lundi 8 février 2010

Google se rend à la télé

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Google vient de dépenser entre 5 et 6 millions de $ pour être présent dans l'un des écrans publicitaires du Super Bowl. Le message publicitaire, "Parisian Love" (52 secondes), déjà diffusé depuis plusieurs semaines sur YouTube, vante la place du moteur de recherche dans la vie de ses utilisateurs. Comment comprendre cet achat d'espace, achat tellement calculé qu'il a été gardé secret par le network (CBS) jusqu'à la dernière heure sans doute afin de ne pas alerter la concurrence  (Bing) ?

Faut-il croire que Google se rend à la télévision comme l'empereur d'Allemagne autrefois se rendit à Canossa, pieds nus dans la neige, en signe de soumission, rencontrer le pape qui l'avait excommunié ? Google se rendant à la télévision reconnaît, de facto, la puissance de la télévision nationale grand public. Puissance en termes publicitaires (les GRP) mais aussi puissance politique : alors que Google est bousculé par Apple, par Microsoft, alors qu'il est décrié par les médias imprimés, un peu de sympathie et de soutien venant du grand public ne peut nuire. De plus, plaire à CBS / Viacom ne saurait nuire à YouTube non plus.

Google perd de sa superbe et rentre ainsi dans le jeu des grands médias. Voilà qui n'ira pas sans conséquences publicitaires.
Quelles autres interpétations donner de cet investissement publicitaire hautement symbolique ?
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3 commentaires:

So a dit…

Il est clair que c'est un Evenement dans l'espace médiatique américain et même mondial. Cependant, il ne me semble pas que Google perde de "sa superbe" mais, au contraire, assume et démocratise son usage, sa marque...
Google s'insère ainsi dans la quasi totalité des ménages américains grace à ce spot publicitaire bien placé! Il faut aussi savoir reconnaitre ses failles et s'en servir...

Un investissement de taille (et surtout très calculé!) mais à la hauteur de la notoriété et de l'ambition toujours plus grandissante de Google...

Alain a dit…

Et si Google achetait la paix sociale?

#thierry226 a dit…

Là où la question portait sur la position dominante de Microsoft* dans les systèmes d’exploitation des PC, elle réside aujourd’hui dans le démantèlement du géant que représente Google dans le paysage numérique actuel tant que fiscal. À ce sujet, les États européens adoptent des focales divergentes bien que Bruxelles se veuille concise dans son combat. Intéressons-nous au cas français. C’est au niveau de l’OCDE que la France souhaite agir. Le combat se concentrera dans la taxation des données, mais de façon « incitative ». En effet, il ne s’agira pas d’instaurer une taxe directe mais davantage de conforter les entreprises pratiquant « la transparence » et protégeant les données personnelles des individus. Si le raisonnement ne fait pas l’unanimité, il n’en constitue pas moins un des points clés traités par Bercy sur la question. Mandaté dans la poursuite de la réflexion de l’exécutif, le Conseil National du numérique laisse transparaître plusieurs pistes : une taxe sur la bande passante, sur le nombre de clics, de données… Rien de concret pour le moment dans la mesure où plusieurs aspects techniques viendraient heurter le travail réalisé en amont par l’exécutif.

#thierry226