lundi 23 avril 2012

Premium Media. Suite : à propos de Twitter

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Une superbe illustration de cette réflexion sur le "premium" media est donnée par un article intitulé "Vision Statement: What Makes a Great Tweet", publié par Harvard Business Review de mai 2012.
Les auteurs ont demandé à un échantillon de 1 443 utilisateurs de distinguer les bons, les mauvais tweets et les autres parmi 43 738 tweets. Conclusion primordiale, reprise par la presse (exemple : Il Sole 24 Ore) : 25% des tweets ne présentent aucun intérêt, 36 % sont intéressants, le reste étant "OK" (worth reading, not worth reading, just OK).
Beaucoup de statistique pour rien : le lecteur universel de tweets n'existe pas plus que le tweet universellement intéressant.
Tout ceci semble constitue un contresens quant à l'utilisation individuelle de Twitter et encore davantage quant à son utilisation globale (marketing data). Non ?
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8 commentaires:

Chloé Durand a dit…

Je suis d'accord, je ne comprends pas l'intérêt de telles statistiques. En effet, sur twitter il n'a jamais été question de publier des tweets dits "intéressant" . Il s'agit d'un réseau social sur lequel un tout un chacun peut s'exprimer sur sa vie. De plus sur un type de réseau social comme celui ci, où on partage ses centres d'intérêts, ses états d'âmes, ses idées, ... par des tweets, je me demande qui peut juger de la pertinence de ceux ci? La pertinence est quelque chose de subjectif et relatif je pense. Il y avait il des critères de pertinences pour juger ces tweets pour uniformiser les réponses? Si oui, quels étaient les critères de pertinences utilisés pour juger les tweets?

monica provenza a dit…

Ces statistiques peuvent ne pas être nécessaire, mais l'utilisation de nouveaux médias doivent être tenus «sous observation» par les "marketers".
l'oeil de Users peut devenir indifférent aux tweets, il a été pour le "facebook's post" (en fait, on continue à modifier le layout). les tweets sont une grande ressource pour la communication et il est juste étudier leurs efficacité.

BoutLaura a dit…

Mais comment peut on réellement juger de leur efficacité ?
Je rejoins les propos de Chloé. Il est totalement subjectif de juger de l'utilité d'un tweet. Celui-ci peut avoir une valeur sociale ou psychologique pour l'internaute. Nous sommes dans le cadre de réseaux sociaux, les informations qui circulent sont donc forcément aussi hétéroclites que leurs utilisateurs.
Je conçois qu'il est nécessaire d'étudier ce média et son utilisation, reste à savoir si ce type de statistique est réellement pertinent.

@AnneSoBB a dit…

Tout à fait d'accord avec les propos de Chloé et Laura. Malgré tout, et comme chaque nouveau média, les statisticiens ne peuvent s'empêcher d'émettre des hypothèses de thésaurisation de l'outil. On le voit très bien en ce moment, dans un contexte présidentiel ou tout à chacun va de sa prédiction.

Il est donc normal que les entreprises de sondage tentent de cadrer des réseaux sociaux totalement incontrôlables, et ce en communiquant des statistiques plus ou moins utiles.

Johanne Cantin Fribourg a dit…

Voilà la problématique ; comment peut-on contrôler un réseau social incontrôlable ? Cependant, je rejoins l’avis de Anne. Après l’analyse de toutes les statistiques possibles et imaginables, tout statisticien et mathématicien digne de ce nom aspire à développer la nouvelle Théorie Générale des réseaux sociaux afin de tenter le Prix Nobel. De quoi faire retourner Keynes dans sa tombe.

Carmela UniFr a dit…

I haven't the slightest idea why anyone would want to conduct a survey in order to distinguish good, bad or "Ok" tweets! I understand that Twitter has become a major player in social media marketing. However, as you mentioned, the survey was an enormous waste of time, as there is not only one type of reader using Twitter and certainly not one specific type of Tweet that could be considered interesting. And if such a thing does exist, WHO is granted the power to decide?

I've always seen Twitter as a network where people are able to share what's happening in their every day lives, as well as their own interests and ideas! I would hope that the point of Twitter is not posting comments in hopes of being designated an "interesting" tweet by an anonymous sample of Twitter users.

Kad Ars a dit…

Je suis d’accord avec le fait de comment on peut définir si c’est un « bon » tweet ou pas. Car pour certains un tweet peut être intéressant et pour d’autres inutiles. Les critères d’appréciation pour un tel réseau social sont difficiles à définir. Ces statistiques à mon sens sont dérisoires, mais des chiffres font toujours sérieux dans le but de démontrer que Twitter est un réseau social utile. Encore des données qui vont remplir les bases de données, faudra juste se demander si elles seront exploitables.

Anonyme a dit…

Il paraît effectivement très difficile de mesurer si un tweet est "bon" ou pas. L'on peut tout de même dire qu'en terme d'efficacité, il semblerait qu'un tweet de maximum 80 caractères (soit un peu plus de la moitié des 140 caractères que peut au maximum comporter un tweet) provoque plus de réactions et de retweets que les micro-publications plus longues. C'est en tous cas ce qu'a constaté Yan Luong, Social Community Manager de la RTS (Radio Télévision Suisse).

Grégoire (Université de Fribourg)