier 2013

10 tendances 2013

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Que voit-on se dessiner pour les mois et les années qui viennent ? Quelles tendances voit-on poindre en 2013 qui altéreront un jour le marché des médias dans lequel nous évoluons, qui nous façonne et nous apprivoise ? Exercice nécessairement peu rigoureux et intuitif qui, prétendant dire ce que l'on voit, trahit aussi comment l'on voit, d'où, et avec quels outils. Essayons quand même...
  • Vidéo : la télé n'est plus dans la télé. OTT, YouTube: le monde télévisuel s'élargit inexorablement, moins national, moins rituel, plus libre. 
  • Le GRP sera pluri-média. Le 360°, belle idée qui vivotait dans les enquêtes média-marché depuis des décennies, s'éveille avec le numérique. Une mathématique nouvelle des médias est à mettre en oeuvre, inutile de s'épuiser à bricoler l'ancien.
  • Facebook, Google, Twitter sont les nouveaux instituts d'études. Observant des milliards de personnes (Big data ?), fabriquant et collectant en continu les données primaires, ils cantonnent les instituts traditionnels à des analyses secondaires.
  • Facebook banalisé. Peut-on encore ne pas être sur Facebook ? Stratégie de distinction bon marché ! Que fait-on sur Facebook ? Pas grand chose, on s'y affiche, papotage et partage de belles images. Essentiel donc.
  • De la déclaration à l'observation : l'analyse des comportements média opère un saut qualitatif décisif pour les sciences du social. La Big Data est inséparable de l'automatisation de l'observation. La déclaration, au contraire, est une donnée rare, et chère.
  • L'affiche, c'est bientôt fini. Adieu colle, papier. Au musée, collages... Sic transit media mundi. La fée numérique a eu sa peau. 
  • Le digital signage prend place, partout. Comme support publicitaire ? Pas seulement, et pas d'abord. Dans bien des environnements, transport, par exemple, il est difficile d'accepter que le message publicitaire s'impose mieux que les informations indispensables au voyageur.  La charrue doit passer après les boeufs. La signalisation classique, ringardisée, ne peut que s'aligner sur la publicité. Une division nouvelle du travail s'en suivra.
  • Libérer les applis. Carrefours de nos activités et de nos données personnelles, les applis, c'est nous. Pour le magasin, on a "son" appli, ses alertes... Pour le transport aussi. Pour le sport, de même, etc. Reste à libérer les applis de la dépendance des O.S., qui prélèvent leur redevance et censurent. 
  • Internet s'empare des choses de notre vie. Domotique, équipement numérique des automobiles (commande vocale, cartographie parfaite, etc). Tellement de données à venir encore, et à exploiter.
  • Le Web sera surtout mobile : que restera-t-il alors à l'ordinateur ? Avec le mobile, la précision et l'exactitude du ciblage sont primordiales : espace, temps, activité. Tout ce qui est intrusif, mal ciblé y est insupportable. 

12 commentaires:

SEBBAG Stéphanie a dit…

Les tendances 2013 laissent encore présager un véritable "tremblement de terre" pour les acteurs traditionnels des médias, les entreprises de services et pour les consommateurs.

Les géants de l'internet (Facebook, Apple, Amazon, Google, etc.) sont en train petit à petit d'investir tous les terrains d'activité de notre société en y apportant des offres plus diversifiées avec une réelle valeur ajoutée pour le consommateur. Un des exemples les plus flagrant est selon moi celui de la télévision qui est en train de vivre ses derniers moments "paisibles", et où d'une part de nouveaux acteurs, tel que Netflix, s'empare du marché des films et des séries à coup de millions de dollars pour une diffusion de programmes "frais" et délinéarisés, balayant d'un revers de main toute une économie installée.
Nous sommes dans un moment de suspens, où la encore nous attendons de savoir si les acteurs traditionnels de la télévision vont réagir en réinventant leur business model ou alors sombrer et disparaitre au profit d’une télévision 100% connectée à internet proposant des contenus à la demande.

Le même cas de figure se retrouve dans le secteur de la presse papier mais à un stade plus avancé, puisque les recettes publicitaires de la presse française ne cessent de diminuer d’années en années, au profit d’une information en ligne, instantanée et totalement gratuite. Ce secteur est en recherche active de nouveaux business model tant au niveau économique qu’au niveau des usages des consommateurs, puisque la consommation de l’information quotidienne se fait désormais sur internet, la encore de manière délinéarisée et gratuite.

Enfin, je pense que tous ces bouleversements économiques apportés par le numérique et l’internet sont indéniablement très positifs pour le consommateur : elles lui font faire des économies financières importantes (car tous les nouveaux services offerts sont généralement moins chers que ceux existants, exemple avec Free, Netflix, etc.) et augmentent la fonction plaisir de ses divertissements et usages.
En d’autres termes, les usages tendent à devenir de plus en plus « à la demande » et à bas prix.

Cette histoire est bel et bien en train de se répéter et tend à déstabiliser encore bon nombres d’économies traditionnelles (commerces physiques, l’industrie musicale, les jeux vidéos,l'industrie du livre, etc.), toujours au profit du consommateur.

XU Jing a dit…

La force des réseaux sociaux confirmée, le nombre d’utilisateurs à travers le monde explose. FB, Twitter, Google+, Linkedin drainent un trafic monstre. notamment parmi les utilisateurs, les personnes âgées est en croissance. Cette une bonne phénomène, tout le monde est connecté, les réseaux sociaux sont les nouveaux instituts d'études, mais il n'évite pas quelque problèmes: la fiabilité.
Les utilisateurs partagent massivement un contenu. La visibilité, la notoriété et l’importance qu’ils accordent à un contenu est une information capitale pour Google. Bien sûr, Google ne peut pas ignorer.
Suivant l'explosion de nouvelle technique, quelques techniques vont disparaitre, l'affiche traditionnelle va remplacer par l'affichage numérique. La couverture de réseau internet approche à 100%, on peut connecter à wifi dans un bus ou d'autre objets mobiles.
Je dois dire, iPad et iPhone, certains objets connecté, j'image pas quelque années avant.
C'est super cool, la vie est simple et pratique.

ghizlane arifine a dit…

on se rend compte a chaque fois qu 'on lit un texte sur les tendances 2013, la mobilité reste l'élément le plus cité. Ce n'est ceci n'est pas étonnant puisque nos interactions passent de plus en plus par un appareil mobile (téléphone ou tablette). utilisés comme répertoire de contacts, pour les transactions, la communication...
Dans cette société qui devient de plus en plus mobile, que deviendraient les individus débranchés, par choix ou par manque de moyens financiers? Ça, on ne peut pas le prédire.

Isabel Zbinden a dit…

Cet article peut être mis en lien avec les 13 prédictions de Fred Cavazza, qui se concentre plus spécifiquement sur internet:
http://www.fredcavazza.net/2012/12/27/mes-13-predictions-pour-2013/
La mobilité revient inlassablement au devant des tendances pour cette année.

CCHABAL a dit…

Je souhaite rebondir sur Facebook,et Twitter qui pour moi jouissent d’une position privilégiée par rapport aux instituts de sondages traditionnels pour dégager des informations. Contrairement à ces derniers, pas besoin de téléphoner les sondés, de leur demander de taper sur une télécommande ou autre…, avec Twitter notamment, les données sont fournies directement par les potentiels sondés dont il suffit d’observer les propos, les comportements de retweet etc… Avec des algorithmes, suffisamment développés et puissants, Twitter peut vite devenir un acteur non négligeable des sondages qui plus est, les résultats quasiment en temps réel lui donnent une valeur supplémentaire. Le tweet ou retweet à la seconde est LA future unité de mesure.
2 exemples de l'importance que prend Twitter: véritable observatoire de l'opinion durant les élections américaines en Novembre 2012, et le récent partenariat avec le célèbre institut Nielsen.

Mlle Claudia a dit…

Le premier constat est qu'à chaque nouvelle année son lot de nouvelles tendances.
Ce qui est intéressant cependant, est de faire un saut dans le temps (10 ans) et de relire ce qu'on l'on prévoyait pour 2013. Et de comparer avec aujourd'hui si il y a bien eu une évolution de tendances. Le cas des nouvelles technologies :
article : The future is now : What we imagined for 2013 - 10 years ago:http://www.wired.com/gadgetlab/2013/01/2013-the-way-we-were/

François MARIET a dit…

A Ghizlane Arifine.
Votre dernière phrase est d'une grande importance. En termes de politique sociale d'abord : l'évolution des équipements en fonction des situations socio-économiques indique que la téléphonie mobile est primordiale (100% d'équipés en Europe occidentale). Les écarts sociaux portent sur les types d'appareils et d'abonnement.
Quant à "débrancher" par choix, c'est une idée ancienne née de l'omni-présence des médias : "Débranche !" disait une chanson des années 1980 (http://goo.gl/Ugoz4). Mais peut-on "tout" débrancher ? (cf. le post "It's complicated").

Emilie Lin a dit…

De nos jours, nous sommes de plus en plus dépendant de nos terminaux mobiles (smartphone ou tablette) se sont les grandes tendances du jour. Tous se passe sur le mobile : le commerce, la santé, le loisir, la lecture, … on fait des achats à travers son smartphone, la surveillance de sa santé se fait grâce à un smatphone, il existe aussi des centres commerciaux virtuels… Donc plus besoin de se déplacer pour faire quoique se soit, on s’intègre dans un monde virtuel.
Les tendances 2013 vont chercher des nouveaux objets connectés, nous entrons dans une face entre le numérique et le traditionnel

Lisa F. a dit…

Attention à ne pas trop prendre Twitter comme un outil de sondage référent.
C'est souvent un piège car ses tendances sont biaisés par la nature de ses utilisateurs et cibles: oui, twitter peut démontrer des tendances (notamment dans le domaine de la télé), mais cela n'est pas forcement significatif.
Par exemple, en terme de social tv, c'est la chaîne NRJ12 qui est en tête en "nombre de tweets" de par la corrélation entre ses programmes et les utilisateurs de twitters. Or la chaine est loin d'être la première en terme d'audience!

Ainsi il faut se méfier des résultats de sondages issus de twitter, dont les réponses (ou questions) seront souvent relayées entre personnes du même cercle (jeunes, personnalités du digital...)

Rafael- Master226 a dit…

Concernant l'affichage, il est intéressant de revenir sur une campagne atypique en février 2013, où deux annonceurs différents partageaient un même espace.
En effet la campagne commune mêlait l'annonce d'un match de rugby ayant lieu au Stade de France (stade français contre l'Asm Clermont Auvergne) et la sortie du film Die Hard 5 avec Bruce Wilis, tout cela sur le même visuel
Dans un contexte de crise où chaque tactique est bonne pour réaliser des économies dans les budgets de communication, ces annonceurs à priori diamétralement opposés ont su être présent sur la même campagne d'affichage, pour en diviser les coûts.
Le partenariat entre annonceurs en termes d'affichage est peut-être une tendance à observer pour l'année 2013?

MeunierH a dit…

2012 fut l'année du "Big data" et de nombreux défis attendent cette notion pour 2013:« Le Big Data , le nouveau pétrole de l'internet »
Grand défi informatique de la décennie avec la montée en puissance d'Internet et du haut débit, le Big Data qui est constitué de grande masses de données qui sont déversés par les particuliers, les entreprises et même l'Etat sur la Toile ( géolocalisation par smartphone, transactions marchandes en ligne , commentaires sur les réseaux sociaux , dossiers de santé , microblogs, etc.) .
Pas une semaine ne se passe sans que l'on utilise l'expression « Big Data » ! Pour donner quelques chiffres : tous les jours il y a 118 milliards de mails qui sont envoyés à travers le monde , 2,45 milliards de contenus différents qui sont postés sur Facebook ! Des chiffres colossaux qui vont encore exploser ! Il est estimé que pour l'an 2020 il y aura 10,4 zettaoctets, soit 10 400 milliards de gigaoctets de données déversés tous les mois sur le web !
Ainsi on peut dire que “les données, c’est le carburant de l’économie numérique”
L'utilisation de ces Big Data va devenir un nouvel enjeux économique car leurs utilisation permettra d'affiner les stratégies marketing , de mieux cibler les clients, de prédire le comportement des consommateurs comme celui des électeurs, d'augmenter les chiffres d'affaires tout en réduisant les coûts... Bref une mine d'or pour les entreprises !
Le McKinsey Global Institute considère qu'il s'agit du prochain cap pour l'innovation, la compétitivité et la productivité dans les pays occidentaux .

De nombreuses questions se posent notamment en matière de respect de la vie privée . En effet trouver l'équilibre entre le respect de son intimité et les bénéfices du big data n'est pas simple .
D'autre part ce pourrait être l'occasion d'une nouvelle taxe en France , la mission chargée de réfléchir à la « fiscalité du numérique » s'oriente vers une imposition déterminée par la politique des entreprises en matière de données personnelles . Ainsi plus l'entreprise met à disposition les données qu'elle récolte, moins elle est taxé .
Un marché de données qui qui représente 28 milliards de dollars en 2012 et 36 milliards pour 2013 selon le cabinet GARTNER. La création d'une E-TVA serait un moyen de faire contribuer les géants du net exploitants ces données à caractère personnelles .
Mais ce n'est pas gagné, en effet plusieurs problèmes se posent à l'instauration d'une telle taxe , les acteurs eux mêmes qui ne sont pas prêt à payer et la CNIL qui n'a pas encore échangé avec la mission fiscalité du numérique .
Autant d'enjeux autour du « Big Data » pour l'année 2013..

Safae BOUSSAIRI a dit…

Le mobile est sans surprise la tendance 2013 par excellence. Cela est logique du fait que ce le téléphone mobile est depuis quelques années un gadget indispensable à toute personne, même pour les enfants.
Article intéressant à lire http://marketing-webmobile.fr/2013/03/les-tendances-2013-du-marche-mobile-selon-comscore/